07/12/2021

La pandémie avale le petit commerce

Cela va faire bientôt deux longues années que SARS-COV2 a envahi la planète et nous tient la jambe sans rien lâcher de ses diableries.

Comment faire pour survivre à la pandémie, se demandent les petits patrons de commerces locaux. Les aides fédérales ont passablement aidé certains. D'autres n'ont pas eu la même chance ou la même insistance pour obtenir beaucoup. Les patrons et patronnes ne sont pas toutes et tous traité-e-s à la même enseigne. Il y a aussi celles et ceux qui savent tricher plus ou moins légalement, plus ou moins honnêtement avec leurs employé-e-s qui n'ont pas les moyens de se défendre et de protester contre certains abus devenus presque des normes de survie pour certains patrons.

Pour les salarié-e-s, ce qui comptent en premier c'est la place de travail. La contestation n'est guère appréciée quand le patron ne réalise plus autant de bénéfices qu'avant la pandémie. Un patron reste un patron à quelques rares exceptions près. Il n'est pas patron pour vivre avec un salaire d'employé-cadre. C'est le capitalisme qui veut ça et qui offre ça. Donc, personne ne peut lui en vouloir...sauf ses employé-e-s peut-être.

En attendant, les bistrots crèvent et le printemps risque de se réveiller avec pas mal de portes closes. Certains survivront. Ce sont les mieux fréquentés en tant normal. Ce sont aussi ceux qui sont le mieux placé dans les quartiers stratégiques de la ville pour drainer une clientèle qui se fait de plus en plus rare suite aux mesures et surtout à l'insistance de nos gouvernements à éviter les lieux de convivialité pour lutter contre la pandémie. Fermer des commerces n'est semble-t-il plus une option à Berne. Les laisser ouverts sans avoir la possibilité de réaliser un chiffre d'affaire suffisant pour couvrir les frais semble une option encore plus défavorables pour certains commerçants et commerçantes qui crient famine.

Il y avait deux options politiques radicales que Berne aurait pu adopter. 1) Trouver le moyen fédéral d'imposer la vaccination. Un peu comme l'Autriche. 2) Imposer un confinement court mais strict pour freiner drastiquement la pandémie. Un peu comme l'Autriche. Mais chez nous, ça ne se passe pas comme ça parce que les libertés démocratiques sont nos vaches sacrées. On n'attend qu'elles quittent d'elles-mêmes les champs de la contestation et de la manifestation et qu'elles aillent se faire vacciner comme de braves bêtes qui obéissent à des lois scientifiques plutôt qu'à des idéaux d'ordre mythologique qui remontent à la prairie du Grütli. La petite prairie comme maison confédérale largement préférée aux laboratoires scientifiques qui nous font subir tout et son contraire concernant les contraintes à mettre en place pour contrer le coronavirus.

L'attentisme de Berne est peut-être la voix de la raison et du pragmatisme. Mais il pourrait aussi provoquer une plus grande catastrophe pour notre pays que pour l'Autriche. Une ouverture des commerces qui perdurent durant quelques semaines avec de grosses pertes de chiffres d'affaires comme résultat mensuel puis une fermeture plus longue que chez notre voisin à cause d'une contagion devenue incontrôlable durant des semaines voir des mois. Au final, des commerces encore plus saccagés par le virus et des travailleuses et travailleurs à bout de souffle et d'optimisme à force de subir à la fois des dégâts salariaux conséquents et la nervosité grandissante de leur patron. La gastronomie et l'hôtellerie en perdition, cela ne devrait pas être une option retenue du côté de Berne.

Si demain, il ne reste que de grandes chaînes de fast-food pour nourrir la population, on n'aura quoi à y gagner? Des maladies chroniques due à la malbouffe? Et si les employé-e-s désertent en masse la branche, qui demain derrière les fourneaux pour garantir un minimum de qualité et de compétences? Car les journaux ne parlent que des patrons qui pleurent. Mais celles et ceux qui accomplissent le travail au quotidien pour satisfaire la clientèle n'ont ni syndicat qui appelle à descendre dans la rue ni réel soutien médiatique. Pour le moment, celles et ceux qui restent sur le navire Gastronomie restent stoïques et continuent inlassablement à apporter leur compétence à une population peu soucieuse de ce que les employé-e-s de la restauration vivent depuis près de deux ans.

Parlons patron puisque le capitalisme fait la part belle à ceux-ci...

 

06/12/2021

Z, Game of Shit

Un anti t-shirt à la gloire de Z?

Il est tellement dans l'outrance qu'il faudrait lui renvoyer sa haine, sa violence, et celles qu'il produit à l'échelle de l'Hexagone, en pleine figure tel un boomerang reflétant sa violence nazie. Le premier meeting du candidat de la France piteuse a fait fort en gueule à Villepinte.

Pour dépeindre ce tableau à travers un pastiche artistique choc, un grand Z patriotique porté sur le dos avec Pétain et les convois du crime et de la honte vers les camps de concentration et comme texte sanglant et cinglant "GAME OF SHIT" puisque que c'est de la série "Game of Throne" que le minable personnage s'inspire.

Mais quel rempart faudra-t-il inventer pour contrer l'immoralité d'un tel candidat à la Présidence qui use de toutes les ficelles les plus grotesques et de tous les raccourcis pour construire son discours plein de fiel et de vérités biaisées. Un discours si simpliste qu'il arrive trop facilement à blanchir l'humanité sale grâce à son narco-trafic de pensées primaires et pyrotechniques sorties de son cortex cérébral tablant sur le désespoir des Français et des Françaises se sentant relégué-e-s par un Etat français qui s'est asservi, poings et pieds liés, à l'ultra-libéralisme de ces cinquante dernières années.

Maintenant que Z a conquis des citadelles médiatiques et qu'il a pu à loisir distiller sa mauvaise parole de messie crépusculaire, la France saura-t-elle se réveiller avec une candidature de gauche qui saura réveiller les âmes et les consciences? Rien n'est moins sûr. Mélenchon, beaucoup trop dans le fiel et la langue des ex-despotes communistes, n'est sans doute pas l'antidote révolutionnaire qu'il faudrait à cette France qui vacille et se contamine aux bacilles de la haine et de la violence. Alors qui pour construire une nouvelle France? Qui pour bousculer cette jeunesse française livrant son âme et son énergie sombre aux discours de Z, s'enflamme pour les discours fascistes de Marine et Eric, le couple maudit de cette France en perdition? Qui pour renverser à la fois la France du fric de Macron et la France rance et sans futur de Z? Qui d'assez fou et d'assez sage pour renverser la table et donner à la France une VIème République, naissance d'une nouvelle démocratie et d'un nouvel élan?

 

05/12/2021

Une femme qui pourrait nager en eaux présidentielles

Valérie Pécresse va donc participer à l'élection présidentielle sous la bannière de LR.

C'est déjà mieux que la candidature d'Eric Ciotti qui aurait permis à n'avoir à droite que des candidats de l'extrême attachés à un programme politique bien trop à droite.

Mais Valérie Pécresse n'est pas encore au second tour. Avec Eric Zemmour, l'impossible candidat d'une France néo-napoléonienne, et Marine Le Pen, l'éternelle perdante de l'extrême-droite, pour la disputer, elle risque même de rater la marche et de provoquer un précipice pour Les Républicains qui ne s'en remettraient pas d'un nouvel échec avant même le second tour.

Emmanuel Macron n'a pas de soucis à se faire pour le moment. Contre Zemmour, il saura trouver les mots de la France éternelle et républicaine; contre Le Pen, il ne perdra pas tant la candidate du RN fatigue la France depuis si longtemps. Contre Valérie Pécresse, il n' y aura quasiment que la Droite et le Centre qui se rendront aux urnes au second tour.  Si Pécresse passe, alors elle aura sa chance car l'extrême-droite, derrière Zemmour et Le Pen, devrait logiquement se rallier à elle pour éviter encore quatre ans de calvaire vécus sous Macron.

Et la Gauche? La Gauche frémit ces jours avec Jean-Luc Mélenchon. Mais Mélenchon ne fait pas l'unanimité à gauche, encore moins depuis les dernières élections présidentielles. Il ne veut pas céder sa place de lider maximo. Et cela retient bien des gens votant à gauche. Si seulement Manon Aubry pouvait devenir la personne charismatique de la nouvelle Gauche. Alors, dans ces conditions-là, nous pourrions rêver d'une victoire impossible pour la Gauche.

Manon Aubry est d'origine Corse et possède le caractère bien trempé qui va avec. Elle a déjà pris tant de responsabilités durant sa jeune carrière. Avec Manon Aubry et Emmanuel Macron au second tour, sûr qu'il y aurait des étincelles révolutionnaires sur les plateaux TV. Hélas, Mélenchon ne sait pas céder sa place et la Gauche s'écrasera encore une fois lamentablement.

La VIème République n'est pas vraiment d'actualité par faute de générosité et d'un grand coup de chaises musicales orchestré par Jean-Luc Mélenchon en faveur de Manon Aubry. Celle qui sait nager ne se noie pas et rejoint le rivage. Aphorisme présidentiel. Et Manon sait merveilleusement bien nager en eau claire comme en eau trouble et boueuse. Appuyez sur le bouton, Manon. Et dites à Jean-Luc qu'il faut, à gauche, un gros coup de théâtre digne de Molière pour entrer sur la scène présidentielle.

Imagine l'Amour et la femme impossible.

https://basta.media/Interview-Manon-Aubry-France-insoumis...

 

04/12/2021

La chute inexorable du professeur Raoult

De grand professeur couronné par des distinctions scientifiques à gourou sectaire manipulateur, le professeur Didier Raoult tombe de sa chaise professorale suite à des révélations qui donnent un nouveau relief peu reluisant à sa personnalité.

Les complotistes diront que l'Etat fait tout pour le faire tomber. En réalité, ce sont des enquêtes journalistiques fouillées et approfondies, des témoignages accablants de médecins ayant collaboré avec lui, et des résultats truqués et tronqués concernant les effets prétendument positifs de l'hydroxychloroquine qui provoquent la chute irrémédiable de l'idole "scientifique" des antivax.

Difficile pour les complotistes d'accepter le constat accablant. Pourtant, nous avons bien à faire à un personnage qui s'est servi de sa notoriété pour attirer un culte de la personnalité sur sa personne. L'Etat, attaqué dans ses décisions par ses analyses reposant sur son aura de grand savant, pourrait déposer plainte pénale et juger le professeur devant une cour pénale. Un blâme ne suffit pas. Il y a tout de même des millions de Français et de Françaises qui ont cru à sa bonne parole. Pour certaines et certains d'entre eux, ils et elles sont décédé-e-s aujourd'hui pour mauvaise médication. L'affaire est donc gravissime.

Pourquoi cet homme, bien que reconnu loin à la ronde dans le milieu scientifique, s'est-il enfoncé dans une ornière sectaire en prenant le rôle d'un gourou aux méthodes scientifiques plus que douteuses et frauduleuses par la même occasion? Pourquoi la jouer chef des contestataires et à la limite anti-scientifique alors que le milieu l'avait reconnu et adoubé comme professeur émérite de la France, grand spécialiste des virus et des traitements antiviraux?

A l'heure où SARS-COV2 frappe encore plus fort et avec un nouveau variant ultra-contaminant très inquiétant et s'attaquant très probablement à toutes les couches de la population de façon assez sévère, le professeur Raoult nous a fait perdre un temps précieux et surtout il a provoqué une division importante au sein des populations européennes qui ont voulu croire à sa sincérité et à sa probité.

Il est temps de le reconnaître et de faire un peu plus confiance au discours officiel tenu par nos gouvernements démocratiquement élus. Car désormais le temps presse pour retrouver plus de cohésion et d'adhésion aux mesures décidées par nos autorités respectives. Big pharma gagne des milliards. Certes. L'être humain n'est peut-être pas tout-à-fait innocent dans l'apparition de SARS-COV2 et ses variants. Certes. Mais il faut d'abord se dire que notre mode de vie moderne, la destruction et les déséquilibres climatiques provoquées par notre consommation outrancière, est peut-être et même sans doute la cause principale à l'apparition d'un virus qui décime nos populations et qui n'a, pour l'instant, pas décidé de nous lâcher les baskets.

Le professeur Raoult tombe de haut mais nous, nous devons relever le défi et poursuivre le combat en soutenant cette fois, du mieux que l'on peut, les propositions et les décisions de nos autorités. A commencer par soumettre notre corps à ces petits produits pharma qui font si peur à certains et certaines d'entre nous. S'il faut mourir, au moins essayons de participer à la lutte solidaire en acceptant ces vaccins qui semblent au final les seules armes ayant un réel effet préventif sur le virus. Notre immunité naturelle n'est pas infaillible non plus. Elle nous trahit parfois et nous nous retrouvons clouer sur un lit d'hôpital entre la vie et la mort... Beaucoup de non-vacciné-e-s ont en fait et en feront l'expérience tragique ces prochains temps.

Didier Raoult, en tant que porte-parole éminent de la contestation, porte une part de responsabilité accablante. A la limite de la criminalité et d'une condamnation exemplaire pour non-assistance à personnes crédules et société en détresse mises en danger par ses discours mensongers.

https://www.liberation.fr/societe/sante/hydroxychloroquin...

 

 

03/12/2021

Il y aura les bars à 2G et ceux à 3G

Des bars exclusivement pour personnes vacciné-e-s, des restaurants aussi, peut-être.

Pour faire la fête sur les dancefloor, il faudra le vaccin, cet hiver. Pour les autres qui le refusent, plus rien qu'à se consoler avec des ami-e-s antivax à la maison.

Le Conseil fédéral frappe fort mais subtilement. Aucune obligation à la vaccination mais pas de joies nocturnes dans les bars de nuits. Pour consommer debout et au bar, pour draguer la fille d'à côté, pour autant que la drague se passe encore dans le réel d'une rencontre physique plutôt que virtuellement sur un site de rencontre, il faudra le vaccin. Finis les tests PCR ou antigéniques. Les non-vaccinée-s seront puni-e-s plus sévèrement pour leur refus de se vacciner, de se protéger, et de protéger au mieux son voisin ou sa voisine, sa famille ou ses ami-e-s, sa petite amie ou son boy friends.

J'irai consommer dans un bar 2G parce que si j'ai envie de consommer debout, il faudra passer par là et que, seul, je n'aime pas consommer à table dans un bar de nuit. Au bar, il y a toujours la possibilité d'une rencontre improbable bien que je n'en recherche pas la probabilité. Je suis amoureux d'une fille que je ne vois plus depuis un an pour cause de bébé en solo. Mais je n'arrive pas imaginer une autre fille dans mon coeur, et donc dans mon lit aussi, sans penser que je trahis un peu mon grand amour absent. Romantique un jour. Romantique toujours. C'est pas ma faute. C'est maman qui m'a fait comme ça.

Bon. Trêve de parler de soi. La Confédération agit tout en souplesse avec la caresse qui côtoie la gifle donnée aux têtes à claques qui ne veulent pas comprendre que cette fois la vaccination n'est plus une option mais réellement une responsabilité de tout un-e chacun-e. Méritée cette seconde gifle d'aujourd'hui donnée aux antivax? Probablement. Il est temps de se réunir autour de la table de Noël en étant vacciné-e-s. C'est la grand-mère qui doit contrôler que son petit-fils et sa petite-fille tiennent toujours à elle et que le vaccin, bien qu'il reste insuffisant pour sauver tout le monde, protège au mieux la tablée familiale. Jésus ou pas, l'antivax qui giflera Borsetlino ou Parmelinpinpin sur la joue droite le jour du 25 décembre pour leur adhésion papale à la vaccination urbi et orbi, osera-t-il en claquer une sur la joue gauche de nos Conseillers fédéraux devant sa mère-grand?

Un peu d'amour et de paix sur cette Terre ferait tellement de bien. J'offre un booster poétique à celle et celui qui se vaccinera. Une jolie petite médaille de ma collection. C'est peu de chose. Quoique. Un cadeau à celui ou celle qui vous déteste parce que vous êtes désormais vacciné, c'est mieux que de se faire la guerre et de monter aux barricades.

Si tu veux la fête et la 2G, c'est le moment de te faire vacciner et de permettre au pays, aux infirmiers et infirmières, médecins, et autre personnel hospitalier de souffler un peu, aux bistrots et autres lieux culturels de passer l'hiver sans crevotter encore une fois durant les fêtes et tout l'hiver. C'est assez! 

Un miracle vaccinal peut-il avoir lieu?