06/07/2008

E(u)ro foot 2008 - 25 juin

Mercredi 25 juin: "Menu de demi-finale: salade ruse sur son hachis de ménisques saignants; gelée de ligaments allemands; paella surprise aux crampons et ischions croquants; tête de turc au choco fondant." S.B.

 

Mercredi 25 juin: "Je mixe universel. Le sport, la politique, le cul, la cuisine, l'amour. 11 septembre 2001. Je refuse de croire à la théorie du complot. Peut-on imaginer des fanatiques de l'équipe de Turquie se faire complice des fanatiques de l'équipe d'Allemagne pour détruire le rêve turque? Impossible, absurde, le chaos total, le monde du foot s'écroulerait sur lui-même. Non. Je ne crois pas à cette foutue théorie d'experts et de journalistes. Par contre, je peux comprendre leur incrédulité devant la réalité surréaliste de cet attentat terroriste parfait. A mon avis, le mystère de certaines situations nous ramène à la question de Dieu dans nos vies. Je crois à la métaphysique du Mal comme à la métaphysique du Beau. Si les deux tours sont tombées, qu'une troisième a suivi, que tout semble s'être déroulé selon les plans d'un metteur en scène fou et génie du Mal, c'est que le crime collectif parfait se préparait de longue date des deux côtés. C'est comme dans un match Federer – Nadal. Pour que la magie opère, les deux doivent être au sommet de leur art pour que la Beauté explose sur le court. Le cynisme américain, d'un côté, l'intégrisme religieux d'Al-Qaida de l'autre, le sommet du crime pouvait avoir lieu en toute impunité. C'est cela, la complicité de l'Amérique avec les fous de Dieu. Avoir provoqué leur propre défaite sur leur propre terrain de jeu à cause de leur suffisante supériorité et de leur arrogance infinie.

Pour Federer-Nadal, le match 2008 à Roland-Garros n'était pas parfait. La faute à Federer. Il ne croit plus à son rêve de victoire sur Nadal sinon on l'aurait vu dans une colère noire à la fin du match. Un peu comme l'Amérique entière derrière Bush, le flingué du bocal, après le 11 septembre. Au lieu de ça, il était comme un adolescent pris en faute à la récré. Gentil comme tout, s'excusant auprès du public pour son faux match: "heuu, oui, c'est moi, Roger". Il m'a bien fait rire avec sa modestie légendaire. Ben non. C'est plus lui. C'est l'Autre, le perdant, le non-guerrier qui s'efface. Le foot est identique à l'art, à la guerre et à la politique, finalement à l'amour. Jouer avec le fighting spirit de son rang est la seule manière de créer du beau jeu… T'as regardé si Nadal il se voit modeste, lui? Certes, il connaît ses limites, mais modeste? Non mais ça va pas la tête, le meilleur numéro 2 de tous les temps, c'est un génie de la balle jaune, forcément.

En Amérique, ce qui devrait protéger Obama de l'assassinat ,davantage que ses gardes du corps, c'est son père qui n'a pas, comme les frères Kennedy, ses mains liées dans le sang de la mafia. La tragédie Kennedy ne devrait pas atteindre Obama, surtout s'il prend Hillary comme première garde du corps et vice-présidente. Il devra juste se méfier de la jalousie de Bill le Killer, renifleur de petites culottes de stagiaires…Mais je m'égare. Revenons à l'E(u)rofoot. J'imagine que dans cette demi-finale, les Allemands ne peuvent pas perdre mais que les Turcs ont leur carte de crédit métaphysique à jouer. Ils ont reçu gratis la Golden Card de Dieu, ces gars-là…J.E.

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