16/03/2008

Du chevalier blanc au client numéro 9, Spitzer Proper, le sniper du système américain

Ainsi donc, après son mari Bill, la combattante Hillary se retrouve, par l'intermédiaire d'un super électeur très influent, acquis à sa cause, mêlée indirectement à une histoire de fesses qui fait, encore une fois, retourner l'Amérique dans son purin.

Cet homme, Eliot Spitzer, qui n'a rien à voir avec E.T., se fait pincer avec une charmante jeune femme qui loue sa plastique de luxe aux riches puritains qui cachent leur seconde vie sous le tapis de poker. Il y a toujours un monstre du Loch Ness qui sommeille en chaque homme. Si la femme, cette sorcière bien aimée, l'acceptait tout en contestant avec âpreté et réalisme les dérives cochonnes de leur serpent de mer de mari, les couples pourraient composés à la fois sur leur conte de fée et sur leur maison intimes des horreurs sexuelles.

L'Amérique la Puritaine en est très éloignée, hélas. A ma gauche, l'Islam, qui vole d'extase en extase pour Allah en égorgeant ses femmes adultères et qui se fait remettre à l'ordre par les belles âmes occidentales; à ma droite, l'Amérique, qui vit dans sa petite prairie proprettes pleines d'oranges bleues en ignorant sa crasse corporelle et qui se fait descendre en flamme par les âmes charitables d'Orient. Au centre, la littérature qui, elle, se fait pendre par la queue par tous les profiteurs des systèmes à Paris comme ailleurs aussi. Depuis combien de temps, le maître ramoneur céleste a-t-il oublié la cheminée américaine qui pollue de plus en plus l'atmosphère cérébrale de ses citoyens ainsi que le puits de pétrole arabe qui encrasse et englue de plus en plus notre Civilisation dans sa masse noire?

Notre jardin privé plante aussi des cyclopes et des sirènes parmi les nains, Blanche-Neige et le Prince Charmant. A ne vouloir regarder que la maison des nains entouré du couple magique, on oublie La Reine en son château qui a fait assassiner le Roi et qui demande à son chasseur d'amant de séduire et massacrer le cœur de la jeunette qui lui vole sa beauté... et sans doute ses amants. C'est aussi cette seconde partie cachée du scénario qui habite nos âmes à tous. A vouloir chaque fois l'ignorer, l'Amérique n'est plus la capitale de la liberté et l'Iran n'est plus à l'origine de notre Civilisation.

A part ça, Miss Dupré a choisi le meilleur champ d'investigation pour réaliser un futur serein: accepter de thuner une célébrité étatique, un gouverneur, en sachant qu'un jour les espions d'Etat allaient faire tomber la dite célébrité tout en lui offrant, à elle Ashley, sympathique fille à un, deux, trois, quatre milles dollars l'heure, l'innocente enfant au passé perturbé par des viols (Est-ce vrai? Où sont passés les violeurs? Au Tribunal? Passés par pertes et profits?), l'argent et la gloire médiatique en attendant, peut-être, l'amour sincère et romantique. Je crois que je vais cliquer sur mon supposé amoralisme pour fréquentation des boîtes à cul. Je suis totalement pervers, inintéressant à ce monde en général et à certains journalistes en particulier. En attendant, je clique pour ne pas dégueuler ma saudade sur l'écran. Parce qu'en plus, ma call-girl à moi n'a pas officiellement franchi le seuil qui la ferait passer de catin à hot people. Peut-être un suicide du maître chien… Au fait, Paris Hilton et Cie, ces filles de la haute bourgeoisie engagées sous contrat mirifiques par des grandes maisons de coutures, ce sont des catins ou des filles qui mendient dans les maisons de luxe de la rue du Rhône?


 


 


La vie des pauvres n'intéressent pas les riches, sauf par le fait divers sordide: hold-up, enlèvements, prostitution, suicides, actes racistes ou vandalisme, viol individuel ou collectif. Le pauvre, dans une société de riches qui possèdent la main sur les médias, est tenu pour seul responsable de ses échecs. Personne ne veut savoir pourquoi il est tombé, pourquoi il lutte encore, pourquoi il espère toujours refaire surface comme un con damné qui refuse de se rendre. Refuser d'être pauvre, c'est refuser le chemin que la société nous a assigné sans nous demander notre avis.

Les frères Garce, nous pouvons croire à l'effet soprano qui brise les vitrines trop belles tout en faisant de la lèche à la Tour TV. La Castafiore, rappelle au Colonel Zlobovic, le porteur de monocle (b)ordure, au recyclage arrangé du monde à travers les incinérateurs officiels des médias. J'ai nommé, entre autres, les tours jumelles, TSR1, TSR2. Vive le spectre d'Ottokar, la TransSyldavie et la zlibovic, l'alcool du pauvre plus riche que son ombre en taux d'alcoolémie. Infiltré un territoire par anesthésie générale, l'alcool hilarant, et vous vous couchez régulièrement avec porc en truie à l'Hôtel Dieu. On ne s'arrête pas au milieu d'une piquouze particulière avant de bien dormir. Encore un petit bonbon à la cantharide pour info routes, les frères Garce?

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