19/10/2008

Aux îles Caïmans les créances douteuses de l'UBS

On connaissait les sociétés de bienfaisance. Désormais le Petit Robert peut s'enticher d'un nouveau vocable: la société de défaisance (Le Temps, samedi 18 octobre).

On connaissait le service de la voirie pour évacuer les poubelles qui ne contiennent, en principe, que des déchets à recycler. On connaît désormais le service de la dévoirie pour évacuer l'argent pourri et imaginaire sur des îles contre de l'argent réel pris aux citoyens sur leurs impôts!

60 milliards de dollars jetés aux crocodiles! Miam miam. Et puis, ils ont bien dû être mangé par quelque uns ces fameux dollars partis dans les volutes de fausses gitanes. Non? Je sais pas, moi, mais vous? Si vous jetez par la fenêtre 60 milliards à votre meilleur ennemi, vous vous imaginez bien qu'il les dépensera en yachts de luxes, maisons extraordinaires, fêtes mémorables et petites poupées silliconées?

60 milliards anciens? N'y pensez plus. Ils ont déjà été bouffé par les caïmans. Ce que vous placer là-bas, c'est une société virtuelle qui ne fera que turbiner du vent. Et maintenant, les nouveaux, ces fameux 60 milliards réels que vous placer à l'UBS vont servir de nouveau festin aux crocodiles, qui transiteront par…les îles Caïmans sur d'autres comptes bien privés, eux. Est-ce que nous ne sommes pas tous devenus fous et masochistes d'aimer à ce point des hommes qui font notre malheur et celui de la planète entière? Mobutu, il donnait bien à manger des humains à ses crocodiles et il était tant aimer de sa garde rapprochée…Et bien, nous vivons sous le règne de Mobutu. Et moi, je préfère encore donner toute ma foi et mon crédit au Président Sarkosy. Si je me trompe, c'est mon crédit d'écrivain qui chutera définitivement. Mais si je gagne, alors bonjour la niaque! Sa muse, Carla, n'est pas une fausse gitane. Elle respire l'air frais, les parfums boisés, les chansons douces, mélancoliques ou amoureuses. Fiez-vous à Sarkosy, à son énergie constructive. Il a passé dans la moulinette de Carla Bruni. Il est devenu un autre homme. Et il sera à la tête d'un autre monde… si nous tous le suivons… en le surveillant quand même un peu. Nos démons ne se tiennent jamais très loin du bon dieu…

 

"Quand je commençais à me familiariser avec l'économie et la bourse, il y a quarante-cinq ans, une augmentation du bénéfice de Nestlé de 5% en une année était le comble du bonheur, et si une action progressait d'autant pendant toute une année, c'était salué comme une réussite. Au rythme des intérêts composés ceci doublait la mise en quatorze ans. Que veut-on de plus?"

"Peut-être ce que le cœur ne donne plus avec légèreté: l'amour, la protection, la sécurité, l'attention, la noblesse, une certaine forme de fidélité à celles et ceux qui nous apportent quelque chose dans l'existence. Cela veut dire aussi celles et ceux qui produisent et participent à notre confort quotidien. Donc, à peu près tout le monde sauf les profiteurs éhontés du système économique et social."

Beat Kappeler, économiste, Le Temps, 18 octobre 2008

J.Emgé, écrivain dans la lune; aimer l'humanité, est-ce encore possible? 18 octobre 2008

 

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Beau Vestiaire, frère de Baudelaire,

prend soin des dépouilles…

Et si l'homme regardait la femme

non en triste touriste sexuel

mais avec les yeux magiques

d'un marin en voyage extraordinaire?

 

"Des Néons sous la mer", Frédéric Ciriez, éd. Verticales

10:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |

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