25/05/2008

Des singes et des hommes, le sacré en question

Des nouvelles scientifiques, des musées, des livres nous montrent que le singe est le propre de l'homme. Pour tous les gens honnêtes qui s'interrogent sur la présence de Dieu dans l'univers, cela bouleverse davantage les croyances classiques d'une supériorité de l'homme sur les singes. Si nos cousins les singes nous ressemblent tant, alors que faire des Eglises et religions?

Les athées diront que nous obtenons une preuve de plus de notre finitude et de l'inexistence d'une transcendance. Ils n'ont pas tort mais…

Imaginons Dieu au Commencement et à la Fin comme une construction en devenir de l'homme sacré, comme l'Amour est une construction entre deux individus qui s'attirent. Nous nous rendons alors compte que nous pouvons remettre Dieu au centre de nos préoccupations tout en remettant à plat nos croyances traditionnelles. Dieu bébé n'est pas Dieu enfant qui n'est pas Dieu adolescent ni Dieu adulte se dirigeant vers sa maturité…

Les chimpanzés se font la guerre et l'amour, comme nous, avec tortures, viols, meurtres et génocides à la clef. La différence, tout de même gigantesque, c'est qu'ils ne sont capables ni d'art, ni de culture, ni d'histoire ni de spiritualité.

Peut-on alors éliminer définitivement Dieu de nos discussions et expériences de vie? Si Oui, une société athée plutôt que laïque serait-elle plus libre, plus amoureuse, plus tolérante, plus capable d'empathie envers ses citoyens? A ma connaissance, je n'ai pas rencontré beaucoup d'athées purs et durs qui font preuve de grande humanité envers leurs frères croyants… Les goulags et les génocides ont pullulé et pullulent encore dans les lieux où le sacré, l'art, la culture, la liberté d'expression sont exclus. Quant aux religieux extrémistes, nous pouvons les ranger du côté des fous de Dieu qui ne veulent pas savoir que Dieu est Liberté et qu'il progresse avec nous.

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