15/07/2018

Et le champion du monde sera...

Et le champion du monde sera

celui qui n'aura pas peur

d'affronter la mort

pour sauver l'Humanité.

Et la championne du monde sera

celle qui donnera son amour

au perdant

en imaginant

qu'il est la Victoire absolue

sur le cynisme et l'égoïsme;

sur la haine et la violence;

celui qui a su vaincre la mort

par son sacrifice;

celui qui a donné la victoire

à son équipe

par son geste héroïque.

Ainsi est le foot.

Ainsi est la vie.

 

Ainsi est né le

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Christianisme.

Ainsi sera l'Humanité

au lendemain de la Catastrophe.

 

 

14/07/2018

Finale Poutine-Sentsov: la Coupe du Monde est pleine de guano

 

Petite ballade en compagnie de mon fils à Montreux aujourd'hui. Histoire d'oublier un peu le mal romantique et le cynisme ambiant.

Au passage, sur les bords du lac, je prends au hasard une photo de guano de mouettes tombé sur une oeuvre d'art dans le jardin du Festival de Jazz.

Je ne sais pas encore qu'en faire mais pourtant je la trouve belle et inspirante cette photographie. Mon fils se moque de moi. Il rit de bon coeur. Il me dit que pendant qu'il photographie les paysages, moi je photographie de la merde! Que je suis vraiment timbré! Je lui dis que le monde d'un artiste ne sera jamais comme le monde d'un quidam qui n'a pas trop la fibre culture et qui préfère largement le culte du foot aux choses un peu moins évidente. Mon fils pense que je suis assez cinglé dans mon style. Et je confirme. Je suis assez cinglé dans mon genre.

Voilà qu'à mon retour à la maison, je tombe sur les derniers articles consacrés à l'affaire Sentsov (c'est quoi l'affaire Sentsov me demanderait mon fils fan de foot et de hockey sur glace) qui n'existe que grâce à quelques journalistes ayant encore une conscience et un coeur accrochés aux droits humains, un art du témoignage et de la liberté.

Ce n'est plus du tout l'ivresse du foot. Mais c'est déjà l'ivresse des profondeurs et du dégoût du monde, de la décadence humaine et de ce que sont prêts certains salauds du monde pour faire régner leur terreur et ainsi dominer l'Humanité. Cela s'appelle du journalisme engagé, du vrai. Du journalisme dont presque plus personne ne veut encore lire. Puisque le monde est à la fête du foot et des festivals de musique qui nous coûtent la peau des fesses...

Avant de se faire trouer les fesses par quelques salopards...?

 

Comment Mister Poutine noie le poisson Sentsov

durant la Coupe du monde de football.

 

Explication par du guano de mouette

 

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C'est comme cela que les artistes se meurent

dans l'indifférence générale de presque tous et toutes.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/140718/sen...

 

05/07/2018

Les mots égarés

Je ne trouve plus les mots

pour te dire ma douleur.

Je ne trouve plus ma route

et ce que je pourrai encore faire

de mon temps libre

dans les mois et les années

qui semblent être l'avenir.

Même l'écriture et la lecture

n'ont plus de goût

à satisfaire mon esprit.

Même mes combats révolutionnaires

sont fades parce que tous

ils ont échoué et avorté

les uns après les autres.

 

Ta vision m'obsède

et me plonge

dans l'obscurité,

parmi les noirceurs irréversibles

d'un homme déjà vieux

à la dérive.

 

De n'avoir pas su;

de n'avoir pas entendu;

de n'avoir pas tu

ce qui me tue

sur cette Terre

je sens l'amertume

et les enfers

gagner mon âme

et même mon coeur

part en vrille

et n'espère plus rien

de l'amour.

De n'avoir pas voulu;

de n'avoir pas su défendre

la possibilité de notre amour;

de m'être cru trop vite

le roi de ton coeur

je n'ai pas su deviner

que tu me refuserais l'avenir

et la vie avec toi.

 

Je suis sans projet,

jouet de cette pure illusion,

d'un rêve fou et trop grand,

d'un miracle impossible

qui n'avait aucune chance

de prendre sa place

dans ma réalité.

 

Ne m'en veux pas

d'être si triste

au royaume des anges.

Je voulais réussir

quelque chose d'énorme

avec la femme de ma vie.

 

Désolé de n'être pas celui

que tu attendais dans ta vie.

 

Parfois l'amour ne suffit pas.

Et j'en assume la tragédie.

Sois heureuse

si je ne reviens pas.

Sois heureuse

si nous n'avons plus rien

à nous dire

après tes vagues explications.

Sois heureuse

d'être tant convoitée

et tant appréciée

de tellement d'hommes

qui aiment la bonne compagnie.

Au minimum,

ce sera un plaisir pour moi

de savoir que tu as trouvé

ton chemin de vie et l'amour

entre d'autres bras.

 

Notre histoire sentait la poudre,

le sexe, et la fureur de vivre.

Notre histoire devait se prolonger

loin dans le temps.

Notre histoire devait avoir

comme but le futur

des amoureux du grand amour,

des poèmes sans fin,

de la gloire éternelle.

 

Mais je crains qu'à ton retour

nous nous regardions

comme deux amants

qui ont trébuché

de leur joli cinéma.

 

Je n'aurai rien vécu

durant tes 90 jours d'absence.

Mais toi qu'auras-tu vécu

à deux milles kilomètres

de distance?

Des jours et des nuits

à nous oublier,

à nous séparer,

à nous dire non

ce ne sera jamais nous

dans une vie future

parce que tant et tant

d'opportunités et d'hommes

touchent à tes délices.

 

Une fin en guise de sacrifice.

Et le feu d'artifices

qui s'éteint dans mon coeur

comme un maléfice

dont le poète ne sortira jamais.

 

Plus mort que vivant,

un poète ne sert plus à rien.

04/07/2018

La Nati a fait grève du but...en morne solidarité avec les journalistes

Elle est belle et séduisante, la Suisse. 

Oui. Sauf que... La Suisse ne possède ni la folie en elle ni la force de résistance de celles et ceux qui renversent des montagnes quitte à mourir pour ça.

La Suède n'était même pas une montagne footballistique à affronter. Juste un bunker froid et climatisé composé de grands gaillards peu loquaces qui savent bien protéger un but et se tenir à leur plan de départ: soit, en vrai, détruire le rêve adverse en imposant leurs grands gabarits et leur football terne, sans idée, sans saveur. Ont-ils vraiment la joie du jeu et de la victoire, les Suédois? Ou sont-ils juste des hommes robotisés et habitués des cocktails mondains? Ont-ils autre chose que la gestion du jeu dans leur ventre, les Suédois? Savent-ils faire autre chose que de l'Ikéa préfabriqué se retrouvant dans tous les ménages du monde? Sérieusement, on fait quoi avec ce football-là?

Sérieuse et sans surprise, comme la direction de Tamedia, la Grenoli a battu les Vreneli et ce match ne restera en aucun cas dans les mémoires. Un trio d'attaque de traders a foutu le bazar sans aucun état d'âme, sans aucune émotion, sans croire que toucher au rêve mondial passe prioritairement par le toucher romantique d'un ballon, le flirt mémorable, la passion dévorante d'un amour qui mène au sommet...et atteint son but: faire des femmes et des hommes des héros et des héroïnes du ballon rond et des exemples à suivre pour d'autres femmes et d'autres hommes habitants et habitantes de cette planète...

Mais l'art romantique a disparu. Seule compte de nos jours la redoutable efficacité, l'effacement du grain de folie, de celles, de ceux, qui s'exposent avec risque, perte, et fracas en volant le feu, jonglant avec la balle comme des enfants de la rue mal éduqués quand ils se crachent un tombereau d'injures au visage en ratant un dribble qui devait les mener au Graal; deux ou trois dribbles inoubliables  de Shak à la Maradona qui aurait allumé les yeux d'un public quand il s'en serait allé transpercer deux fois cette défense glaciale, cet iceberg posé devant la cage des Suédois qui auraient fait exploser leur arrogance et leur orgueil, la morgue de ceux qui se moquaient des ailes de cet aigle encore tout chaud, ce rêve de l'aigle qui a été brisé par les ultra-nationalistes et les pudeurs indigestes et honteuses de nos autorités footballistiques...et des fascismes débridées qui eux s'emparent des âmes et des coeurs. D'être plus grands que les autres en taille et en gueule mais être si petits et mesquins pour se donner une chance d'abattre le vol de l'aigle... Cela faisait aussi partie du plan suédois en kit. Et cela a réussi. Depuis Suisse-Serbie, nos aigles sont restés absolument aphones devant le but adverse...comme ceux du Matin et des rédactions romandes qui font grève du papier parce qu'on maltraite la liberté d'expression et la liberté tout court à vouloir la réduire à des pixels et des lectures solitaires devant un écran; à vouloir faire du bistrot du village un ancien lieu fantomatique où plus aucun tenancier ni clients ne fréquentent remplacés qu'ils ont été par des fan zones provisoires sans aucune saveur, sans histoire, sans cancans, sans goût ni saveur autre que celles des bénéfices acquis durant trois semaines d'un Mondial footballistique 

La faute à qui, tout ça? A la gestion des affaires; à ce satané porte-monnaie qui passe avant tout le reste. Et même ces amours au tarif qui deviennent privilèges de riches et norme collective au nom du business et des plaisirs commercialisés abîmant les coeurs et les âmes. Adieu aux amours sublimés par... des passions sublimes. Requiem pour vol au-dessus d'un nid de gestionnaires.

T'as plus aucune ambition. T'as plus d'argent; tu rêves de vivre un amour géant malgré tout; tu vis avec ton coeur poétique et tes gestes héroïques; tu touches à l'âme et au coeur de l'amour et tu laisses tomber l'aspect gestionnaire de l'affaire. T'es complètement fou. T'es dingue. T'es perdu. T'as perdu.

Tamedia a, elle, déjà gagné le combat de cons. Notre Nati est déjà éliminée. La grève des journalistes, leur petite part d'héroïsme devant la menace évidente de licenciement sous protection du Droit scandaleux du corps arbitral de la justice (comme les ailes de notre Nati qui ont été brisées et interdites de stade), ne mènera nulle part pour eux et elles parce qu'un peuple qui se respecte c'est d'abord formé à partir d'un esprit de révolte fantastique, créé à partir de presque rien mais qui réalise presque tout comme un artiste et son pinceau devant la toile vierge, et non formé par l'identité individuelle et du rêve de la belle maison designée par Ikéa et ce droit au jacuzzi qui nous attend tous et toutes comme ambition débordante de l'existence; un peuple c'est d'abord des solidarités entre citoyens et citoyennes et un coeur romantique magique qui fait battre les tambours de nos vie et qui fait triompher l'art romantique sur la gestion désastreuse du monde et de nos petits conforts individuels.

La Suède a battu la Suisse sur un seul pied...helvète comme si la Suisse s'était battue toute seule dans son coin faute d'avoir osé la révolte de l'aigle et osé voler avec leurs ailes interdites, le coeur léger gros comme ça. La divine Niké a choisi de nos jours la marque de chaussures qui rapporte des milliards. Elle aussi a choisi le camp du bien matériel sur le mal romantique et mélancolique. Pourtant, pour la révolution des esprits, elle aurait du être celle qui sauve l'amour romantique et lui redonne la victoire en cette année 2018. Sauf qu'elle a encore donné sa préférence au froid concept de l'amour cocooning, confortable, rationnel, raisonnable, ikéaisé, en lieu et place de l'amour romantique idéalisé. La folie fait peur aux déesses modernes et les artistes sont encore plus tristes aujourd'hui.

L'année 2018 ne laissera pas le souvenir d'une année révolutionnaire. Juste celle d'une année gestionnaire comme une autre. Les artistes sont morts. Ils faut encore les enterrer de façon médiatisée. Au moins, ils auront servi à rien d'autre qu'au rêve romantique avorté. 

Une année Ikéa de plus, en quelque sorte. Le préfabriqué suédois nous est tombé sur la tête. Les déménageurs de pianos ont cassé la musique et notre rêve.

Comment encore jouer

à l'amour romantique

sur le sable de nos plages

quand dans nos eaux

se sont noyés les voyageurs,

les gens qui n'ont plus rien,

quand dans nos eaux

des migrantes et leurs enfants

disparaissent à tout jamais

des écrans de la reconnaissance,

de leur droit à l'existence,

et que celles et ceux

qui leur portent assistance

sont jugés comme criminels,

comme gens fous à lier

d'urgence pour éviter

une catastrophe nationale?

Mais qui font partie de la Catastrophe,

de cette déportation, de cet abandon?

Les insoucieux touristes cyniques

qui osent nager tranquillement

avec bonne conscience

dans nos eaux ensanglantées

d'une guerre entre peuples

qui ne dit pas son nom

ou les femmes et les hommes

qui ont conscience du drame

qui se joue jour après jour,

année après année,

siècle après siècle?

 

Comment écrire "joie et bonheur"

pour une compétition mondiale

qui annule et réduit à néant,

par son silence et sa neutralité,

des populations entières

à travers des jeux politiques

hautement pervers et pervertis

au nom du fric et des bénéfices?

 

L'aigle créé de notre Nati,

de sa mixité humaine,

avait plus que jamais sa place

au sein de ce Mondial.

 

Histoire de rappeler

qu'aucun génocide,

qu'aucun fascisme

n'est porteur de bonne nouvelle

en ce monde.

 

Bonnes vacances en pleine conscience

à toutes et à tous.

Si vous croisez un fasciste

cet été sur la plage

chantez lui Bella Ciao avec Rémy.

 

 

30/06/2018

Sans-papiers dans ta rue

Mon coeur est sans-papiers,

arraché de son port,

dénaturé, tailladé, saigné

comme un porc

bouchoyer pour la Saint-Valentin.

 

Carnage à Saint-Barthélémy.

Sur la plage gît un vieux clodo.

Tout était bon dans le cochon

sauf mon âge et ma tire-lire,

sauf ma situation et ma précarité.

Noyé dans les larmes de bourbon,

j'ai ce bourdon lancinant

des Blacks, Blancs, Beurs baisés

par ce monde devenu facho,

cette soul qui frappe dure

mon coeur brisé;

cette soul qui sonne et finit

par ce k.o. romantique

dans les ruelles de Paris

après ce long parcours

du combattant

pour gagner ton paradis

et réaliser ce nid d'amour,

ton petit coeur battant

accordé à mon coeur méritant,

soldat d'honneur

sauvé du nique-nique contemporain,

du fast-food pornographique,

soldat d'honneur en mission d'amour

contre l'armée innombrable

des prétendants cyniques

qui prennent leur ticket

sur ton corps

contre une liasse de billets.

Sonnant et trébuchant

restera notre amour.

Gangsters de la rue,

ils ont eu notre peau

face au mur de ton réalisme.

 

 Fusiller

mais blinder

contre cette mise à mort,

contre cette fin annoncée

qui devait venir

un jour ou l'autre.

Je titube de fatigue,

je me nique tout seul

avec ces filles pixelisées

pour oublier

que la vie m'a sodomisé

depuis si longtemps.

Parce que mon avenir

n'est plus dans mes cordes

depuis que ma famille

a vécu sans moi;

parce que mon avenir

c'est une corde de pendu

qui tombe d'un navire,

un compte en banque

vidé en permanence

à la fin du mois

parce que je ne peux aimer

sans faire plaisir,

je ne peux aimer

sans partager tout de moi.

 

Nous connaissions ce deal,

cete dynamite dangereuse,

cette nitro-glisse

qui s'allumait entre tes cuisses

et faisait mon centre du monde,

mon centre d'équilibre,

mon centre du bonheur,

mon avant-centre de réussite

qui explosait le but d'or

de mon existence, 

cette victoire amoureuse,

de la vie, de la gaieté,

de la joie de vivre.

 

Et si cet été je morfle

comme jamais je n'ai morflé,

j'en prends ma part,

pour cette folie affligeante

d'avoir joué ce romantique

avec rien dans les mains,

rien dans les poches,

rien dans ma vie,

rien d'autres que mes rires,

mes soupirs, mes désirs,

mes délires, mes mots

que tu venais lire ici

quand je te manquais

et qui devaient te toucher

pour la vie, pour l'amour,

afin que tu me gardes

dans ton coeur

comme projet de ta vie future.

 

Droit au bonheur,

ce n'est plus inscrit

dans mes gènes.

Droit au refuge,

à l'asile, à l'amour,

requérant de ton coeur,

je me retrouve

à la rue sans-issue,

je me mesure

à cette nouvelle impasse

que je connais si bien

et ces futurs passes d'un soir

dans les bars rouges,

sans but, sans avenir,

sans toi, bébé,

qui m'avait sorti

de ma merditerranée,

de ma noyade annoncée,

de ma pauvreté banale,

de ma vieillesse

un peu trop tôt survenue

pour cause de solitude,

d'obsolescence avancée,

de bidons d'essence

qui brûlaient tout mon corps

laissé à l'abandon,

délaissé,

ignoré, moqué

des filles qui passent

en ne demandant

jamais rien d'autre

que de les laisser tranquilles,

de ne pas les draguer,

de ne pas les coucher

sur un lit romantique

parce qu'un vieux singe

c'est forcément

un vieux cochon

qui pense au cul,

au vice,

et à se faire

une jeunette,

une ado,

une jeune nana

qui a tout son avenir devant elle.

 

Mais moi, je t'écris,

qu'un vieux qui a réussi

c'est un ado

qui a su garder sa jeunesse

comme bouclier contre leur cynisme.

Mais moi, je t'écris,

qu'un vieux qui a réussi,

c'est un ado romantique,

jeune premier

qui aime pour la première fois

malgré ses presque 60 piges.

 

Alors si je tombe,

je tombe encore d'amour

pour toi.

Alors si je me traîne

l'âme en peine

et la profonde tristesse

dans les yeux,

c'est que tu n'es plus là

pour me pigeonner,

pour me roucouler tes mots

avec la lumière de tes yeux,

c'est que tu n'es plus là

pour éclairer mon chemin,

pour partager ce projet commun

que nous imaginions

pour démarrer

le film de la vie

après le scénario glauque

de notre rencontre au bordel.

 

Nous allons rester

en amour pour la vie.

Nous allons rester

des amants pour la vie.

Mais jamais

nous ne serons un couple

qui s'aime et grandit

dans une jolie maison

avec les enfants

et leurs cris

qui illuminent nos coeurs.

 

Toi et moi,

c'était Bella Ciao.

Et je te dis merci

de m'avoir aimé

comme un jeune premier.