08/11/2018

Sarah Soilihi, le départ d'une insoumise...

La France Insoumise est en crise majeure.

La sportive et championne de Kick-boxing, Sarah Soilihi, quitte la France Insoumise et rejoint "Génération" le mouvement de Benoît Hamon.

Européenne convaincue mais opposée à la fois à l'ultra-libéralisme et au nationalisme, la désormais ex porte-parole de la France Insoumise se bat également contre la verticalité du pouvoir et mène son combat politique dans le quartier marseillais qui l'a vue naître et grandir.

Cette jeune femme représente l'avenir pour une VIème République à la fois solidaire, écologiste et pro-européenne.

Jean-Luc Mélenchon devrait bien réfléchir aux raisons logiques et cohérentes de son départ. La France Insoumise est à un tournant. Si ce mouvement s'enfonce dans le sectarisme, l'autoritarisme, voir le despotisme, aucune chance pour lui de franchir son plafond de verre lors des prochaines échéances électorales européennes et nationales.

Mélenchon et son mouvement risquent de perdre bien plus que des plumes en perdant une des plus symboliques et meilleures représentantes de la France Insoumise.

https://www.liberation.fr/france/2018/11/08/sarah-soilihi...

 

Le Rouge et le Noir

 

Qui du rouge ou du noir;

qui de la vie ou de la mort

l'emportera?

 

La passion du coeur

ou le trépas après la douleur?

L'amour ou la mort?

Vaincre par notre amour

ou mourir seul et désespéré.

 

Je ne peux pas,

je ne veux pas,

te voir partir

pour un autre.

 

Je ne peux pas,

je ne veux pas,

te faire souffrir par le mal

toi qui me fais tant de bien.

 

Tu es mon feu intérieur,

ma chaleur, mon bonheur.

Tu es la grâce, le rire,

la résurrection, la joie de vivre.

 

Mais si l'âge

ne connaît pas la raison,

mon coeur vibre entre rouge et noir,

entre passion et mort.

Mais si notre amour exprime la déraison,

je veux faire de toi mes 4 saisons

et jouer chaque jour du Vivaldi

avec toi dans mes bras.

 

S'aimer encore et encore.

Sinon rien d'autre

que nos corps à corps.

 

01/11/2018

"Hadrian" opéra de Rufus Wainwright

Il y a 1900 ans disparaissait l'Empereur Hadrian. Et 1900 ans plus tard, Rufus Wainwright met en scène Hadrian et son grand amour Antinoüs, dernier homme-dieu romain, égyptien, et grec, "païen et humain"  avant la domination du Christianisme, déifié par un Hadrian inconsolable de la mort de son amant par noyade accidentelle (hydrocution?), criminelle (assassinat ou sacrifice?) ou encore suicide (?) (date limite, 19 ans, pour la décence et les moeurs grecque pour rester l'amant d'un homme plus âgé).

Le livret d'opéra est tiré de "Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar.

Avant cet opéra, qui vient d'être montré en spectacle en ce mois d'octobre 2018, Wainwright a interprété une très belle chanson qui me semble assez correspondre au chagrin ressenti par Hadrian...

C'était il y a 1900 ans. C'est aujourd'hui encore grâce à la mémoire historique et aux artistes.


Rien d'aussi vif
Rien d'aussi petit
Rien d'aussi pure que mon bébé

Toute ma vie 
Jours et nuits
Tout ce dont j'ai rêvé c'est de mon bébé
Jusqu'au jour
L'obscurité enlaça des yeux argentés
C'était mon bébé qui me regardait

Et depuis cela
Je ne peux pas voir droit
Et depuis cela
Mon sourire était faux
C'est drôle, je connais les troubles que j'ai vu
Mais au travers d'un seul oeil tout est clair

Si tu emportes tes aiguilles
Ensuite j'apporterais mes stylos pointus
Et je dessinerais une tragédie comique de plus
Alors appelle les joueurs d'enfant
De Madame nous louerons le petit salon
Et danse à mourir jusqu'à ce que je ne puisse plus voir
Mon bébé

https://www.paroles-musique.com/traduction-Rufus_Wainwrig...

https://www.ludwig-van.com/montreal/2018/10/15/critique-h...

 

 

 

 

31/10/2018

Tombe un dauphin

Tombe un dauphin

dans ma vie.

Les inventeurs du système monétaire

furent les Grecs puis les Romains.

C'était au VIIème siècle

avant J.C.

Tout est parti de bronzes forgés

dans la Cité d'Olbia, Thrace,

en Sarmatia.

On ne parlait pas encore

de pièces de monnaies.

Et l'animal représenté

était un dauphin,

dauphin qui accompagnera

deux siècles plus tard,

et durant plusieurs siècles,

le monnayage grec et romain

dont celui de l'empereur Hadrien.

 

Mais voyons plutôt ce que dit Plutarque

du dauphin:

 

Plutarque rapporte l’histoire de Korianos, un pêcheur natif de l’île grecque de Paros et ami des dauphins. Celui-ci tomba un jour sur des pêcheurs qui s’apprêtaient à en tuer tout un groupe. Korianos les acheta pour les faire libérer. Avant de reprendre le large, les dauphins le regardèrent longuement.

Puis, un jour qu’il naviguait entre l’île de Paros et celle de Naxos, son bateau fit naufrage dans une tempête. De tout l’équipage, dit Plutarque, il fut le seul rescapé, grâce à un dauphin qui vint lui porter secours et l’amena jusqu’au plus proche rivage, dans une grotte qu’on appelle depuis « Grotte Koerana ».

Plutarque termine son récit sur ces mots : « quand Korianos mourut, quand la fumée de son bûcher s’éleva au bord du rivage, un groupe de dauphins se rassembla en silence, la tête hors de l’eau pour assister aux funérailles et, quand la fumée s’éteignit, tous disparurent et nul ne revint jamais. »

 

Plutarque qui nous écrit encore:

 

« On peut bien croire que les dieux lui veuillent du bien, car le dauphin aime l’homme, tandis qu’entre les animaux terrestres les uns n’en aiment pas un seul, et d’autres

[…] ne font que caresser ceux qui les nourrissent et leur sont familiers, comme le chien, le cheval, l’éléphant. […] Le dauphin est le seul de tous les animaux du monde à porter autant d’amitié à l’homme, celle que recherchent et désirent tous les plus grands philosophes, et cela par instinct naturel et sans en tirer profit ; car il n’a aucunement besoin de l’homme, et néanmoins il est amical et bienveillant envers tous, et en cas de besoin en a secouru plusieurs… »
 
Il m'est tombé
un dauphin romain du Ciel.
Pour Halloween,
c'est là un sacré don
du Ciel.
 
Je l'ai appelé
"Aquarius"
en mémoire
des noyées et noyés de la Méditerranée.
 
 

 

30/10/2018

La France Insoumise s'enfonce dans la "médiocratie"

 

A force de s'accrocher à leur gourou malgré son ton méprisant, ses écarts de langage, et ses écarts tout court avec, notamment, son soutien inconditionnel à une intrigante plus portée par la soif de l'argent que par sa défense des plus pauvres, j'ai nommé la chef des socios rêveurs et demandeurs de révolution démocratique qui se sont faits bien rouler dans la farine médiatique par un groupuscule qui se déchire comme chiens et loups pour le pouvoir et les places au sommet...

D'une tristesse affligeante, la France Insoumise. Désolé. La Révolution, ce n'est pas ça. La Révolution, c'est dans la rue et pas du haut d'un char romain. La Révolution, c'est tous ensemble en poussant les forces de l'ordre jusqu'au Parlement pour faire entendre vraiment sa voix et son coeur devant le peuple. C'était tous ensemble dans la rue et pas juste pour la parade des paons...

Maintenant on fait quoi que tout s'écroule devant nos yeux? Maintenant à qui donner la confiance d'un changement radical pour la démocratie? A un autocrate de gauche, encore, comme Mélenchon qui a fini par briser sa fausse image de démocrate respectueux des gens et des idées? A une autocrate d'extrême-droite comme Marine Le Pen ou Marion Maréchal? A tous ces maîtres qui se rêvent en souverain absolu au nom du peuple souverain? A d'autres la fin de l'ultra-libéralisme et des oligarques...

France Insoumise, si tu veux vraiment exister comme parti démocratique populaire, il est temps de t'émanciper d'un homme et d'une femme qui n'ont pas voulu rester humbles et solidaires de ton travail magnifique, dans les rails d'une révolution à hauteur de femmes et d'hommes. Le train de Mélenchon et de Sophia ressemble trop à un train réservé à une caste de parvenus au pouvoir assoiffé des gains et de privilèges obtenus sur les cendres d'une fausse révolution. 

Mélenchon a oublié ce que disait Lénine en gare de Stockholm juste avant son retour en Russie:

 « Je retourne en Russie pour faire la révolution, pas pour y ouvrir un magasin de luxe pour hommes».

Lénine, 12 avril 1917

Je croyais aux terres sauvages,

aux gens de plume, aux artistes.

Je croyais faire la révolution.

Je croyais à l'union des forces,

à la convergence des idées,

de l'imagination au pouvoir,

de la fraternité et des rires,

des gestes solidaires,

des humains à l'intelligence

éclairée par le respect et l'égalité.

 

Et je vois des gens

qui se déchirent

pour des chèques sans provision.

Je vois la Justice

se mêler d'histoires nauséeuses

dignes des partis dénoncés

pour leurs affaires...

Je vois la médiocratie

se tailler la part du lion

et les poètes dans le caniveau,

ignorés et rejetés,

parce que trop libres,

parce que trop dérangeants,

parce qu'insoumis

aux gourous de cette communication

de faussaires et de réactionnaires.

 

C'est un désastre,

un sinistre planétaire.

La Révolution n'aura pas lieu.

En lieu et place

il y aura un(e) autocrate de plus

sur la Terre

au sommet de la nation France 1789.

 

Les fossoyeurs de la démocratie

n'ont pas fini leur travail macabre.