18/11/2008

Le recours à Dieu, maladie psychique?

Si l'on en croit le Matin Orange, Ingrid Betancourt serait malade. Malade de quoi? Malade de Dieu. Tel un virus mortel, le bonhomme du Ciel aurait mis son grappin sur elle grâce à la prise d'otage dont elle a subi les ravages.


Nous aimerions dire aux ennemis de Dieu qu'ils fassent gaffe de ne pas tomber dans les griffes du Diable. Il lui arrive d'être parfois aussi irrationnel que Dieu. La preuve devant nous: tous ces banquiers qui nous ont entraîné dans la Chute. Alors un peu de respect et de modestie envers Mme Betancourt qui a vécu l'enfer dans la jungle. elle n'a ni pété un câble ni perdu les pédales. Au contraire, sans sa croyance en Dieu, elle serait sans doute morte. Alors même s'il n'existe pas, cet Invisible, il est quand même à l'origine de la survie de cette femme. Sa famille, ses amis, le monde entier peut Lui dire merci, à cet Invisible.


Et puis, si en devenant croyant, on était sensé contracter une maladie aux yeux des athées, on pourrait rappeler à ces incroyants que le procès fait par l'Eglise aux homosexuels et autres déviants était justement de considérer ces êtres comme malade. Comme quoi, chaque croyance hermétique a ses dogmes intouchables et son clergé stupide qui exclu l'Autre a défaut de prendre en considération son point de vue et sa propre vision du monde…


Au fait, la pornographie, une maladie honteuse, un enfermement, ou un bienfait et une libération des corps pour des êtres humains qui ont été piégés longtemps par la religion dogmatique de leurs parents?


Si on nous laisse un jour le micro, nous pourrons peut-être développer en public le thème "Dieu et notre modernité"

19:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le retour de Blocher à Berne? Un crash politique

La Suisse, lors des dernières guerres, est restée hors des conflits. Durant cette crise économique qui est mondiale, elle a la tentation de rester hors du monde. Il est possible que, comme d'habitude, elle s'en sorte mieux que ses voisins.


Pourtant, il ne faut pas se tromper. Nous ne sommes pas dans une guerre mondiale entre un camp et un autre camp. Nous sommes dans un monde global qui tente de mettre en place des instruments solidaires pour réparer les exagérations et les échecs du laisser-faire. La Suisse ne peut pas être neutre tout en soutenant l'Amérique des alliés contre un vilain ennemi soviétique ou allemand. La banque suisse et notre économie ne sera plus protégée par l'Amérique et l'Europe de Sarkosy et de Brown, cela encore moins depuis qu'un démocrate comme Obama a été élu au pays des Blancs.


Les Helvètes sont fiers, indépendants et prudents. Les Helvètes ne font rien comme les autres. Les Helvètes risquent cependant de faire bientôt les yeux doux à l'économie du crime pour sauver ses affaires. Quand les instruments seront en place, quand les gendarmes mettront à l'amende les banques et leurs transactions off shores, ils ne restera alors aux Suisses qu'à accepter l'argent sale des criminels pour remplir des coffres et soutenir une économie cernée de partout. Nous serons alors devenus l'ennemi numéro 1 du monde, un axe du mal.


Le retour de Blocher au Conseil fédéral? Une farce tragique et insensée. Par pitié, ne nous infligez pas un retour de l'aile dure de l'UDC au Gouvernement. Avec le soutien de Ziegler (tiens, tiens), nous avons là le couple parfait pour donner de l'image du Suisse une caricature grotesque de son âme profonde.

19:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3)

La crise économique, une chance pour le climat

On a vu récemment dans la hausse du cours du pétrole, une chance pour les énergies propres. Nous étions sans doute dans l'erreur. Une hausse telle que nous l'avons connu signifiait une surchauffe sur la consommation de pétrole. Donc l'exact résultat inverse de ce que l'on voulait croire.

La brusque chute du cours signifie une offre bien plus forte que la demande. La catastrophe de l'industrie automobile américaine, européenne et japonaise va nous obliger à devenir super inventif avec des budgets drastiquement réduits. L'homme développe souvent un vrai génie d'innovation dans ces moments-là. Il ne cherche plus à développer davantage ce qui marchait déjà, il cherche un nouveau chemin révolutionnaire.

Je pense que si l'humanité survit à ce désastre économique, demain nous dirons un immense merci à cette crise qui nous sauve d'une surconsommation affolante et absurde accélérant la destruction de la biosphère.

Notre capital premier, c'est notre cerveau. Sans lui, nous ne sommes pas des hommes capables d'économie, d'innovations technologiques, de création d'emplois. En faisant confiance à notre cerveau, nous ferons confiance à la vie. La supercherie actuelle sera démasquée et nous vivrons tous dans un monde meilleur et plus respirable. On peut être un champion, un numéro 1 mondial, sans devenir une machine à détruire le monde ou à détruire sa propre santé et celles des autres. Encore faut-il avoir un regard plus authentique sur ses propres performances et sur celles du monde en insistant sur sa liberté de penser, en imaginant une façon plus humaine de compétition entre nous.


Demain, l'entreprise commerciale fera confiance à ce genre d'humanité.


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La géographie de Dieu

et de tous ses saints

Sefer Yetzirah (XVème siècle)

19:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Imagine (du cash solaire à partir de rien)

Imagine


Le pays d'un homme qui a tout perdu

le pays d'un homme pendu.


Imagine


Virtuellement il n'est plus rien

réellement il existe entre son gouffre et l'aérien


Imagine


Un changement sur le net

une suspension de sa dette


Imagine


Un être de chair sous forme d'actions

un ouvrier capital en promotion


Imagine


Mille francs pour l'achat d'un plan solaire

fois 7 millions pour l'obtention d'énergie solaire


Imagine


Cette entreprise de 7 milliards frivoles

son savoir-faire et ses actions qui s'envolent


Imagine


Une entreprise qui vaudra bientôt 68 milliards solides

et la dette de crédits insolvables remboursée en liquide


Imagine


Ce pays a peut-être 7 milliards à investir dans l'énergie verte

plutôt qu'un plan d'action pourri pour produits toxiques


La banque doit effacer un tableau noir toxique

Le pays a des citoyens noirs en situation anorexique


Sauver des banques anonymes et garder des citoyens réels pendus

ou aider à relever la tête de tous les citoyens pendus

tout en remettant la banque sur les rails?


Imagine

A dream, a fly dream


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"Cabaret Voltaire, Zürich,

20 Minutes, 17 novembre 2008

de Dada à Nada, l'homme cendre

devient verre de vert

19:38 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Vices et vertus du libre-échange

Le tout à l'Etat ne reviendra pas. C'est comme de proposer aux femmes et aux hommes de revivre en couple comme grand-papa et grand-maman.


Ce que nous pouvons par contre constater avec beaucoup d'amertume et de rage, c'est qu'il existe pas mal d'individus qui profitent de nos nouvelles libertés acquises pour s'enrichir et faire n'importe quoi grâce à la manipulation et le mensonge. Imaginons la gestion du libre-échangisme et de l'Etat comme le fonctionnement d'un couple moderne. Sur le côté face de la médaille, l'état, le mariage suivi d'un cadre familial, le bien commun, la loi, la justice; sur le côté pile, les individus, leur liberté, leur aspirations, leurs désirs. Pour réussir une pièce d'or ou recevoir celle en chocolat, voir plus grave, la disparition de la pièce dans un trou noir psychologique, physique et financier, il faut des acteurs qui savent jouer pile et face avec fair-play, transparence, désir de ne point nuire à l'autre au-delà d'une concurrence saine et stimulante, une bonne dose de confiance et énormément de respect mutuel.


Hors que savons-nous de la réalité du monde actuel? De notre réalité à tous? Que les coups bas sont passablement autorisés et souvent profitables à leurs auteurs mais aussi qu'ils sapent les relations amicales voir d'amitié; que le mensonge est une excellente arme pour maintenir l'autre sous sa coupe mais aussi une super arme de destruction massive quand l'autre ouvre les yeux et découvre le pot aux roses qui sent la m; que la manipulation des corps et des esprits mène à bien des bénéfices immédiats mais qu'à long terme elle mène à la capitulation et à la désertion des gens qui refusent plus longtemps de passer pour des marionnettes. Voilà, en résumé extrême, ce que le libre-échange nous a offert en général jusqu'à aujourd'hui. Voilà pourquoi l'Etat risque maintenant de se refermer comme une coquille sur lui-même ou d'exploser dans un chaos indescriptible s'il renonce par peur et parano devant le libre-échange.


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Le pêcheur, sa sirène et ses filets

Street Parade 2005, Limmat Quai, Zürich,

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Alors comment faire pour réussir le libre-échange. Il n'y a aucune recette miracle diffusée par un gourou profiteur de la crédulité des gens. La réponse se trouve au fond de chacun d'entre nous. La réponse est que si je veux garder ma propre liberté, je dois tout mettre en œuvre pour que la liberté de l'autre soit respectée tout en négociant les codes réciproque de conduite entre partenaires pour savoir jusqu'où nous accordons nos libertés mutuelles et dans quelles conditions nous les pratiquons. Ce travail-là est un travail quotidien de toute une vie qui touche aux échanges internes (l'état, le mariage) et externes (le libre-échange, l'individu). Ce travail-là est aussi un challenge excitant, un stimulant fantasmatique qui peut passer à la réalité des actes ou rester un vague sentiment poétique diffusé dans l'atmosphère pour dire autour de nous que nous voulons la liberté mais que la liberté atteint aussi ses limites que nous ne déplaçons pas au-delà par simple respect mutuel, par nombre d'intérêts réciproques, par volonté de ne pas nuire à plus petit, à moins attirant, à moins ambitieux que soi. C'est aussi cela la liberté. Accepter que les autres n'ont pas les mêmes intérêts que soi mais qu'ils sont ni moins méprisables ni plus ridicules que les nôtres.


Pour terminer, nous avons à reconnaître que nous accomplissons un travail quotidien hors de toutes normes ou système. Ce travail est né d'un chaos intérieur face à une certaine démission de l'Etat et d'un journalisme frileux, il y a quinze ans de cela. Nous reconnaissons prendre des libertés non autorisées par la loi et non négociées avec les agences ou artistes concernés. Nous roulons parfois hors du code de la route officielle. Néanmoins, nous ne sommes pas des chauffards sous l'influence de l'alcool et ne désirons la mort de personne. Au contraire, nous aimerions rejoindre le code du monde civilisé. Cependant, sans réponse de sa part, ce qui est le cas, nous ne pouvons accepter la marginalisation subie, le mépris non affiché parce que silencieux, la moquerie existentielle de ceux qui s'en fiche royalement de cette disparition. Nous attendons une réponse blanche à une situation de négritude malheureuse. L'Amérique l'a fait. Pourquoi pas nous?


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Un Président à la conquête du Graal

"A la fin, nous oublions les paroles de nos ennemis

et nous nous souvenons que du silence de nos amis."

Martin Luther King

19:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)