22/03/2019

Le sniper de L'Elysée

De révélation en révélation fracassante, Médiapart avale Macron et son entourage pour le moins sulfureux.

Christian Guédon, premier garde du corps attitré et pote intime du Président, à voir comme ils se parlent et boxent ensemble, est un grand spécialiste des infiltrations et des ouvertures discrètes de serrures récalcitrantes...

On se souvient de l'affaire du coffre de Benalla et de l'impossibilité, pour les policiers, de perquisitionner l'appartement de ce dernier pour perte de clef...n'ayant pas les moyens d'ouvrir sans le trousseau...perdu. On ne sait qui a, durant la nuit, enlevé le coffre mystérieux évanoui dans la nature. Benalla ne se l'explique pas...

Mais peut-être que Guédon pourrait l'expliquer. Macron s'est créé son propre sniper. Il s'appelle peut-être Guédon...

Quand aux infiltrations, attention, dégâts d'O à l'Elysée.

Emmanuel Macron serait-il son propre fossoyeur?  

à lire: https://www.ouest-france.fr/politique/affaire-benalla/aff...

http://fdgpierrebe.over-blog.com/2019/03/mais-qui-est-ce-... 

 

Gandhi ou Che Guevara; Malcolm X ou Martin Luther King?

Face à l'impérialisme des ultra-puissants d'un Etat qui ne veut plus reconnaître une partie de sa population comme son égal et qui a fait d'elle des êtres inférieurs et soumis à leur loi du profit (esclavage, bas salaire, absence de reconnaissance, mépris, déclassement, discours politiques de rabaissement systématique "gens qui ne sont rien" "fainéants" "les factieux" "les haineux" "les 50'000 casseurs émeutiers" "assistés qui coûtent un pognon de dingue" "les sans-dents" "les nihilistes" "les blackos" etc., la lutte légitime peut-elle n'être faite que de non-violence absolue comme dogme indépassable des révolutions modernes? La non-violence, dans l'absolu, cela n'existe pas. Il y a forcément violence dans un rapport de force. Seul le niveau de violence acceptée et acceptable fait la différence.

Pour ma part, et je l'ai dit à maintes reprises, face à un pouvoir qui détient la quasi totalité des moyens de violence et une société civile démunie et surtout nourrie au pacifisme depuis très longtemps (plus de 70 ans en France, mais moins que la Suisse par exemple), je prône la lutte non-violente, ce qui ne fait pas de moi un pacifique. En deux mots, le pacifisme n'est pas une arme de combat mais la soumission à un ordre donné alors que la lutte non-violente est un combat acharné contre l'ordre établi par tous les moyens sauf la violence armée ce qui signifie tout de même une certaine violence légitime contre la violence armé du pouvoir et ses outils de propagande tels que les médias du système honni (attaques informatiques, blocages de rédactions médiatiques à la solde du pouvoir, raffineries, ports, multinationales, voir, dans l'extrémité, des comportements de saccages sporadiques de lieux institutionnels ou privés représentant l'asservissement et la domination envers une population qui n'a plus ou jamais eu les moyens de s'y reconnaître ou qui ne veut plus s'y reconnaître pour x ou y raisons (élévation du niveau de conscience et de connaissances que ce système est au bord du gouffre humanitaire voir civilisationnelle).

Il y a actuellement une grosse polémique autour de l'intervention des Black Blocs. Pour certains, ils sont nuisibles à la cause des Gilets Jaunes. Pour d'autres, ils sont légitimés du fait de la non-réponse absolue du Président Macron aux revendications révolutionnaires des Jaunes. Tout cela amène le gouvernement à durcir la répression jusqu'à décider d'engager l'armée et d'interdire toute manifestation à Paris ou Marseille ou ailleurs encore des Gilets Jaunes. Au pays de la liberté d'expression, les borgnes sont rois...

Qui a donc le monopole de la violence institutionnelle contre les Jaunes? Il faut se rappeler que ce gouvernement précis, le Macronisme, fait clairement du racisme de classe à ciel ouvert dès les débuts de l'existence du mouvement. Ce gouvernement a décidé très clairement d'aller encore plus loin pour imposer ses recettes honnies de l'ultra-libéralisme alors qu'il n'a, à la base, qu'une minorité clairement définie de soutien pour imposer sa politique scélérate envers le peuple français au pouvoir d'achat largement diminué année après année.

Qui vient de prononcer que tout attroupement de Gilets Jaunes, toute résistance, serait immédiatement punissable et que les Jaunes seraient arrêtés sans ménagement au cas où ils refuseraient de se disperser samedi ainsi que tous les samedi suivants?

Le Gouvernement veut tuer la révolution Gilets Jaunes. C'est absolument clair et précis. Nous sommes soumis à un matraque verbal et répressif quotidien dans les grands médias "une horde de barbares, de violents et de séditieux, de fascistes des deux extrêmes, des antisémites, des racistes de la pire espèce, des incultes, des illettrés" non des citoyens et citoyennes qui exigeons une autre politique pour l'avenir de la France et du monde... Alors même que l'immense majorité des Gilets Jaunes est restée pacifique (j'use du terme parce que beaucoup de Gilets Jaunes ne comprennent pas vraiment ce qu'implique la lutte non-violente et ses moyens à disposition pour abattre un régime autoritaire) malgré les gazages innombrables et toxiques (combien de gens développeront des maladies mortelles dans le temps?), les coups et blessures, voir mutilations à vie, par matraques, grenades, et autres LBD40?

Rester pacifiques? Non. Rester non-violents? Oui. Car je pense que seule la légitime défense peut donner un droit à la lutte armée. Quand une personne ou un gouvernement veut notre mort, nous avons le droit de riposter par la violence pour tenter de sauver notre peau.

Que dire maintenant des dégâts causés par les Black Blocks? Ont-ils servis d'électrochoc à la foule? Font-ils mieux comprendre la cause profonde de la révolution ou bien la desservent-ils par le côté nihiliste et anonyme de l'anarchisme révolutionnaire? C'est compliqué. D'un côté, ils apportent encore plus de colère et d'incompréhension populaire, de haine et de divisions. De l'autre, ils provoquent la prise de conscience radicale chez les citoyennes et citoyens, gilets jaunes ou pas, d'une révolution urgente, absolument nécessaire, radicale et inéluctable dans la société démocratique de notre modernité. A la dérive de cette prétendue démocratie aristocratique assumée (Macron l'a dit tout récemment devant les 40 intellectuels), élitiste et corrompue qui est de connivence avec les dictatures à travers le monde, et donc face au suicide de la réelle démocratie telle que pensée par nos grands philosophes de Rousseau à nos philosophes modernes utopistes qui sont pour un nouveau contrat social adapté à notre temps, il est temps de dire non, un non très ferme et définitif à cette dérive macroniste impitoyable. Et les Black Blocs usent de la "soft" violence sur des outils de domination de la violence institutionnelle (Le Fouquet's, les banques, les magasins de luxe, et même les kiosques à journaux comme je l'ai décrit dans un de mes billets précédents). Les Blacks Blocs n'ont tué personne. Ils ont saccagé et détruit. Cela fait sans doute mal de l'entendre ainsi car personne n'aime la destruction d'un bien. Cela reste un délit et un crime. Mais est-ce qu'un bien de consommation est forcément un gain pour l'Humanité? Un enfant, un adulte, qui trime 60 ou 70 heures par semaine pour un misérable salaire en Chine afin de produire un objet que nous achèteront ici n'est-il pas un esclave de notre système mondialisé? Et chez nous, la casse de la Loi Travail, la vente des lieux stratégiques d'un Etat à des privés?...Et pour le climat, toute cette consommation débridée par quelques centaines de millions de dinosaures humains que nous sommes (bon je m'exclue du lot, comme beaucoup d'autres je suis devenu plutôt un papillon) n'apporte-t-elle pas la réalité symbolique d'une météorite qui nous tombe en plein milieu du visage avec la dévastation de notre éco-système et la disparition des espèces?

Concernant les révolutions, aucune n'a jamais été non-violente à 100%. Et tous les grands leaders révolutionnaires que j'ai cités dans l'intitulé de cet article ont été assassinés. Aucune de ses personnalités n'a pu mené jusqu'au bout le peuple vers la liberté sans violences marginales ou menées au coeur même de la révolution. Même pas Nelson Mandela qui a d'abord débuté par des actes considérés comme vandalisme et terrorisme par les tenants de l'apartheid avant d'être jeté en prison et qui, par la force des choses, a du alors lutter par la non-violence intégrale de sa cellule.

Par ce billet, je voulais donc apporter non pas mon soutien aux saccages des magasins par les Blacks Blocs mais mon explication révolutionnaire à ces saccages. Les Blacks Blocs ne sont pas l'ennemi du peuple. Ils sont l'ennemi de la finance et du système dans lequel nous vivons. Comme je l'ai déjà écrit. On peut les aimer ou les haïr. Ils n'en sont pas moins des êtres humains qui luttent pour un autre monde et non pour la destruction du monde et des gens.

Je termine ce billet par deux citations de Malcolm X.

« Si l'homme blanc ne veut pas que nous soyons contre lui, qu'il cesse de nous opprimer, de nous exploiter et de nous dégrader. Que nous (les Noirs, Les Jaunes ndlr) soyons chrétiens, ou musulmans, ou nationalistes, ou agnostiques, ou athées, nous devons d'abord apprendre à oublier nos différences. […] Nous allons être forcés d'employer le vote ou la balle. […] Je ne me considère même pas comme un Américain. Je ne suis pas un Américain. Je suis l'une de vingt-deux millions de personnes noires qui sont les victimes de l'américanisme […] Il y aura des cocktails Molotov ce mois-ci, des grenades à main le mois prochain, et autre chose le mois suivant. […] Ce sera la liberté, ou ce sera la mort. C'est la liberté pour tous ou la liberté pour personne. » 

et cette autre directement adressée, de ma part, au Président Macron:

 « Chickens coming home to roost never made me sad. It only made me glad » (« Les poulets revenant au perchoir [au poulailler] ne m'ont jamais rendu triste. Cela m'a toujours fait plaisir ». C'était adressé au Président Kennedy bien avant son assassinat... Qui sème la violence récolte la violence. Attention à vous Monsieur Macron. N'allez pas plus loin en direction de la répression contre les Gilets Jaunes. En Roumanie, un couple est mort d'avoir pas su s'en aller au bon moment. Ce n'est pas une menace. C'est une parole d'empathie envers vous et votre Brigitte pour vous sauver la vie.

ACTE XIX. Un flashmob géant d'un quart d'heure samedi en silence dans toute la France à une heure précise serait le top, chers amis Gilet Jaune. Suivez-moi pour une fois...

 

21/03/2019

Gilets Jaunes sans ossature = risques accrus de violences

Comment porter des revendications et surtout obtenir des réponses si chacun et chacune continuent à manifester pour lui-même, elle-même, tout en se reconnaissant dans une forme de combat collectif?

Une partie des Gilets Jaunes refusent toujours, malgré la répression de plus en plus pesante, sanglante, et scandaleuse du Gouvernement, une délégation officielle, un ou plusieurs représentants qui vont soutenir la parole, répondre aux interventions du gouvernement les concernant, faire front face aux accusations de la part du gouvernement de dérives extrémistes violentes au sein des révolutionnaires jaunes, protéger de fait les Gilets Jaunes contre un carnage désormais rendu possible, par une présence renforcée de la police et désormais de l'armée, des gens portant le gilet jaune ou soutenant les actions de terrain par leur présence. 

Les gens refusent d'aller au casse-pipe les samedi et servir de chair à canon à Macron. Les gens veulent être considérés et regardés comme des citoyennes et des citoyens non comme des monstres qui fonceraient dans les rues pour tout fracasser et tuer. Les Black Blocs sont totalement minoritaires et seule la police est responsable de les empêcher d'être présents sur le terrain. Les Black Blocs prennent leur responsabilité en se cachant sous leurs cagoules et en faisant de très nombreux dégâts matériels. On peut les aimer ou les haïr. Mais nul n'est tenu de prendre la faute sur lui parce que des gens ont décidé de l'action violente. De plus les Black Blocs peuvent très bien être en partie infiltrés par des agents, des barbouzes, payés et à la solde du pouvoir participant à la casse pour décrédibiliser les Gilets Jaunes. On n'en sait strictement rien en réalité. Par le passé, les services secrets français nous ont déjà habitué à de drôles d'intervention... Et quand l'argent des milliardaires est en jeu, on peut bien s'imaginer une opération perverse sans forcément dire qu'on est adepte du complotisme.

Pour ma part, je suis certainement pour la nomination de délégués à la cause Gilet Jaune. François Boulo, et d'autres probablement, en serait un digne représentant.

Les Gilets Jaunes, rendez-vous compte que l'armée débarque contre vous tous et vous toutes en plus des forces de police. C'est extrêmement grave comme situation. Ils vous poussent soit à l'abandon de la partie soit à plus de violence désespérée et l'écrasement évident des Gilets Jaunes avec beaucoup de morts et de blessés. Par la violence, vous ne faites déjà et ne ferai jamais à l'avenir le poids pour renverser un gouvernement qui vous méprise et un peuple de France qui vous comprend de moins et moins et risque de se retourner contre vous par lassitude et fâcherie avec vous. Il est temps de grandir et d'accepter d'être représenté au plus haut niveau pour que votre parole porte dans le temps et pour toujours. C'est comme cela, et seulement comme cela, que l'on peut gagner cette révolution des consciences.

 

Si tu pouvais juste

 

Si tu pouvais juste

être un Juste parmi les Justes,

une femme,

un homme,

qui partage son savoir,

son intelligence, son coeur,

sans te mettre à exiger

des droits, des exigences,

ta petite dictature intime

pour service rendu

à la patrie ou à ta petite amie.

 

L'amour c'est donner

sans vouloir cent fois plus

en retour.

L'amour c'est partager

sans exiger l'appropriation

de l'autre, son corps,

son âme, son coeur.

 

L'amour c'est libre

et si cela te fait souffrir

de voir ton amour

dans les bras d'un-e autre,

prends-le sur toi,

prends l'infidélité comme la règle

et la fidélité comme l'exception,

cette extraordinaire liberté

de se donner tout à l'autre

par désir réciproque exclusif.

Moments d'exception

dans une existence d'être humain.

 

Mais qui est fidèle

en ce monde?

Une occasion est là

et hop tu sautes dessus.

Une opportunité est là

et hop tu sautes dessus.

Tu prends et tu jettes

sans vergogne.

Pour toi-même

c'est un jeu de séduction normal

et c'est ta liberté.

Mais pour l'autre, ton amour,

c'est une trahison

et ton rejet, ton dégoût, ton jugement dernier.

 

Tu zappes sur Internet

ou sur ton poste TV.

Un jour tu aimes,

le lendemain tu haïs.

Un jour tu prends,

demain tu jettes

parce qu'il t'a trahi

dans sa prise parole

ou ses relations sentimentales,

dans sa différence

et ses expérimentations

tout simplement.

 

Un point commun

c'est un point commun.

Et si un point n'est pas commun

ce n'est pas la fin du monde,

la fin de l'amour, la fin de l'amitié.

 

Les Champs brûlent.

La France se hait plutôt qu'elle s'aime.

La France sombre

et son Président refuse de s'en aller.

 

La Loi de l'Ego

domine tout

en ce monde.

Et cette Loi tragique

 est la Loi des Égouts,

de la Haine, de la Violence,

des Guerres.

 

20/03/2019

L'armée ne tire pas des flashballs mais des balles réelles

Nouveau crescendo dans les mesures de répression contre les Gilets Jaunes.

Désormais, l'armée sera présente lors des manifestations. Mais l'armée ce n'est en aucun cas la police. Son arme principale c'est le fusil d'assaut contre les mouvements de foule suspects ou contre de présumés terroristes. Nous ne sommes plus très loin d'un carnage humain.

Pendant ce temps, Monsieur le Président Macron fait salon avec des intellectuels et bavarde en se croyant hyper intelligent.

Aucune décision prise en faveur d'un changement de cap. Bien au contraire, les recettes néolibérales qu'il prône depuis son avènement continueront d'être appliquées de façon implacable. C'est un peu comme être chef de cuisine du Fouquet's et dire que dans la salle, malgré les réclamations qui durent depuis 4 mois, il y a des gens qui continueront à manger très bien tandis qu'une partie des clients bouffera toujours de la merde. Et que s'ils ne sont pas contents de leur sort, eh bien il enverra encore la police pour les mutiler et désormais l'armée aussi pour les tuer. Histoire de les mater pour toujours.

Nous en sommes donc là. La guerre civile arrive et Brigitte, dans son jacuzzi tout beau tout neuf, entend un chant révolutionnaire dans la rue (remix des paroles sous la vidéo):

 

Macron s'en va en guerre

Mironton mironton les bas d' laines.

Macron s'en va en guerre

Ne sait quand partira

Ne sait qu'en partira

Ne sait qu'en partira.

Il partira à Pâques

Mironton mironton les bas d'laines

Il partira à Pâques ou à la Trinité

ou à la Trinité ou à la Trinité.

La Trinité se passe

Mironton mironton les bas d'laines

La Trinité se passe

et Macron ne part pas

et Macron ne part pas

et Macron ne part pas.

Brigitte a sa tourmente

Mironton mironton les bas d'laine

Brigitte a sa tourmente

si forte qu'elle peut crever

si forte qu'elle peut crever

si forte qu'elle peut crever.

O rage mon beau saccage

Mironton mironton les bas d'laine

O rage mon beau saccage

Quelle fake news apportes-tu?

Quelle fake news apportes-tu?

Quelle fake news apportes-tu?

Monsieur Macron est mort

Mironton mironton les bas d'laine

Monsieur Macron est mort

est mort et enterré

est mort et enterré

est mort et enterré.

Macron est mort en guerre

Mironton mironton les bas d'laine.

Macron est mort en guerre

Est mort et enterré.

 

Voilà. Avant de mourir pour la révolution, un petit chant révolutionnaire très enfantin et très drôle à chanter sous la mitraille des militaires de Sentinelle. Plus on est de fous plus on rit. Pleurer ne sert à rien puisqu'ils veulent la mort des révolutionnaires.