14/04/2021

En route vers la vaccination obligatoire

Les terrasses sont ouvertes. Faites vos jeux...

Mais là n'est pas l'essentiel de la Conférence de presse tenue par le seul Alain Berset. Pour les restaurants sans terrasse, les petits bar-cafés, les pubs, les discothèques et autres établissements dont la terrasse est trop petite, cela leur fait une belle jambe de plâtre cette ouverture à minima.

Non. L'essentiel à retenir aujourd'hui, ce sont les paroles tenues par Alain Berset qui louvoie autour de la vaccination. Mais son langage veut tout dire. Il n'y aura pas de restriction différenciées aux non-vacciné-e-s tant que toutes celles et tous ceux qui auront voulu le faire n'en auront pas eu la possibilité. Après, on passera dans le monde de l'apartheid social pour les durs à cuire qui refuseront toujours le vaccin. Sauf s'ils et elles ont un porte-monnaie gros comme ça qui leur permettra de faire des tests PCR à fr.150.-- (dans les 3 jours précédents au maximum s'il vous plaît) pour aller s'offrir un simple café, un spectacle, un repas, voir une coupe de cheveux.

Mais pourquoi Alain Berset refuse-t-il toujours de parler de vaccination obligatoire? Peut-être parce que cela serait très ennuyeux pour l'économie du pays. On serait alors obligé d'attendre que tout le monde soit vacciné avant d'autoriser certaines libertés aux déjà vacciné-e-s et cela pousserait alors le bouchon des mesures anti-covid jusqu'en septembre au moins... et qu'en septembre, ma bonne madame ou mon bon monsieur, il sera temps de rappeler les premiers vaccinés à leurs devoirs de faire une petite injection supplémentaire pour garder l'immunité. Donc les prima vacciné-e-s qui n'auraient pas la possibilité de se revacciner tout de suite deviendraient à leur tour un danger pour le développement du virus et de ses variants qui d'ici là auront encore progressé dans leur méchanceté... C'est le serpent covid qui se mord la queue.

S'il vous plaît, Monsieur Berset, crachez le morceau. "Le vaccin est rendu obligatoire, sauf sur contre-indication médicale. Les réfractaires seront responsables de leur choix et pourront être poursuivis en justice, devront payer leur traitement médical en cas d'infection par le coronavirus. Il va de soi que, vu le décret sur l'obligation vaccinale, les citoyennes et citoyens qui seraient gravement affecté-e-s dans leur santé à la suite de la vaccination pourront poursuivre les pharmas responsables de la dégradation de leur santé ainsi que la Confédération elle-même pour être dédommagé-e-s pleinement à défaut de retrouver leur santé un jour."

Voilà à quoi la Confédération n'osera jamais s'engager tout en exigeant du peuple qu'il se vaccine urbi et orbi à l'ARN messager.

Il serait temps de dire toute la vérité, rien que la vérité à vos ouailles, cher Monsieur Alain Berset. Parce que oui. Cet après-midi j'ai lu entre vos paroles et j'ai bien compris que je n'allais pas échapper à la vaccination, pas plus que toutes les Suissesses et Suisses, sauf à devenir vraiment intégralement marginal et à habiter dans une grotte comme un ermite.

Voilà la nouvelle la plus importante de cet après-midi. Ami-e-s de la lutte anti-vaccinale nous sommes piégé-e-s comme des rats d'égout.

 

"Les vétérans de la joie", lettre à Camille Cantone

Chère Camille Cantone,

J'ose m'adresser directement à vous puisque vous êtes à l'origine du "Flowergate" un peu ridicule qui secoue la République fribourgeoise depuis qu'un écrit d'un certain Paul Clément, illustre inconnu du grand public, a déclenché une bombe incendiaire dans le quotidien "La Liberté".

Les propos tenus par cet homme, d'âge mûr je suppose, ne sont pourtant que de pâles balbutiements érotiques tenus dans un journal par une sorte de bouc un peu trop maladroit et reluquant les splendeurs primesautières sortant dénudées du trop long hiver émaillé par nos luttes personnelles et collectives contre le coronavirus.

D'ordinaire, je suis très près de vos luttes collectives que cela soit pour la défense du climat, des migrant et migrantes, des femmes, ou contre l'ordre ultra-capitaliste mondial par exemple. Hélas, je crois que dans votre réaction un peu trop abrupte, vous vous êtes trompée de cheval de bataille. Cet homme ne pousse pas au crime. Il tente de sublimer les beautés féminines et les frissons sensuels qu'il perçoit en lui et il a désiré partager ses sensations avec le public. Ce n'est ni un abuseur, ni un violeur, ni même un homme détestant les femmes qui s'exprime à travers sa lettre de lecteur. C'est juste un vieux mâle s'ébrouant dans vos prairies de manière symbolique et se rappelant peut-être au bon souvenir de sa jeunesse adolescente.

Si vous vous sentez insulter, vous et vos consoeurs, par les propos de cet homme jetant son regard là où il serait sensé ne point regarder selon vous, c'est que vous confondez les hommes qui insultent réellement votre féminité et font subir des atrocités aux femmes avec les hommes qui rendent hommage à votre féminité tout en ne commettant rien d'illicite dans la réalité de leur vie.

Il est peut-être temps de se reparler entre anciennes et jeunes générations, de regarder aussi ce qui ne va pas aujourd'hui dans la jeunesse qui prend trop souvent l'habitude de se jeter des grossièretés sexistes au visage sans que cela crée la moindre polémique entre vous, pire que cela soit un pur effet de mode bien admis entre vous, les jeunes. Hors rien n'est plus grave que de traiter une jeune fille de "grosse salope ou de grosse pute" entre copines et copains. Car au final, on peut toujours être la "pute ou la salope" de quelqu'un, le "salaud ou le gros porc" de quelqu'un d'autre. Je vous laisse le monde d'horreur que nous pourrions fabriquer si nous nous lancions, chacun selon nos goûts et nos couleurs, des anathèmes de la sorte participant aux exclusions sociales, jusqu'à la terreur exercée par les uns sur les autres, censure des mots, autodafé de livres, fascisme, exécutions sommaire, génocide des "dégénéré-e-s" artistes, juifs et juives, tziganes, handicapé-es  tels que considérés par les nazis et leur pureté totalitaire.

Je souhaiterais que vous relisiez Charles Baudelaire et non ce Paul Clément auquel vous n'accordez ni votre clémence ni votre adhésion. Vous verriez alors que la vie ne s'arrête ni aux vérités parfois abruptes de la jeunesse révolutionnaire ni à la position sociale ni au statut de la femme bien sous tous rapports, mariée ou non, et bourgeoise. Mais qu'il y a, chez les femmes de petite vertu, une liberté parfois bien moins médiocre que chez la femme dite morale qui s'occupe de son foyer et respecte la fidélité dans son couple.

Je vous donne quelques liens si cela vous intéresse. Et surtout, je vous encourage à continuer le combat là où il doit être mené. Il ne sert à rien de s'en prendre aux moucherons. Il vaut mieux s'attaquer aux dinosaures. Ce sont ces derniers qui sont dangereux pour la femme comme pour l'homme (voir mon billet précédent).

Avec mes meilleures pensées respectueuses pour vos (nos) combats.

Jean-Marie Gumy

http://elettra.fr/programme2015/baudelaire-leon-prostitut...

https://paroles2chansons.lemonde.fr/auteur-charles-baudel...

https://www.poetica.fr/poeme-694/charles-baudelaire-un-ch...

https://qqcitations.com/citation/174835  

Baudelaire serait incendié et conspué aujourd'hui

L'affaire dite du "Flowergate" à Fribourg où un lecteur s'adresse de manière directe et assez maladroite aux femmes sortant de l'hiver en s'habillant de manière suggestive, est une forme de terreur publique exercée par certaines jeunes femmes ne supportant plus que des inconnus s'adressent crûment et directement en exposant par écrit leurs fantasmes et leurs désirs envers des corps, et non des personnes, qu'ils croisent dans la rue.

Faut-il se réjouir de cette "saine" réaction féministe, à défaut d'être féminine, alors que nos jeunes n'hésitent pas, entre eux, à se traiter sans arrêt de "fils de pute", de "grosse salope ou de grosse pute" et j'en passe et des moins belles encore? N'y a-t-il pas chez ces jeunes filles en fleur comme une grosse contradiction entre ce langage sexué et ordurier utilisé par filles et garçons dans la cour de récré et à tout bout de champ et le désir de n'être pas regardées comme des "proies sexuelles" ne serait-ce que par les regards licencieux et peu délicat d'hommes plus âgés et en mal de fantaisie amoureuse?

La misogynie est un droit en démocratie au même titre que la détestation des hommes par certaines femmes. La misogynie ce n'est pas encore le viol ni le droit d'exercer son droit de cuissage sur les femmes. C'est juste une façon ni très sympathique ni très élégante de verser son fiel, ses rancoeurs, ses frustrations sexuelles, ses désillusions, son désespoir contre le sexe féminin. Et parfois aussi, des textes affolés d'érotisme par l'ivresse exercée sur eux à travers des jeunes filles en fleur dénudées.

Les femmes ne sont-elles pas aujourd'hui ambigües dans leurs désirs d'attirer le regard des hommes (qui leur conviennent) et en même temps de le refuser (aux autres qui ne les conviennent pas) sitôt que des inconnus, plutôt âgés et pas forcément super canon ("le beau mâle au joli petit cul" ça ne se dit jamais entre vous, les filles? C'est sexiste pourtant.) couchent sur le papier tout ce qui se passent dans leurs petites têtes (celle du bas) quand ils regardent déambuler de belles jeunes filles à demi-nue, le nombril à l'air, les seins bombés bien mis en évidence sous des T-shirts très serrés, des pantalons moulant des fesses qui explosent à la figure du passant, et un visage finement ou grossièrement maquillé qui donnent des envies suggestives aux hommes?

Pour éviter ça, les extrémistes islamiques ont inventé la burqa ou le niqab pour que les hommes n'imaginent pas d'obscènes et lubriques pensées envers des jeunes filles et des femmes mariées. Mais en réalité, cela n'a fait que donner plus de pulsions répressives aux hommes qui se comportent encore plus mal, en maître et seigneur tout-puissants des corps féminins traitant leurs épouses comme des esclaves sexuels et des êtres de second rang tout en évitant ni les viols, ni les débauches sexuelles, ni l'adultère, ni les mariages forcés entre vieux hommes et jeunes filles pubères voir prépubères dans certaines contrées reculées du globe.

Il faut savoir raison garder. Peut-être bien qu'un journal grand public n'est pas le lieu idéal pour déverser ses propres fantasmes libidineux et ses images obscènes. Sur ce point, je peux vous donner partiellement raison, quoique je préfère ça aux annonces criminelles et les guerres que l'on doit subir encore et toujours sur le papier glacé ou pas.

Il y a d'autres lieux, comme un blog, un livre, des cercles de lecture, pour lire et partager certaines choses qui peuvent choquer un certain public. Mais alors, vous pourriez tout aussi dénoncer, et avec plus de force encore,  ces sites de rencontres qui prônent, en première plage d'un grand quotidien orange, l'adultère et le sexe rapide dans toute les positions possibles et imaginables avec des jeunes femmes en fleur. Mais alors, vous pourriez tout aussi bien dénoncer et condamner ces sites pornographiques, regardés parfois par vos petits copains de lycée, qui donnent à voir des scènes d'une violence sexuelle extrême, des partouzes où les femmes ne sont plus que des objets de plaisir et des déversoirs à sperme. Cela ne vous fait pas bondir de vous voir ainsi maltraitées sur un écran et que vos copains, peut-être même votre gentil petit copain pas misogyne du tout et très égalitaire, consulte ce genre de vidéos qui disent exactement l'inverse par l'image?

Il faut savoir se mettre à distance de ce que l'on regarde. Le porno n'est pas la réalité de l'homme ou de la femme. Comme un polar où plein de gens sont truandés et assassinés, et que vous regardez pourtant avec le plus grand intérêt au fil des épisodes, n'est pas la réalité que vous désirez pour votre vie quotidienne ni la réalité des acteurs et des actrices qui tournent des scènes d'une grande violence et que vous adorez peut-être.

Souvenez-vous de la vraie pornographie. De celle de ces bouchers islamistes qui ont fait d'Hollywood et de ses films de truands, leur réalité quotidienne pour modeler le monde à leurs fantasmes religieux et criminels. De celles de ces organisateurs de partouzes pédophiles, de ces bandes de jeunes hommes enlevant une collégienne pour une tournante dans les sous-sols d'un immeuble. Ceci est condamnable. Absolument condamnable. Mais certainement pas des écrits pas bien méchants ni très bien écrits par un homme tout heureux du retour des beaux jours et sentant un air de frivolité parcourir ses états d'âme.

Condamner cet homme et son petit billet, c'est comme vouloir écraser le moucheron inoffensif plutôt que de se prendre au dinosaure qui est en train de vous dévorer et contre lequel vous ne lutteriez pas dans la réalité quotidienne. Le manque de respect dans la rue entre jeunes est un de ces dinosaures inquiétant qui finit par se créer dans la réalité et qui entraîne parfois une jeune fille vers la folie d'une tournante forcée par quelques jeunes hommes qui ne savent plus le respect dû aux femmes.

Le langage de la rue est aujourd'hui bien pire que le pauvre petit billet sans grande qualité littéraire de cet homme mais qui donne pourtant un brin de gaité à notre monde qui s'asphyxie, un monde de plus en plus toxique par les déviances sexuelles qu'il vante directement dans les journaux à travers moult effets publicitaires qui font de la femme un pur objet de consommation.

La ficelle entre vos deux guitares, Mesdemoiselles, est bien tendue. Mais vos esprits devraient se détendre un peu. Cet homme ne vous a ni violé ni insulté. Il a juste jeté sur vous un esprit libertin graveleux qui ne vous veut aucun mal ni aucune agression sexuelle de quelque forme que ce soit. Bien au contraire, il ne voit en vous que des fleurs désirables mais inatteignables pour lui. C'est dommage que vous le preniez si mal et si premier degré et que pour vous cela soit considéré comme une agression grave et punissable envers vos splendeurs physiques.

La manque d'humour et de liberté d'expression crée plus d'agressivité et fini par créer plus de frontières, plus de violence, plus de guerres, plus de viols et de désespérance. Il faut savoir se détendre et accepter les hommages grivois, même maladroits, d'un homme que vous ne connaissez pas et qui ne vous connait pas.

https://www.laliberte.ch/news/aux-jeunes-filles-en-fleurs...

https://www.laliberte.ch/news/editorial/dans-la-tornade-6...

https://www.laliberte.ch/news/regions/canton/des-propos-q...

  https://www.lematin.ch/story/polemique-les-jeunes-filles-...

https://www.linternaute.com/livre/poesie/1293087-baudelai...

 

 

13/04/2021

Le 10ct suisse dans le Livre Guiness

La plus vieille monnaie du monde encore en circulation est helvétique.

Pour celles et ceux qui ne le savaient pas encore, le Livre des records du monde, le Guiness Book, a homologué la pièce de 10 centimes suisse dans sa dernière édition comme la plus vieille monnaie du monde encore en circulation.

C'est donc depuis 1879 que la tête d'Helvétia trône avec la frappe monnaie que vous connaissez toutes et tous. Depuis, elle est indéboulonnable et elle fait un peu, il faut le dire, le désespoir de certains numismates helvètes et étrangers qui ne font que rajouter, année après année, la même pièce dans leur collection, exception de l'indication de l'année de frappe.

Même au point de vue de la valeur pécuniaire des anciennes monnaies, cela ne fait pas vraiment l'affaire des amateurs de numismatique. Les monnaies suisses de tout le 20ème siècle, sauf les grosses thunes des années 20, se collectionnent généralement à des prix plus bas que les monnaies françaises, par exemple, pour la même période. La France a bien plus souvent modifier sa monnaie alors que la Suisse ne l'a jamais fait depuis maintenant bien plus d'un siècle pour la majorité d'entre elle comme le 10ct, le 20 centimes, le 50 centimes, le 1 francs, et le 2 francs. Sauf qu'en 1968, la Suisse a abandonné l'argent comme métal de frappe, à partir du 50 centimes, pour préférer le cupronickel, alliage sans valeur précieuse.

Je vous ai parlé, il y a quelques temps de ça, d'un 10 centimes suisse très curieux que j'ai rebaptisé le "Bourbaki". En effet, ce 10 centimes représente une tête de soldat de la fin du XIXème siècle et non la tête d'Helvétia. La pièce est datée de 1883, soit quatre ans après la création de la frappe de 10 centimes qu'on connaît encore aujourd'hui. Le plus étrange c'est qu'aucun faux-monnayeur ne pouvait avoir l'intérêt de créer un tel 10 centimes pour l'écouler sur le marché. En regardant de très près la pièce, le travail est extrêmement minutieux et ressemble comme deux gouttes d'eau à la vraie pièce hormis son effigie différente. Le poids, le diamètre, l'épaisseur sont rigoureusement respectés. Comme sont respectés la police d'imprimerie des lettres et des chiffres ainsi que l'espace entre les lettres. En tous points, cette monnaie reprend les canons et l'esthétique de la pièce originale, sauf le visage et peut-être l'alliage de métaux utilisés qui, à l'analyse, pourrait se révéler un peu différent de la vraie monnaie fédérale.

Alors par qui et en quelle occasion ce dix centimes venu de nulle part, de facture très professionnelle, presque conforme à l'original, a-t-il été frappé? Et pourquoi, apparemment, un seul exemplaire connu (nulle part je n'ai retrouvé un autre exemplaire similaire jusqu'à ce jour)? 

Je lance un appel de recherche. Si quelqu'un ou quelqu'une peut m'aider, ce serait sympa...dans l'optique de la connaissance historique de cette monnaie vraiment extraordinaire.

 

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Le "Bourbaki", cette pièce de 10 centimes suisse très étonnante et apparemment unique.

https://www.20min.ch/fr/story/deux-records-du-monde-pour-...

 

 

Les terrasses et les terrassé-e-s

Demain, le Conseil fédéral va probablement céder de manière partielle aux exigences de l'économie.

Nous allons très prochainement ouvrir les terrasses de restaurants. Pour le bénéfice de toutes celles et tous ceux qui piaffent d'impatience de prendre l'apéro et manger entre potes ainsi que pour quelques établissements privilégiés qui seront débordés de travail du fait de la distorsion de concurrence.

Parce que oui, si certains pourront ouvrir leurs portes, d'autres continueront de souffrir et à crevoter avec les aides minimales de l'Etat. Je parle ici des employé-es et non des patron-nes dont personne ne sait l'aide réelle accordée entre la Confédération, les aides cantonales, et les bailleurs ainsi que les assurances contractées. Certains patrons, j'en suis absolument certain, s'en tirent fort bien par temps de pandémie alors que d'autres font et feront encore faillite. C'est comme ça. Personne, et surtout pas les employé-e-s, ne peut savoir le montant global de l'aide apporter aux patrons tant cela varie pour chaque cas personnel. Il y a comme qui dirait ceux qui tiennent à rouvrir coûte que coûte leur bistrot pour une question de survie et ceux qui ont reporté leur temps libre, largement indemnisé, sur d'autres activités commerciales. A un indépendant, on ne demande pas de soustraire aux aides reçues ce qu'il va gagner ailleurs grâce à son ou ses restaurants fermés. A un employé recevant le minimum vital, on demandera des comptes si par hasard il réussit à dénicher une autre activité partielle dans un autre domaine. C'est le prix légal demandé aux travailleurs et travailleuses sous le régime des RHT... et les avantages d'un indépendant qui a su diversifier ses sources de revenus tout en touchant de la bonne thune étatique pour l'activité à l'arrêt...

Nous allons donc vers des mois assez difficiles où certains pourront à nouveau travailler et d'autres devront rester à la maison en attendant l'été et un retour au boulot, cela pour autant que la Confédération décide de nouvelles mesures d'assouplissement comme ils disent.

En attendant, on espère que nos patrons pleurnicheurs sauront rester décents à notre retour et qu'ils ne chercheront pas à profiter davantage de la situation pour mettre la pression sur les salaires, le droit aux vacances, et les horaires de travail. Parce que le bal des RHT continuera encore quelques mois au moins si la loi Covid passe, ce qui est souhaitable à certaines conditions, et que nos chers patrons s'en serviront pour jouer la flexibilité à outrance avec nous qui avons déjà vu nos revenus fondre depuis plus d'une année vers le minimum existentiel. Franchement, on n'a pas besoin de cela. Sinon autant se retrouver au vrai chômage pour échapper à ça, cette toute-puissance d'exploitation patronale qui ne dit pas son nom par temps de covid...