06/07/2008

E(u)ro foot 2008 - 11 juin

Mercredi 11 juin : "Sur nos monts quand le soleil annonce un perdant réveil…" ou "O monts indépendants repérez nos perdants…" S.B.

 

Mercredi 11 juin: "El pipo, la baleine rouge! Soudain la main de Dieu flirte dans sa surface de réparation. Elle me tacle de sa bouche. Yakin pousse le ballon qui surfe sur l'eau. Quine, double quine, carton pour gagner le loto du ciel contre les Turcs. C'est notre Diego de la Tombola, Yakin. Dans la flaque formée des gouttes d'eau, elle prend possession de la balle et y dépose ses lèvres sur le rond. Je dois juste shooter à mi-palais en fermant bien les yeux. Goaaaal! Hakan, le Rorqual rouge, libre dans sa tête, régale toute la Solar Arena. Le stade est en délire. Odeur de saucisses grillées et mayonnaise dans les cheveux. Je vais dégueuler de bonheur, mais à l'envers, parce que le poisson rouge Yakin, malgré la Mer Rouge descendue des nuages pour nous, n'arrive pas à tuer le match comme Lauriane Gill lui disait de faire dans la scène du crime d'il y a une semaine. Deux orgasmes avortés dans un match, c'est beaucoup pour un homme qui n'est plus ni néophyte ni à éjaculation précoce. Ils vont passer à côté de l'Euro, nos Suisses, comme nos Conseillers fédéraux. Le fantôme du requin Tophette Blocher rôde toujours dans les têtes des Helvètes malgré le grand maquereau et metteur en scène extraterrestre, Ci-J, le roi des cimetières vivants et des cadavres givrés dans le placard des lupanars . Coin, coin. Je suis triste à la fête, je reste au fond de ma cuisine, me défoule contre les murs. Je croyais que la Mer rouge avait ouvert ses vannes pour nous offrir la victoire contre les Turcs et nous faire tomber de bonheur comme on tombe en amour, par un merveilleux coup de foudre du destin. La vie est trop rarement comme on la rêve. Dieu ne peut quand même pas tout faire à notre place. J.E

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