19/10/2008

Petite diversion poétique autour de la crise boursière (2)

La nuit dans le Tunnel , pourvu qu'elle soit douce, chante Mylène… Chère Communauté européenne, il est temps de continuer à apprendre à marcher comme bébé après le premier pas incertain posé par le Président Sarkosy sur cette nouvelle lune en injectant, pardon pour ce péché capiteux, un dernier trait d'humour à mille dollars craché par un sosie de Jean Leclerc.
Jean Leclerc, la Fin de l'Utopie néolibérale, chapitre 1, 1er paragraphe:

"On était en automne 2008, le 15 octobre plus précisément. L'astronaute Sarkosy, accompagné de Carla Bruni, sa muse sublime, venait de poser le drapeau "The flag", comme disaient alors les Américains de 1969, sur la Révolution d'Octobre. La Bourse venait de jeter ses ultimes bombes composées de mille milliards de milliards de confettis confectionner à partir de dollars durant une fête des vendanges mondiale mémorable appelée aussi le Botellone géant de Wall Street. Il n'était plus possible de quitter ce nouveau monde dépecé, mis à sac, saigné de sa vitalité première, au risque de provoquer un cataclysme plus global encore. La planète entière allait suivre Sarkosy dans le sillon de sa belle marque d'optimisme et ses œillades aussi souriantes qu'enfin teintées de sincérité. La prospection de ce monde neuf et courbé, rempli d'incertitudes poétiques, érotiques diront les plus hardis, commençait à faire tache d'huile et allait faire de Nicolas Sarkosy le premier paon pharaon démocratique de notre ère nouvelle. Les êtres humains voyaient alors tournoyer sans cesse les avions de Wall Street comme des poissons d'argent tombant en vrille sur les bâtiments commerciaux qui allaient permettre de reconstruire une nouvelle City à partir des décombres laissés par les bombes confettis kamikazes lancées par des buveurs de whiskies ivres morts. A Berlin, des ouvriers sablaient le champagne du pauvre dans les bouches de Métro et ouvraient les portes de la lune qui déboucheraient bientôt sur une Terre débarrassée de ses plus grossières scories meurtrières. Un monde biologique était en train de naître sur la défaite des flambeurs. Les balbutiements architecturaux, comme la perspective d'une planète débarrassée de ses guerres et de ses pollutions corruptives, euphorisaient les esprits. Charles Azanavour pouvait chanter ses cigognes et regarder le soleil se lever sur Paris dans le pas léger des femmes de Chine tandis que Gilbert Bécaud et Natalee pouvaient enfin bécoter tout leur soul music sur la Plage Rouge à Moscou sans risquer d'être assassinés par une épouse libre échangiste pour elle, jalouse et absolutiste envers lui, ayant perdu le respect minimum envers ce petit mari de rien du tout. Dépensière unique des biens acquis en commun, la tradeuse siliconée s'était dégrisée depuis longtemps en usine. Les magasins naturels du monde pouvaient alors roucouler avec les pigeons roulés dans la farine qui poussaient leurs cotons tiges sur les feuilles et leurs tissus lacuneux, voir laguneux, qui prenaient leur envol et voltigeaient ainsi dans les airs solaires d'automne à travers le trou noir lilas de Lolita. Même Aline Bassin, une journaliste sœur jumelle de Jane Birkin, pouvait recevoir émotionnellement les "affirmatifs Madame" du commandement de corps Gainsbarre de la Chattière. Les soldats suisses ivres de ne plus savoir quoi faire d'intelligent à part violer de pauvres filles soldates dans les bunkers des super marchés changeaient d'uniformes et devenaient enfin des soldats verts respectables et aléatoires de la nouvelle révolution verte sous les ordres du Général DJ Yad, bio humoriste aux platines, en distribuant leur solde et leur biscuit dans des boîtes de nuit fréquentées par des soldates lucioles infrarouges et paranormales chargées, sur ordre imposé de paon pharaon Sarkozy 1er de transformer les hommes chimiques en hommes biologiques grâce aux feuilles de vigne divine enroulées autour de leur féta. C'était une nouvelle révolution helléniste et plus aucun élève au comportement barbare n'avait le droit ni l'envie de se foutre de la gueule des jeunes au travail dans les collèges de Courrèges. Profs et parents étaient à nouveau écouter, les enfants de "mai 68" qui n'avaient toujours pas compris faisaient consciencieusement leur rattrapage scolaire et le monde pouvait envisager son "octobre 2008" dans la continuation non-violente de la théologie de la libération. C'était une éducation sentimentale concentrée entremêlée de haute culture cousue main réservée en priorité aux jeunes barbares en voie de disparition dans le trou noir suicidaire de leurs propre produits dérivés. D'ailleurs, Jean Cocteau, le commandant Cousteau de l'écriture n'avait-il jamais écrit que "lorsqu'on dérive sans cesse on finit aux récifs, lorsqu'on pilote astucieusement, on arrive à bon port."

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Basel World, l'homme volant dans sa tête
au-dessus des champs de blés mûres

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De mon point de vue,
j'observe le monde qui s'englue.
Habillé de son brouillard cravate veston gris bleu,
le monde ne me regarde pas encore.
Un jour, une oie blanche lui ouvrira les yeux
sur les raisons spéculatives de ma mort.
Alors le soleil réchauffera leurs cœurs.

à Guillaume Depardieu

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10:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |

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