31/10/2014

Nos ex, Nos zombies, Nos Zizis

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Mais si tu restes un enfant dans l'âme, la femme et ses joies te sont promises... See you Festival des Morts et des Mortes vivant(s).

Et les cultureux se virent incapables de citer Germain Nouveau

Fleur Pellerin est bien malheureuse. Une Ministre de la Culture en fonction qui ne connaît rien de l'oeuvre de Modiano, prix Nobel de littérature 2014, et qui ose le dire franchement, voilà bien un sacrilège et une erreur indélébile...Démission ! Scandent même certains outrés et scandalisés de la haute et grande littérature française déshonorée par Madame la Ministre.

Sauf que les cultureux qui croient que l'on ne connaît rien à la culture si on ne connaît pas l'oeuvre d'un prix Nobel de littérature devraient parfois s'interroger sur leur dévotion, leur snobisme, et leur dogmatisme pour les « grands noms » de la littérature...en délaissant les petits, les sans grades, les laisser-pour-comptes...qui font parfois leur entrée fracassante le jour même d'Halloween...

Germain Nouveau ? A peu près personne connaissait ce type, ce petit copiste à la noix de coco qui vivait du temps d'Arthur Rimbaud, ce géant de la poésie à... 17 ans... Hors voilà que... de Rimbaud des personnes plus ou moins mal intentionnées de son entourage ont fait de lui un probable usurpateur des « Illuminations », poèmes écrits par ce Germain Nouveau totalement inconnu au panthéon des grands écrivains.

Et les culs terreux retournant à leurs labours se rendirent compte que les cultureux se prirent la honte de leur vie dans la figure... Fleur Pellerin pouvait rester tranquille. Elle n'avait rien à se reprocher.

 

 

Barbare

Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n'existent pas.)
Remis des vieilles fanfares d'héroïsme - qui nous attaquent encore le cœur et la tête - loin des anciens assassins -
Oh ! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n'existent pas.)
Douceurs !
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre, - Douceurs ! - les feux à la pluie du vent de diamants jetée par le cœur terrestre éternellement carbonisé pour nous.
- O monde ! -
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu'on entend, qu'on sent,)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
O Douceurs, ô monde, ô musique ! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant. Et les larmes blanches, bouillantes, - ô douceurs ! - et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques.
Le pavillon...

     Rimbaud – Illuminations... ou alors Germain Nouveau...si on se cultive un peu plus...

 


https://www.actualitte.com/patrimoine/rimbaud-ne-serait-p...

 

http://bacdefrancais.net/barbare.php

Madame Bach, de l'ombre, de l'ombre

On dit qu'à chaque grand homme correspond l'ombre d'une ou de plusieurs femmes. Mais parfois l'empreinte laissée sur l'oeuvre d'un artiste n'est pas seulement d'ordre inspiré par la femme. Il arrive que ces dames furent elles-mêmes les maîtresses créatrices des œuvres du maître...

Usurpation ? Jouer les nègres de son propre mari, voilà ce que fut peut-être aussi Madame Bach. Mais dans un couple, il arrive que la symbiose est telle que l'on ne sait plus qui du modèle ou du créateur œuvre le plus à la naissance d'une nouvelle pièce.

Les hommes ont souvent éteint voir séquestré la lumière de leur maîtresse, On connaît par exemple le drame vécu entre Auguste Rodin et Camille Claudel qui vira même au cauchemar par l'internement psychiatrique de Camille.

Certains hommes ressentent-ils le besoin de dominer leurs amoureuses ? Les hommes ont-il peur de se faire dépasser par le talent de leurs maîtresses ? Ces hommes sont-ils assez tyrans dans leur art pour cacher au monde le talent de leur femme et autres amantes ?

Et aujourd'hui serait-ce encore possible de faire disparaître le talent d'une artiste par son homme  griffant l'oeuvre de sa partenaire de vie ?

 

30/10/2014

D'une belle dans la peau

Je te prends en rafales,

t'en vole encore de ces pétales

révélés tout cru de ta jeunesse nue,

De tes jours vécus sous ma mitraille,

de nos nuits achevées sur tes batailles.


Que restera-t-il alors de ma diablesse ?

 

En ce temps là,

Tu avais l'air follement heureuse.

Tu jouais de déraison avec mon corps

comme une chatte affamée

qui ronronnait et déconnait,

m'attirait goulûment,

tout au fond de ses velours hurlants.

 

Et si je m'en tire encore cette fois,

c'est de cette belle dans la peau

que je le dois.

 

D'une belle dans la peau,

j'irais encore mourir d'amour demain.

Mais ça sera pour plus tard...

 

Car l'instant présent de ton cuir signait un festin

et j'aurais voulu n'y découvrir jamais la fin,

de tous nos points de suture,

de mes signatures de feu sur ta luxure,

ni la fin tragique de notre folle aventure.

 

Ne dis surtout plus que tu m'as troué la peau

le jour où, sur nos roulis de tambour,

fanfaronna clairement ta pelote d'exécution.

 

Mais...

 

Dis seulement que tu resteras

sur ma peau le tricot d'une belle,

la cicatrice de ma plume éternelle.

 

Que deviendra alors l'ange né de nos désastres ?

De l'art, de l'art, rien que de l'art.

Et de nos démons audacieux, que resterait-il alors ?

Du cul, du cul, rien que du cul.

 

à Lidia

 

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 Botte de fille moderne (à droite) subtilisée

à l'Ogre de Barbarie (à gauche)

ou comment le cerveau reptilien d'un homme

devint un jour plus subtil, érotique, et humain

grâce au vol de ses propres bottes par sa femme d'amour.

 

P.S. En attendant de les récupérer bien plus tard,

c'est-à-dire aujourd'hui,

il dut alors jouer à mourir de sa corde d'artiste.

 

Yosemite & Hallô ! Win ! Production,

Climb The Rock & Love


Le Lion-Vampire sur la paroi du Nose

Petit clin d'oeil à Casey Nocket. Pour son avenir de graffeteuse et son porte-monnaie, son talent naissant et son désir de liberté plutôt que la connaissance, glaciale jouissance, des barreaux, voici peut-être un chemin à suivre pour elle. Les parcs nationaux américains regorgent d'images à saisir et à transformer...mais peut-être pas pour de vrai... Nous ne sommes plus des femmes et des hommes préhistoriques qui n'avons aucun support et très peu de moyens artistiques sous la main. Nous avons créé des outils humains autre que le charbon naturel du feu et la paroi de grimpe pour laisser nos traces d'artistes. Casey, une première pour vous dans la paroi du Nose en compagnie d'un ex-grimpeur de mur pas trop champion mais suffisamment déjanté pour oser ce qu'il n'a jamais pu tenter en escalade sur le Nose de El-Capitan : le Lion-Vampire vous est dédié, chère Casey NO.

http://www.climbing-photography.co.uk/blog/index.php/2010...

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Paroi du Nose, 444 mètres au-dessus du sol, le Lion-Vampire m'avertit:

"Assure bien Casey NO. Les fissures, c'est pas trop son truc"