20/01/2017

La révolution passe par Florange

 

20170120_091525.JPG

La main d'or

 

Il y a comme cette beauté

qui remonte la rivière enflammée

jusqu'à notre Renaissance

et le retour futur de Florence

du côté de Florange.

 

C'est l'amour qui se venge

de leurs haines et de leurs démissions,

de leurs saccages et de leurs raptations,

de leurs mensonges et de leurs corruptions.

20170120_09152555.jpg

L'insoumis(e)

 

C'est l'amour.

Et puis quoi, as-tu honte de l'amour,

de sa sueur et de sa peine, et de ses flirts,

et de ses rendez-vous, et de ses t-shirt

mouillés portant au coeur du monde la révolution

avec tous ces mots d'insoumission

et nos amours d'insoumis

dansant sur le temps des insoumises

et de toutes nos réalités promises?

 

Il y a comme ce ciel de rouille

qui chasse nos trouilles

rendant nos ventres et nos couilles 

à  nos visages de houille

trempés d'amour et de sueur

quand l'appel bat le rappel des fleurs,

de nos camarades tombés

par amour de la liberté,

de Jean Jaurès à Rémi Fraisse,

de Pier Paolo Pasolini à  Gisèle Halimi

se battant pour nos luttes  émancipées

libérant de leur domination

et de notre soumission.

 

De nos papillons fragiles

creusons le sillon agile

de notre sang impur

qui respire l'amour à cet azur

et appelle à la révolution,

et à cette humanité d'invention.

 

Camarades,

La France insoumise est debout!

Lève-toi avec elle

et couche-toi le coeur en harmonie.

 

20170120_091525555555.jpg

La France insoumise

20170120_0915255555555.jpg

 

P.S. Les oeuvres ci-dessus ont été créées durant le visionnement de la vidéo du meeting de la France insoumise à Florange. C'est mon ventre, ma main, et mon ordinateur posé sur mon ventre qui ont produit les images ci-dessus. Un peu d'heureux hasard, et le cerveau...et la main qui suit ses intuitions.

 

19/01/2017

Emmanuel Macron, un banquier qui a tout pour plaire

On peut adresser tout les reproches qu'on est en droit de faire aux brasseurs d'argent dont Emmanuel Macron est un apôtre appliqué, sauf celui de savoir plaire à son public aussi vaste que celui d'un vendeur d'aspirateurs dans un stand de supermarché.

Macron a tout du gendre idéal à la bonne famille bourgeoise dont la fille a ciblé le personnage, sa jeunesse insolente, et son large sourire d'ange. C'est un peu le Jésus de la finance flanqué des deux voyous Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet du Golgotha de la finance mondiale ou crâne de diamants ou calvaire des peuples rejetés et maltraités selon que l'on traite l'Histoire de l'humanité sous un angle tragique, réaliste, ou comique. Rien que pour ça, les bourgeois l'adorent et Dior sans doute aussi, lui qui, avec sa façon de faire et de parler comme un parfumeur embaumant de ses fragrances subtiles les participants et participantes à ses meeting, devient le roi de la guimauve présidentielle pour midinettes et midinets.

Les malheureux! Ils n'ont toujours pas compris qu'au jardin du jet set many people, le peuple des refoulés attend son heure et sa revanche sur les aristocrates qui leur font subir tant de misères depuis la fin des trente glorieuses. 

A un moment donné, la bonne parole prophétique ne suffit plus. L'évangile selon Saint-Rothschild qui promet monts et merveilles avec le miracle économique, ça ne fonctionne plus et le livre blanc sacré du Capital est jeté au feu. Gueule d'ange pourrait bien se retrouver face à l'enfer et jugé par les damnés de la Terre comme inapte au service présidentiel. Savoir parler et raconter n'importe quelle baliverne fonctionne dans un temps de haute conjoncture où la majorité du peuple se satisfait de sa situation sociale et économique. Cela ne fonctionne plus à l'heure des attentats terroristes qui frappent le pays tout entier et de la pauvreté et de la précarité immense qui s'y développent chaque année davantage comme une lèpre qui ronge jusqu'aux lèvres rouges pétantes de l'Oréal affichées sur les murs des villes.

Aujourd'hui, qui peut encore croire au faiseur de miracles, un bonimenteur, un marchand de savonnettes capitaliste? Nous avons eu Nicolas Sarkozy. On a vu. Nous avons maintenant un autre beau parleur avec Emmanuel Macron. Peut-être est-il un brin plus cultivé et sympa mais sa matière première, la victoire exclusive des élites mondialisés, ne fonctionne plus dans une période révolutionnaire où le monde a changé et au constat que le monde ne se règle plus autour d'une petite élite qui monte encore à Davos se faire mousser et faire son show.

Combien de policiers et de militaires autour du village fortifié ces jours-ci à Davos? Est-ce ce monde là que nous voulons? Des hommes et des femmes qui ont besoin d'une protection démentielle tant la menace d'attentat serait grande? Nous voulons un monde où celles et ceux qui dirigent au sommet se font respecter du peuple pour leur haute idée qu'ils se font de la société et qu'ils honorent réellement les valeurs humaines plutôt que le fric. Nous ne voulons plus d'un monde qui honore celles et ceux qui ont déjà tout mais qui rejette celles et ceux qui n'ont rien ou presque. Nous ne voulons plus de médias qui jettent à la figure du monde les stars qu'ils se choisissent parmi les grandes personnalités pour faire illusion alors que tant de choses ne fonctionnent pas sur cette Terre.

Emmanuel Macron a certainement une gueule d'ange. Mais il ne faut pas oublier que qui veut faire l'ange fait le démon. A y regarder de prêt, Jean-Luc Mélenchon et ses allures frontales d'aborder les vraies réalités de notre monde inspire nettement plus confiance à celles et ceux qui ont compris que les bonimenteurs n'ont jamais recherché qu'à gagner plus et protéger la caste dans laquelle ils vivent si bien. Le cynisme a parfois un beau sourire qui cache des intentions bien ciblées, soit ici vendre une politique de riche faite pour les riches à l'exclusion de tous les autres.

Une finale Macron-Fillon et ce sera un festival en l'honneur d'une société incapable de changer en profondeur pour éviter les cataclysmes qui s'annoncent. Une finale Macron-Le Pen et ce sera le vote inutile pour empêcher le fascisme de fleurir un peu plus.

Ni de droite, ni de gauche, ni du centre, Macron marche sur l'eau et promet le paradis à toutes et tous en sachant qu'il ne joue que pour son équipe au final, soit la banque, les assurances privés, et les grands intérêts financiers à défendre.

Pour ma part, je préfère rester en enfer avec les damnés de la Terre, les naufragés de la Méditerranée, et les simples gens de bonne compagnie qui ne font pas de la victoire du Capital leur but ultime dans la vie.

 

18/01/2017

Le loup dans la bergerie valaisanne

Cela n'a l'air de rien. Et pourtant.

C'est une histoire suisse, très suisse. Chez nous, dans le pays du propre en ordre, nous aimons la politique du consensus. 4 Partis se partagent le pouvoir confédéral et tout semble aller dans le meilleur des mondes.

Il faut pourtant remonter à 1992 et la victoire de Christoph Blocher dans le non à l'EEE pour comprendre comment les Suisses ont été de plus en plus acquis à une cause qui flirte avec l'extrême-droite sans y avoir l'air. 

A l'époque, l'UDC est encore le parti des paysans et de son lobby qui défend les subsides agricole. Mais quelques citoyens très riches de la région zürichoise, dont Blocher, ont décidé de jeter leur dévolu sur le parti UDC, le préférant au parti libéral. Peu à peu, Blocher gagne en influence pour finir par exercer une véritable OPA sur le parti. Les paysans restent attachés au parti mais tout une autre population vient se greffer, les déçus de l'ultra-libéralisme qui croient au rêve nostalgique d'une Suisse préservée de la mondialisation affiché par le milliardaire Blocher qui pourtant négocie des contrats d'affaires avec le monde entier; les travailleurs et travailleuses qui trouvent leur compte en frustrations économiques à cause du projet néolibéral européen; et les intellos du genre Zemour qui préfèrent le suprématisme Blanc et chrétien à "l'invasion barbare" des étrangers, musulmans en tête, venus d'autres horizons du globe.

Peu à peu, le parti au gouvernement gagne en force et obtient même un deuxième conseiller fédéral. Désormais, il gouverne au même niveau de représentation que le parti socialiste et et le parti radical-libéral. Les socialistes sont d'ailleurs largement minoritaire au sein de la Berne fédérale. Le rapport de force penche de plus en plus en faveur de la droite dure... Mais le parti socialiste, rendu aux thèses néolibérale, pratique de plus en plus la politique voulue des partis de droite. Et ce sont les syndicats qui sauvent finalement la face et le prolétariat grâce à des accords économiques de branches avec le patronat et non des accords entre syndicats d'entreprises et le patronats vivant ensemble sous le même toit industriel...avec le couteau bien évidemment tenu par le manche toujours du côté patronal.

Bref. La Suisse s'en sort pas trop mal et même plutôt bien dans le contexte international tendu. Et les Suisses n'ont donc pas la fibre révolutionnaire. Ils sont encore en majorité du bon côté de la balance économique. Un Mélenchon en Suisse c'est de loin pas encore fait. Quoique. Dans le canton de Vauds un Pierre-Yves Maillard, conseiller d'Etat et ex-syndicaliste, fait son bout de chemin...même s'il fait du bon boulot de compromis avec la droite libérale...

Arrive l'aventure valaisanne de ce printemps. Ce canton, ancré à droite depuis toujours grâce au PDC, qui est pourtant un parti du centre politique, va devoir voter au mois de mars entre une ligne politique PDC classique acquise au libéralisme et une ligne UDC pure dissidence du PDC avec un Oskar Freysinger qui a fait son OPA grâce à un dissident influent du PDC et décidé à gouverner avec les coudées franches sur sa ligne politique bien à lui, soit celle qui défend in fine des thèses d'extrême-droite avec, comme dernière péripétie, ce fameux conseiller personnel de Freysinger, survivaliste aux thèses fascistes engagées, puis licencié très vite sous la pression du conseil d'Etat valaisan et la Gauche du canton. Freysinger tente des coups. S'il échoue, il fait profil bas. Mais s'il obtient tout le pouvoir, fera-t-il encore profil bas si telle ou telle thèse scandaleuse est appliquée par son gouvernement?

C'est ainsi que le fameux consensus helvétique fini peu à peu à donner un visage monstrueux à la politique. On intègre tellement bien les idées d'extrême-droite que finalement elles obtiennent même la chance de prendre tout le pouvoir un jour ou l'autre.

Imaginons, un seul instant Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen dans le même gouvernement... Impossible, tant la France tient encore à une démocratie qui défend des valeurs républicaines, mixtes, et sociales. Sur les cendres de l'ultra-libéralisme naît donc le fascisme ordinaire. En Suisse, cela semble possible. Et c'est assez monstrueux pour en faire un billet de blog.

Espérons qu'en France, Fillon ou Macron ne finissent pas doublé par Le Pen. Mais la meilleure assurance pour que cela n'arrive pas, c'est de décider de bouter le feu à l'ultra-libéralisme et de rejoindre la France insoumise. C'est pourquoi j'ai adopté la cause révolutionnaire de Mélenchon et des insoumis et insoumises.

C'est comme cela que la révolution citoyenne peut se réaliser alors que le consensus mou finit par créer des consciences molles prêtes à s'accommoder des pensées fascistes.

 Du grain à moudre et à philosopher pour nous autres Helvètes tellement attaché à la paix jusqu'à se compromettre finalement avec des idées brunes qui dominent le débat public et contaminent même nos grands médias. Au nom de la liberté de penser, certes. Mais alors est-ce que toutes les libertés de penser sont aussi honorables les unes que les autres?

C'est aux citoyens et citoyennes de mon pays, la Suisse, que je pose cette grave question dans le contexte international lourd que nous connaissons.

 

Sur les sillons de mon microsillon

Il paraît que les vieux vinyles, dont je fais partie, reviennent à la mode. On n'a pas vraiment l'air viril mais on fait peur à voir, paraît-il. A part un peu de ventre gonflé, il ne reste que les os ou presque. Vintage aux origines biaffraises sans doute. C'était du temps de la Sainte-Patrick qui recherchait les femmes avec son physique de midinette puis finalement les hommes, parce que lui-même ne savait plus trop bien s'il était une femme ou un homme. A défaut, on se disait transgenre. Dans la vraie vie, on ne choisissait pas de camp. On aimait tout le monde... C'était du temps où il ne fallait pas se croire obliger de choisir.

C'est comme en politique. Tout était possible. Voter à droite un coup, un autre coup au centre, puis soudain un coup à gauche pour équilibrer la balance. Sauf que. La politique c'est du sérieux comme l'amour de la cuisine et quand y'a le feu, il faut savoir si tu cuisine du crabe, de la morue, ou du homard pour les clients qui attendent dans la salle et pour le garçon de café en chemise blanche qui n'a pas envie de se faire engueuler par le client à cause du cuistot qui n'a pas fait le bon plat et la bonne cuisson. Donc, le vieux vinyle a toujours intérêt à servir de la bonne soupe sinon il est viré et de son patron, et des garçons de café à chemises blanches, et des clients charpentiers qui peuvent très bien retourner leur veste et aller bouffer ailleurs dans une autre cantine (on dit pas bouffer, on dit manger. Merci maman. Et merci fiston parce qu'en plus d'être agriculteur sans domaine, un homme du métier sans la terre quoi, tu te fais charpentier pour vivre honnêtement. Attention. Sur les toits, c'est dangereux. Mais bon. Si t'avais Mélenchon comme président t'aurais peut-être une petite chance de trouver et financer ton petit domaine en France à condition que tu abandonnes ces foutus pesticides et que tu te mettes à l'agriculture bio. Cela te permettrait de donner une seule pomme à tes futures gosses au lieu de cent pour le même nombre de vitamines... C'est Mélenchon qui le dit. Pas moi. Mais je le crois, vu sa santé de cosaque).

J'en étais où. Ah oui. Le microsillon. Vous trouvez pas que ça sent le vinaigre pour tous ces cornichons en conserve ultra-libérale? Fillon et Hamon, tirés à quatre épingles bancaires en costard-cravate au Macron prêt ainsi que tous les autres qui se sont mis au même Compact Disc pour écraser dans le digital la matière grise afin qu'elle en devienne de l'huile de noix pour milliardaires même pas heureux de l'être. CD avec CDD toujours et CDI presque jamais. Déterminé est le Capital à faire des gens les intermittents du spectacle de l'existence et les déterminants obligés de leur fortune personnelle à défaut de trouver des robots eux-mêmes fabriqués par des robots qui, une fois obsolètes, partiraient à la casse sans cri ni douleur ni maladie. Mort au combat industriel sans laisser de traces humaines... Quoique, on ne sait plus trop bien si nous ne sommes pas nous-mêmes des robots quand nous faisons tout machinalement sans réfléchir à nos actes parce que stresser par nos chefs du dessus ou le patron lui-même. Relaxe. Phi, rappelle-toi bien de ce logo qui revient tel un mantra sur la scène politique actuelle. J'en étais où? Ah oui. Décisifs, nous sommes décisifs pour grossir leurs comptes en banque privé, mais jetables et corvéables sans protection sociale (ça coûte trop cher à l'Etat qui existe de moins en moins pour les gens mais de plus en plus pour les bataillons de CRS qui s'apprêtent à faire la guerre en faveur des néolibéraux et de la bande au MEDEF qui considèrent de toutes façon tous les résistants à leur idéologie comme candidats au terrorisme intellectuel si ce n'est armé) je reviens à mon fil d'Ariane, donc sans protection sociale une fois bien écrasés comme de frêle esquifs perdues sur la Méditerranée, des coquilles de noix prêtes à se noyer dans l'indifférence commune et pratique de tous les jours. On meurt beaucoup en silence dans nos communautés modernes. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelques migrants par ci par là qui ne trouveraient plus leur chemin?

Donc le vieux vinyle est de retour dans les bacs et il ne s'enlisera pas dans les sables de l'obsolescence, cette fois. Hélas, il est issu des années pétrole et non de la chlorophylle des algues ou des arbres ou des plantes. D'ici que les potes à Mélenchon nous fabriquent du vinyle bio avec de la chlorophylle née sur nos tas de fumier... Ce sera une révolution de plus. Et du coup, je serai très moderne avec Souchon, pas très cornichon mais poète, pour vous chanter Foule sentimentale avec ma voix de casserole inimitable posée sur les feuX de l'amour.

C'est pas tout ça. C'est le milieu de la nuit. Et vous allez encore penser que ce vieil ivrogne blogueur vient de descendre un vin millésimé tout seul sans personne autour de lui à part son ordinateur. "Ah non... Ânon? Il n'a pas bu. Il ne boit jamais sauf en bonne compagnie". C'est mon double, hologramme de métier, qui sévit sur Paris qui vient d'intervenir ci-dessus. Comme cela, je n'ai pas besoin de faire mon ego trip perso. C'est mon fantôme, mon inexistant, qui fait son charme et son cirque auprès de vous. La preuve c'est que vous ne me connaissez pas personnellement ni même par écran interposer pour l'immense majorité d'entre vous. 

Je vous quitte. Bonne nuit à tous. Je vous laisse avec les croqueuses de pommes. Le fruit du péché au goût insoumis. Et vive la Révolution! (Mieux vaut la faire. C'est mon médecin qui me l'a dit pour éviter les ulcères et le cancer).

 

17/01/2017

May fait du Thatcher à l'envers...mais c'est la même potion ultra-libérale...

Le deal c'est à peu près celui-là. Le Royaume-Uni divorce mais veut garder toute sa liberté de commercer avec son partenaire européen. Sinon...

Un chantage clair et net: "Je te quitte et je prends nos enfants avec moi à Davos, sur la Montagne Magique, pour continuer la mondialisation mais sans les entraves qui me liaient à toi. Et si t'es pas d'accord, alors là, mon coco, tu vas voir comment je m'appelle. Je garde le beurre (adieu les paiements sonnants et trébuchants à l'Union Européenne) et l'argent du beurre (mais je vais continuer à faire mon marché commun sur tes terres. Tu refuses cet accord à l'amiable? Très bien. Alors je vais pratiquer le dumping fiscal et salarial. Les patrons viendront s'installer chez nous à des conditions encore plus exceptionnelles et compte bien sur moi pour faire descendre davantage les salaires réelles pour produire au meilleur prix grâce à pleins d'heures supplémentaires, qui deviendront gratis, effectuées par les employés grâce à l'assouplissement de la loi travail. Les Français connaissent déjà la potion grâce à Valls et Hollande mais nous, ce sera double potion magique. Et vous les Français, gare à vous. Si par hasard il vous vient cette folie de voter pour la Merluche vous allez attraper la peste, le choléra, plus la coqueluche grâce aux assureurs sociaux communistes qui feront le malheur de la France".

Ainsi parle l'ultra-libéralisme dans la bouche présumée de la Dame de Mai. Après la Dame de Fer, on pouvait rêver d'un plus beau printemps pour la Gauche. 

Que tu sois dedans l'Europe ou hors de l'Europe, c'est la même soupe ultra-libérale. Souviens-toi de ça, camarade! Il faut changer l'Europe des peuples avec les peuples en lutte, et pas sortir de l'Europe. Il faut créer l'intersyndicale européenne pour contrer les dérives de l'ultra-libéralisme sans frontière. Souviens-toi aussi que c'est l'extrême-droite, et pas la Gauche, qui a produit les mensonges les plus grotesques pour que les peuples du Royaume-Uni votent finalement pour le Brexit.

Trump aux Etats-Unis, May au Royaume-Uni... Macron en France, et adieu veaux, vaches, cochons de gauchistes. On pourra toujours attendre Godot, le stress et la pression au travail deviendront de plus en plus forts. Et si tout finit par basculer dans la violence, alors on ferme le blog (pour de vrai cette fois) et on va sur le dancefloor des caves avec les dadas renaissants pour oublier que tous nos mots ne servent à rien. La folie fasciste aura alors gagné sur les peuples du monde pour un remake final de l'Holocauste.