22/02/2009

Proposition d'un plan de relance vert mondial pour l'UBS

Pour sauver sa peau rouge de honte, l'UBS doit créer une division verte où les comptes verts déposés servent exclusivement à des investissements de type écologique. Notre gouvernement doit exiger une séparation de ce nouveau secteur financier avec le reste des activités bancaires de l'UBS. Il doit aussi investir massivement de l'argent public (quelques milliards) dans une sorte de mise de départ déposée dans cette nouvelle division afin d'engager la confiance des investisseurs. D'autre part, notre gouvernement doit créer des allégements fiscaux conséquents sur les avoirs privés déposés sur ces comptes et négocier, autant avec les Etats-Unis que l'Europe, voir la Chine, le Japon ou d'autres nations intéressées, des allégements fiscaux de même nature pour les ressortissants étrangers intéressés qui voudraient investir dans ce secteur vert prometteur et aux probables rendements futurs conséquents. En échange, la Suisse pourrait s'engager, à moyen terme, à abandonner son secret bancaire et offrir des avantages commerciaux et des détaxes douanières sur les produits verts fabriqués en Suisse et exportés vers ses partenaires bienveillants.

 

Les entreprises des nouvelles technologies propres pourront ainsi se développer de manière prioritaire et supplanter, à terme, les lobbies nucléaires et pétroliers encore partiellement indispensables à l'économie mondiale.

 

 

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L'UBS et nos autorités doivent se rendre compte que le secret bancaire devient de moins en moins supportable et populaire, de plus en plus nuisible et incompréhensible aux yeux des citoyens ordinaires du monde qui triment et paient cash sur leurs revenus déclarés obligatoirement à travers leur fiche de paie.

 

Nous avons tous à gagner d'une nouvelle stratégie et d'une orientation financière limpide qui ne lésera pas les plus riches mais qui au contraire feront de ces derniers des acteurs importants de la révolution verte indispensable à la survie de toute l'humanité. D'autre part, l'UBS lavera son honneur grâce au blanchiment d'argent vert et la Suisse deviendra un leader incontournable de cette révolution tant attendue par le Président Obama et les citoyens visionnaires de la planète. Alors pourquoi pas un fond de placement New Green Deal UBS? Yes, U & US, Be can a new green deal. Des noix oranges et des cygnes verts pour James Bond, voilà quelque chose d'écologie mutante à mettre en œuvre sous une forme plus légale et constructive plutôt qu'illégale et destructive de richesse et de confiance mutuelle. Un nouveau logo UBS avec une fougère plutôt qu'un flingue féminin qui troua jadis un fameux banquier comme nouvel emblème éthique donnerait une image moderne de la grande banque mondiale C'est la société et la Suisse dans son ensemble qui en sortira grandie et win-win devant le monde entier.

 

 

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P.S. Je souhaite dire en passant à Stéphane Bonvin que si Mickey du Léman est loin d'être bon dans la vraie vie, il est largement en avance sur son temps à travers son art et que ses visions se réalisent souvent dans la réalité. Pour réussir là où jadis il a péché, Mickey n'a finalement besoin pour lui que d'un petit coup de pouce des journalistes taiseux qui refusent toujours de lever le secret des banquises sur sa vie privée riche et chaotique.

 

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Tape Point G, nouvelle théorie de l'évolution

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L'argent fleuve descendit d'Adam et remonta jusqu'à la source d'Eve qui le transforma en or. En croquant dans la Pomme, la banque suisse fut chassée de son paradis fiscal. Il lui resta à faire comme Darwin. Chasser les coléoptères et monter à bord du Beagle pour aller à la découverte de nouvelles espèces sonnantes et trébuchantes.

 

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La commission fédérale des banques décida finalement de financer à coups de millions de francs l'Opération Darwin, nom de code de l'expédition roumano-suisse qui permit de libérer le secret des banquises en laissant à Dieu sa quête du dimanche et à Darwin, le monde réel et prospère, avec ses coffres, sa Bourse, ses échanges commerciaux. Grâce à la fameuse expédition du New Beagle, de nouvelles espèces vertes naquirent sur les territoires suisses, européens, et mondiaux. Les banques helvétiques financèrent prioritairement la probité, l'innovation et l'ingéniosité plutôt que la pieuvre de la mafia mondiale composée d'espèces en voie d'extinction tels que les dictateurs, les criminels de guerre, les milliardaires irrévérencieux, les oligarques nuisibles et parasites aux nouvelles espèces vertes en voie d'expansion.

 

A son retour de la Terre de Feu, Darwin fut accueilli en héros et interrogé par le président de la Confédération suisse, Mr Jean-Rodolphe Herz qui lui demanda si le secret des banquises avait été sauvé grâce à la vie privée des volatiles mutants qu'ils côtoya durant son voyage. Darwin eut cette réponse surprenante: "Des oiseaux de couleurs, inconnus jusque là, passaient chaque jour en fraude les frontières territoriales des Galapagos avec leurs valises remplies de nouvelles espèces liquides. Mais leur transparence fluorescente de nuit était telle que leur secret fut très bien gardé pour le bonheur de tous. La Confédération devrait tenir compte de ma nouvelle théorie de l'évolution. On ne charge pas de taxes fiscales ni ne rejette aux oubliettes l'âne qui avance entouré d'oiseaux du paradis. On lui offre à boire et à manger et on le considère."

 

 

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Darwin découvrit de nombreuses espèces vertes lors de son expédition rocambolesque. Cependant il succomba et resta pieds et poings liés devant l'espèce extraordinaire photographiée ci-dessus. De retour de son voyage effectué sur le New Beagle, il écrivit dans ses mémoires: "Si j'avais su dès le départ du New Beagle que Dieu et le Diable allaient me faire rencontrer par le plus pur des hasards la plus merveilleuse des créatures terrestres, j'aurais signé un pacte de non agression avec eux afin qu'ils m'accordent la grâce de la garder en exclusivité dans mon bus doré. Je n'aurais jamais imaginé que le chaînon manquant entre le singe et cette splendide créature était une simple banane des Canaries" Darwin faillit perdre le fruit de ses coûteuses recherches lors d'une tempête tropicale essuyée au large de l'île volcanique de Tenerife qui manqua de couler le New Beagle. Le volatile gracile disparut quelques semaines avant de réapparaître avec ravissement. Dès son retour en Suisse, il étudia encore et encore l'évolution de son volatile de luxe en prenant grand soin de son immense liberté et nourrissant cet étrange oiseau-plante, composé de feu et d'eau, qui se présentait sous ses fenêtres à périodes très irrégulières. L'Eglise orthodoxe condamna fermement Darwin pour hérésie répétée et luxure. Mais sur Facebook, un club des amis de Darwin se constitua afin de défendre la position légitime du drôlissime personnage au chapeau de Charlie Chaplin. A ce jour, il est difficile de dire si Darwin saura faire passer sa nouvelle révolution verte et sa vision moderne de l'évolution humaine.

 

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Garnaval Mad Off Tenerife

de gauche à droite:

Eva prima dona

Eva foga volatilis filicis românia (protégée de Darwin)

Eva volatilis palma canaris

 

Espèces de fougères volatiles uniques découvertes par Darwin

lors de son voyage, se développant harmonieusement

dans les endroits sauvages les plus secrets et discrets

Aimantés par la lumière naturelle et l'eau en abondance.

 

Une autre surprise attendait Darwin à son retour. Des ultra-chrétiens menaçaient de brûler les bus à la publicité athée partis de Londres sous le regard amusé de Darwin. Darwin s'écria: "Qui est contre Dieu? Les joyeux drilles qui maquillent les bus avec leur irrévérence ou ces fous de chrétiens fondamentalistes sans aucune ouverture évolutionniste sur les nouvelles visions du monde? Où sont les terroristes qui détruisent l'évolution de la race humaine? L'enfer, c'est bien les Autres, ceux qui condamnent et brûlent les humains mutants en semant la mort autour d'eux. La non-violence des athées est plus proche de Dieu que l'intolérance absurde de ces chrétiens."

 

Il devenait urgent que la presse mondiale ouvre une rubrique sur les convictions spirituelles de Darwin. Hélas, sous le poids du pouvoir des religions traditionnelles et la peur des mouvements sectaires, un tabou existait. Soit on devait vivre sous le toit protecteur des traditions religieuses chapeautées d'instances religieuses autoproclamées soit on devait se déclarer athée pour obtenir à une certaine posture philosophique crédible. Darwin, lui, postulait pour une attitude ni pour ni contre mais bien au contraire en pastichant Gilles et J-P Delamuraz:

 

"Elle n'est bien noble que modestement lotie et sauvage, la Venoge. Elle se parle toute seule dans la nuit en glougloutant, et joue à qui ne vient gitan n'a rien de mes reins affolants ni de mes seins menus, la Venoge. Elle loge de bon cœur petits poissons volages et jolis oiseaux à plumes, la Venoge. Et ne déloge de ses vertiges ondulants que méchants requins tiges qui forniquent dans son horloge mécanique en défigurant le cou des grands dauphins saphiques, la Venoge. On la dirait athée et libertine bien que Dieu la bénisse chaque matin au saut de l'aurore, la Venoge. Elle prend tout son temps pour éclore et jouir au soleil en tortillant ses courbes gracieuses sans prendre l'air vicié et ridé des rivières faciles offertes aux chalands la Venoge. Sous la lumière du soir, secrète et impudique, elle se colle brutalement à ce diable d'océan qui la déculotte amoureusement dans son lit, la Venoge. Elle est peut-être bien née d'un miracle immaculé et entre les jambes d'un minuscule espace vert, la Venoge. Puisqu'elle déflore l'océan érectile du bout de ses ongles vernis avant de surfer sur ses vagues en soupirant chaque fois de bonheur, la Venoge."

 

18:57 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Club des amis de Darwin

Dieu et Darwin, une évolution naturelle de l'être humain

 

En cette année Darwin, science et religion continuent à s'opposer sur la conception de l'univers. Beaucoup de scientifiques proclament la mort de Dieu puisque depuis Darwin nous savons que l'être humain fut, au commencement de la vie, une simple bactérie.

 

Si nous relisons l'histoire des hommes, nous savons aujourd'hui que ceux-ci ont inventé Dieu. D'abord de type animiste, les religions ont évolué vers un type polythéiste pour s'achever vers des religions de type monothéiste. Ce qui relient tous les courants spirituels entre eux au cours de l'histoire, c'est le recours au sacré et au miraculeux. Quand l'homme est dépassé par les événements, il a tendance à chercher secours du côté du Ciel. Quand l'eau manque, les populations prient pour sauver les cultures et le bétail de la sécheresse. Quand l'homme se fait la guerre, les religieux prient pour la paix, etc.

 

Ce qui guide l'être humain, c'est la recherche de sens à son existence. Si tout est programmé par la science et son évolution, l'être humain se sent le jouet d'une science surpuissante. Il a besoin de croire qu'au-delà du confort et des bienfaits scientifiques existe la possibilité de s'affirmer en tant qu'être humain spirituel ayant son prolongement dans l'histoire de l'humanité. Le Bien et le Mal, si habilement utilisé par certains politiciens, existent au-delà de la science. Cette dernière n'a pas à distinguer ce qui est bien de ce qui est mal. Elle fait son travail, en toute modestie. L'éthique de vie est du domaine de la philosophie et des sciences sociales qui elles-mêmes sont rattachées aux mouvements des croyances à travers le temps. Vouloir nier le fait spirituel, c'est détaché l'homme de ses responsabilités éthiques et morales. Si tout est relatif, alors je peux aussi bien adopter la position littéraire du Marquis de Sade ou celle de Gandhi sans aucune échelle de valeurs humaines.

 

La science n'a pas à s'opposer à Dieu. La science cherche, trouve et doute, en posant l'origine de la vie en point d'interrogation. La science cherche des preuves un peu à la manière d'un juge saisi d'une affaire criminelle. Une fois les preuves découvertes se posent de nouvelles questions rattachées à ses preuves. Si l'on voulait pousser la comparaison entre un juge et Darwin, on pourrait dire que Darwin a découvert la vérité sur la réalité de la vie mais que son mobile d'existence semble toujours aussi irrationnel. Comme d'un assassin qui a expliqué son crime sans pouvoir démontrer qu'il sait vraiment pourquoi il a commis son crime.

 

Dieu savait-il ce qu'il faisait en pénétrant dans le cœur des humains? En réalité, c'est la question centrale de toute notre modernité et non de savoir si Dieu existe ou a existé. Le fait est que les scientifiques se heurteront encore au mur silencieux des croyances individuelles et collectives. En tenant compte de cette réalité, il est plus intéressant de savoir si Dieu grandit avec l'être humain dans le Respect et l'Amour de la vie ou si, au contraire, Dieu est un énorme mensonge, anéantissement de la vérité, et l'être humain une sorte d'animal irresponsable prêt au chaos global pour faire triompher sa propre représentation mentale, son égoïsme et ses avantages personnels.

Si nous essayons de considérer Dieu comme une sorte de matrice universelle bienfaisante qui nous relient tous les uns aux autres, nous pouvons, grâce à nos technologies modernes, créer des liens sociaux fondamentaux qui nous permettront de relever les défis universels. En fait, Dieu est important en cela. Dieu transcende toutes les religions et c'est aux religions d'accepter que Dieu n'appartient à personne et à tout le monde en même temps. En acte, la définition exacte de l'Amour dans sa dimension universelle. Darwin a découvert que nous étions des enfants nés du hasard et que nous pourrions disparaître tout aussi rapidement. Darwin nous a implicitement démontré que, pour échapper à ce fatalisme, nous devions nous montrer forts dans l'adversité, solidaires entre nous, faibles parmi les forts. Car, c'est une des lois communes de Dieu et de la Science, les derniers (les faibles) seront les premiers (les forts) dans les conditions de l'autre réalité… que nous créons tous les jours par les nouvelles réalités de notre science.

 

Bien qu'Anglican, Darwin a rejeté le dieu chrétien parce qu'il ne le trouvait finalement pas plus digne de confiance que les livres sacrés hindous (voir QJ du 17 février). Hors, et cela est piquant, le dieu des chrétiens correspond assez bien à la loi de l'évolution avec ce roi divin tué par sa propre ruche qui se retrouve toute déboussolée par son horrible crime et qui attend son retour et la Rédemption comme une ruche d'abeilles chercherait désespérément sa reine pour survivre…

 

La nature a horreur du vide. L'homme, son cerveau, a aussi horreur du vide. Là où les limites de sa compréhension et de son intervention sont imposées par les lois de l'Univers, intervient tout naturellement pour l'homme la question de Dieu. Faire abstraction de la question de Dieu, c'est redonné à l'être humain son entière animalité. Hors l'homme est le seul animal confronté en permanence aux notions de Bien et de Mal. Et ces notions évoluent à travers les âges de l'humanité. Donc Dieu évolue aussi en rejoignant, d'une certaine manière, la théorie de l'évolution. S'il meurt, nous pourrions bien voir l'être humain s'autodétruire et retourner à son état barbare primaire avant de disparaître définitivement de la planète.

 

Dans la campagne des bus publicitaires anglais "Dieu n'existe probablement pas", les athées nous rappellent que ce sont les humains qui ont inventé la probabilité de l'existence de Dieu et façonné leur esprit en fonction des dogmes religieux dominants. Un peu à la manière de Ben qui déclare que la Suisse n'existe pas, dire que Dieu n'existe pas ne veut pas encore dire la mort définitive de Dieu. Cela signifie juste que les religions ont peut-être été dépassée par une vision de Dieu plus moderne et humaine, moins verticale, moins enfermée sur elle-même, moins dogmatique et hermétique… Un dieu démocratique, joyeux compagnon de jeu plutôt que tyrannique, barbant et redresseur de moralité.

 

Si l'être humain est la seule créature capable de Science connue à ce jour, il est aussi le seul être capable de Dieu. Comme si Dieu grandissait avec nous au fur et à mesure que nos connaissances scientifiques s'intensifiaient. En effet, plus la science s'élève, plus nos questions et nos réponses éthiques deviennent pointues et complexes. Et dans ce combat prioritaire, les Eglises des différentes confessions ont souvent un comportement trop conservateur, peu fraternel et ignorant les nouvelles réalités humaines (droit à la contraception, à l'avortement, à disposer de son corps selon ses propres valeurs, etc.)

 

Alors Dieu et Darwin, un jeu ouvert? Oui. résolument ouvert et passionnant.

 

18:47 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3)