19/10/2008

Opération cardiaque urgente du cœur économique

Entre confiance et méfiance, peur panique et euphorie soudaine, il faut radiographier et opérer le cœur du système financier et surtout pas lui vouloir une mort prochaine comme certains suicidaires proposent en supprimant tout bonnement la Bourse.

La Bourse (le Cerveau du cœur) sans le Cœur (l'économie réelle), c'est la mort. Le Cœur sans la Bourse, c'est la mort. Le Cœur et la Bourse, c'est la vie. La Bourse connaît des arythmies et des palpitations cardiaques hors de toute normalité. Ses artères sont gravement bouchées. Le sang n'irrigue plus suffisamment le système centrale.

Les médecins et analystes de la finance doivent se pencher sur le corps du malade en lui imposant un coma artificiel de quelques jours et procéder à une opération sans précédent des structures abîmées.

Les erreurs actuelles et l'accident traumatique ne sont pas dues à une perte de vitalité du système. Le sang des citoyens injectés dans le système ne fait que colmater les hémorragies contre les vampires carnassiers. Il n'est pas la solution à la guérison du malade. Il est juste une condition nécessaire à sa survie. Il faut éradiquer du système ce qui obstrue son flux et impose une circulation anormales des capitaux. A commencer par s'attaquer aux pirates des mers qui écument les places financières sans se préoccuper de la tragédie qu'ils provoquent. C'est ce cancer-là et les poches de mauvaise graisse qu'il faut réussir à soigner.

Messieurs les docteurs de la Finance, à vous de jouer. Prenez le Professeur Hans Rudolf Merz dans votre équipe. Il s'y connaît parfaitement bien dans ce genre d'opération. Le Docteur Milky Way, alias Lola Quasar du Qatar docteur honoris causa d'Univers City, vous soutient de tous ses divins encouragements. Ecoutez l'Ave Maria chanté par Mylène Farmer durant les discussions…

 

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Cœur de l'UBS, cœur du monde…17 octobre

in Le Temps

 

Quand l'Etat se tait; quand la Presse se tait; quand la Banque se tait, et que tous ensemble ils disent que tout va bien, c'est que la famille suisse, les amis, les proches savent que le malade est à l'article de la mort. (Le Temps, 17 octobre, page 5, "Le jour où UBS a frôlé le désastre"). Les hémorragies sont momentanément stoppées, la banque du sang du peuple a donné pratiquement toutes ses réserves. Mais si le malade n'est pas opéré, ce n'est qu'un répit plus ou moins long avant la mort économique du monde et le désastre global. L'opération financière mondiale est délicate mais les médecins très compétents existent. En principe, tout se passera bien et le malade se réveillera fringuant, comme un jeune premier enfin remis dans son droit chemin régulé et acceptable de tous.

 

"J'amène les croissants, beurre et conf, vieux frère.

A dimanche matin pour les billets doux au porteur

épinglés sur le Net.

Tu sais qu'à force de pessimisme ambiant

on devient presque optimiste? Bisou.

SMS à mon frère, 17 octobre 2008, 16:43

 

L'être le plus proche de la solitude d'un artiste ruiné est un milliardaire. Mais un milliardaire qui a construit sa fortune tout seul, sans tricherie mais avec génie. Mais un artiste qui a construit son œuvre tout seul, sans tricherie mais avec génie. Aujourd'hui beaucoup de nouveaux milliardaires et d'artistes n'ont rien créé. Mais ils ont bluffé au poker menteur pour arriver tout en haut. Bonus, malus, anus… Il est temps d'envisager un nouveau deal… Bonus, vénus, sugus?…

Mais pourquoi les journalistes portent-ils tant de foi aux paroles des banquiers arrogants et glaciaux et aucun crédit à la parole chaude et sensuelle d'un simple citoyen qui lutte depuis des années contre les idées préconçues et contre sa propre disparition? Et pourquoi j'ai encore la foi de vous écrire des billets doux?

10:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |

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