18/11/2008

Le retour de Blocher à Berne? Un crash politique

La Suisse, lors des dernières guerres, est restée hors des conflits. Durant cette crise économique qui est mondiale, elle a la tentation de rester hors du monde. Il est possible que, comme d'habitude, elle s'en sorte mieux que ses voisins.


Pourtant, il ne faut pas se tromper. Nous ne sommes pas dans une guerre mondiale entre un camp et un autre camp. Nous sommes dans un monde global qui tente de mettre en place des instruments solidaires pour réparer les exagérations et les échecs du laisser-faire. La Suisse ne peut pas être neutre tout en soutenant l'Amérique des alliés contre un vilain ennemi soviétique ou allemand. La banque suisse et notre économie ne sera plus protégée par l'Amérique et l'Europe de Sarkosy et de Brown, cela encore moins depuis qu'un démocrate comme Obama a été élu au pays des Blancs.


Les Helvètes sont fiers, indépendants et prudents. Les Helvètes ne font rien comme les autres. Les Helvètes risquent cependant de faire bientôt les yeux doux à l'économie du crime pour sauver ses affaires. Quand les instruments seront en place, quand les gendarmes mettront à l'amende les banques et leurs transactions off shores, ils ne restera alors aux Suisses qu'à accepter l'argent sale des criminels pour remplir des coffres et soutenir une économie cernée de partout. Nous serons alors devenus l'ennemi numéro 1 du monde, un axe du mal.


Le retour de Blocher au Conseil fédéral? Une farce tragique et insensée. Par pitié, ne nous infligez pas un retour de l'aile dure de l'UDC au Gouvernement. Avec le soutien de Ziegler (tiens, tiens), nous avons là le couple parfait pour donner de l'image du Suisse une caricature grotesque de son âme profonde.

19:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

voilà, v'est juste un commentaire pour te dire quen j'apprécie beaucoup l'espritde ton blog ;)

Écrit par : carla bruni | 27/11/2008

Thank you, Girl! Je t'écris depuis Ténérife, surf and wind in the brize. Je me demande pourquoi tant de silence autour de ce que je vis et j'écris mais je crois comprendre que dans le silence des mots se tient une vérité humaine. J'aime la vie à en crever, j'aime l'amour à la folie. Devant le mur de l'argent, de l'incompréhension, on peut juste essayer de surfer sur le mur. Mais plus il devient haut, plus tu mets ton existence en jeu. Je te quitte Carla. Bonjour à ton Nicolas. On est pas les maîtres du monde. Mais notre attitude fait que les maîtres du monde nous écoute parfois...dans le silence. Gros bisou.

Écrit par : Pachakmac | 28/11/2008

J'vous adore.

Écrit par : Cristal Gagnante | 27/03/2009

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