06/07/2008

E(u)ro foot 2008 - 10 juin

Mardi 10 juin: "Qu'importe le gazon, pourvu qu'ils aient l'ivresse. Dieux! Quoi de plus con que leur troupeau en liesse?" S.B.

 

Mardi 10 juin: Une balle en cloche sur son gazon de gonzesse libre. Dieux! Je plonge dans sa profondeur, ma tête pleine d'ardeur. Son petit filet de dentelle oublié dans les buts tremble de bonheur. Bientôt, sa cage sera maculé de blancheur. - Ciel, mon amant!- crie-t-elle soudainement en rigolant tout en observant dans la lucarne les supporters anglais massés sur la tribune nord. J'ai la berlue. Est-ce la Gueuse qui me soûle? Que font-ils là, les Britt ta nique? Le doute m'habite. Je fais un nouveau tour dans sa fan zone abandonnée. Elle me propose un sandwich au beckham roumain, trente cinq milles francs la location de son stand au mois. Je suis à la rue. Je me défonce devant, derrière, partout sur le terrain, pour elle, rien que pour elle et notre futur radieux. Je ne sais pas si la spice girl du Mac Do d'en face va nous servir gratuitement ce caprice des dieux. Hélas, sans Viagra, blessé irrémédiablement aux adducteurs, l'Italien naturalisé qui a toujours tenu son axe offensif et qui fait gagner chaque fille qui l'embauche, je crains la faillite de mon bout du monde et de toute notre équipe helvétique. Peut-être que Coca-Cola, dans l'euphorie, va nous sponsoriser quand même. Qui sait? On peut toujours rêver d'orgasmes financiers. Une lente introduction dans sa surface de réparation; elle s'élève au-dessus du melting-pot, le beckham roumain assaisonne déjà son gazon pris d'assaut par les hordes de Hollandais; prises de balle entre les jambes, elle dribble, il tire, bonne défense à la rhinosenderos; j'encaisse mentalement, bitch soccer, elle rudoie le beckham, un peu trop sangsue à son goût, le repousse, lui envoie une savate ignorée par l'arbitre, balance encore une quéquette sur sa joue rose, le fait tomber dans la boue du Wankdorf, le sifflet de l'homme-sandwich est coupé par le choc. Mais qui voit-on pénétrer sur le gazon, maintenant? Incroyable mêlée! Cafouillage dans les seize mètres, somptueuse bicyclette sur le rond de penalty par Adriana la remplaçante tchèque. Inouï! Ses compas voltigent à trois mètres de haut! Et que font donc ces Chinois de l'UEFA!? Ils ne censurent pas ce mouvement fabuleux! Adriana tricote avec Mutu et intimide Bouche Cousue, alias Zubi la Vierge, avant de tirer cul par dessus tête d'un puissant coup de reins. Elle hurle comme une tenniwoman: "Tout est bon chez ces cochons d'infidèles!". Mais non! Caramba. Encore raté. Voici qu'in extremis, revenue du charbon tricolore, Victoria Burkam, l'Afghane intégriste de service, intervient légitimement pour récupérer son beckham qui pue la petite crevette fraîche par la bouche et ce dernier lui bourre subito la pelouse avec beaucoup d'assise sur ses appuis en marquant un but grandiose. Autogoal familial sans bisou! Coup de sifflet strident de Mr Baise Oto, insultes pornos, expulsion du terrain méritée des entraîneuses. Incroyable! Angie Merkerel les accueillent dans les tribunes avec un gros bisou et un bouquet de fleurs pour leurs belles prestations artistiques et explose de joie: "Par ici la monnaie, les filles, j'ai une belle de nuit européenne à construire, moi". Néanmoins, un match de suspension pour les escort girls allemande et croates. Il faut respecter les limites, tout de même! Et pas bouffer de l'arbitre. Ouf! Le mangeur de chaperons rouges Sarkosy ne rôde pas en ce moment sur les gradins. Superbes occasions manquées par le Loupo de la République française. Carla peut roupiller sur ses deux oreilles qu'elle a très fines. Son Italie éliminera la France. Mirage global sous le soleil de joints noyé de coke coupée par l'eau du ciel. L'oranje Outang Seedorf revient à sa glauque réalité d'exclu des terrains. Il est triste à la fête. Les filles veulent chanter pour lui, qu'elles oublient peu à peu, et qui a dans les yeux, quelque chose qui fait mâle, qui fait mâle. Mêlée collective. Ballack tient le shoot hygiénique entre ses pieds. Coup franc tout ce qu'il y a de plus fourré. Goal de Teuton dans sa zone érogène. L'Autruche est out, la tête prise dans son sable viennois. Tandis que Villa construit ses buts en Espagne dans la plus pure tradition de l'architecture ibérique. L'honneur de l'UEFA est sauf, au contraire de celui de la F1. Quand à ma propre Formule 1, Mihaela de l'Ange, écurie DJ Dracula, elle se retrouve fatalement à sautiller de bonheur, telle une pouliche dans mon boxer. Sur la nouvelle paille bâloise, l'étalon "Jésus Super Star" a réussi son retour de joker gagnant. Ouf! Manque à l'appel, l'âne et le bœuf qui arriveront plus tard. "Est-ce que ce genre de grandes partouzes collectives organisées sont bonnes à la santé mentale des citoyens?" ose avancer à l'interview un grand philosophe de la place en recevant les quolibets du public en retour. Le consultant Decastello se pince le nez et se gratte l'oreille. Reste la balle, la balle magique qui fait trembler les filets. L'E(u)ro-foot 2008 a bel et bien démarré. Rien ne l'arrêtera." Tout est remarquable. Je suis un Président heureux" déclarera d'ailleurs, Platoche, le jeune homme a la maladie aux doigts écartés qui ne peut jamais se lever de son lit sans ses sponsors officiels. Il y a beaucoup de beignets aux pommes sur le gâteau financier du sultan. Et les cons de supporters chantent une néerlandaise en chœur: "Tralala, tralala, donnez-lui son string UEFA à cet homme heureux qui aime déjeuner en paix avec notre jus d'orange." J.E.

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