08/03/2009

Des bornes vertes sur les parkings des restauroutes et centres commerciaux

Une des premières missions d'importance pour la future division verte de l' UBS (on dit que c'est acquis pour conjurer le fait que rien ne bouge en Suisse sans l'accord des puissants et du poinçonneur des lilas, Mr Merz) sera de créer, sur le territoire suisse et européen, un fond qui financera des entreprises impliquées dans la fabrication et l'installation de bornes vertes installées dans les endroits stratégiques des villes (grands parkings publics, centres commerciaux et complexes sportifs) ainsi que sur les places de parking des restauroutes et gares ferroviaires principales.

 

Au lieu de fermer et perdre par forfait sur le tapis vert les 50.000 comptes bancaires d'Américains en délicatesse avec le fisc américain, argent qui s'enfuit déjà vers d'autres paradis fiscaux existants (quel désastre pour la Suisse!), et nous ne comptons même pas les fonds cachés des Européens qui s'en iront, l'UBS doit avoir le plan de garder ses clients en Suisse en négociant avec le Gouvernement américain, puis l'Europe, une amnistie fiscale et une fiscalité douce pour tous les clients de ces comptes irréguliers qui engageraient leur fortune, en échange de la clémence de l'Etat, dans des investissements de catégorie verte (tapis politique vert de Merz).

 

Mr Villiger, vous qui avez eu une belle entreprise de bicyclettes (ou de cigares mayonnaise qui faisaient monter la petite reine au septième ciel?), vous savez qu'un cyclotouriste et sa bicyclette sans son porte-gourde, est un cyclotouriste condamné qui n'achètera jamais ce genre de vélo. Sans infrastructures, la voiture électrique ne décollera pas. Comme une gourde d'O désaltérant son cyclotouriste ou un cyclotouriste choyant sa gourde d'O. C'est selon qu'on est mâle ou femelle. Un couple ne peut tenir que par affinités réussies réciproques. Comme vous l'avez si joliment dit: celui qui punira la Suisse se punira lui-même. Comme celui qui punira la technologie propre par son absence d'investissements punira la communauté planétaire toute entière.

 

Concernant le ballet diplomatique et Tapis de Merz entre l'Amérique et l'UBS, la division verte pourrait travailler sur le marché américain pour mobiliser l'industrie automobile qui souffre terriblement de son manque de réalisme concernant les choix récents de ses modèles de voitures polluantes en accordant des crédits verts aux constructeurs les mieux sensibilisés à la nouvelle donne. Les années Bush ont aggravé la situation. La super puissance, obnubilée par son pouvoir d'achat et abandonnant les grands rendez-vous planétaires climatiques et humanitaires aux barbares, ne peut plus se permettre des erreurs de stratégie. Il en va de notre Civilisation. Ce n'est pas rien de le dire.

 

Le temps est venu de faire des choix de green bull, les vrais, plutôt que d'ours polaires recroquevillés sur leur banquise fondante. Prendre une longueur d'avance sur son temps, c'est déjà se positionner favorablement face aux futurs combats économiques qui attendent la Suisse. La Bourse s'effondre. Cela ne s'arrêtera pas. Sauf si…un immense coup de cornes sur les mentalités paralysées change cette donne malfaisante. Psychologiquement, on dit dans le milieu sportif qu'il faut bouleverser le coaching et la façon de jouer sur le terrain pour renouer avec la victoire. Alors, et c'est tout à fait darwinien, soit nous réussissons à bouger les lignes et gagnons soit nous nous écroulerons tous. La City s'y met avant la Suisse. Londres s'attaque à ses propres paradis fiscaux! Les plaques tectoniques bougent très vite et nous, les Suisses, nous devrions voter sur le maintien ou non du secret bancaire. Quel mirage! Absurdité de la lutte du hérisson dans un monde qui se développe en paix et non en guerre! Le Réduit national! Hitler! Mais c'était en 1940. pas en 2009! Quel temps subtilement gagné (le monde entier devra alors se plier à ce droit helvétique avant de sanctionner)pour nos banques et notre économie si le peuple doit voter pour ou contre l'inscription du secret bancaire dans la Constitution! Mais quelle image négative de profiteurs aux yeux du monde! Au moins, si nous cessions de faire bande à part et si, idée assez cocasse mais pas si stupide, nous voterions alors le même jour pour ou contre notre adhésion à l'Union européenne! Mariage libre ou voie solitaire absolue. Telle en serait alors devenue l'exigence et la vraie question.

 

Maître Warluzel, nous serons peut-être tous béatifiés en dentelle Triumpf, mais reconnaissez que l'on peut s'enrichir dans la tenue d'Eve. Notre verdeur économique de mâles helvètes du XXIème siècle n'aura plus besoin du Viagra des souteneurs étatiques, via des banques acceptant de l'argent douteux en fermant les yeux, et elle deviendra un triomphe international. En dentelles blanches, c'est bien connu, la fiancée est un ange de virginité. Cela ne fait pas encore de nous, les mâles, des moines diaboliques prêts à toutes les bassesses fascistes pour détruire ou violer l'ange descendu du ciel.

 

Christopher Bittman, directeur de la Fondation de l'Université du Colorado, assure qu'il entend placer davantage d'argent cette année dans les véhicules alternatifs. Il faut lui emboîter le pas. Ne pas chercher midi à quatorze heures, pinailler sur la valeur plus qu'hypothétique de notre secret bancaire attaqué par les grandes puissances démocratiques. Il faut avoir ce courage révolutionnaire de penser autre chose de plus vert, de plus favorable à notre santé, notre bien être, notre économie, notre environnement, et ne pas se retourner en arrière sur la nostalgie d'une Suisse mythifiée et pétrifiée dans ses coffres remplis d'or douteux sanctifiés par un blochérisme conquérant vieux de vingt ans. La Suisse actuelle? On dirait presque le Vatican avec son retour d'icônes religieuses dépassées et sa xénophobie rampante qui rejette toute idée métaphysique autre que la Catholique et très Apostolique Eglise de Rome. Sommes-nous devenus un Vatican ennuyeux aux yeux du monde entier?

 

Enfin, petite parenthèse d'importance, pour que nos voitures roulent réellement au carburant vert, il faudra considérer qui du solaire, de l'éolien, de l'hydroélectrique, voir du nucléaire, argumente le mieux pour nous démontrer qu'on peut faire du propre sans pollution cachée…

 

Yes, we can. Mais seulement si les gens se mettent en mouvement. C'est du libéralisme mutant et conscient. Non du communisme d'un âge révolu, chers députés de Berne (attention aux bêtises que vous commettrez avec elles). Il n'est pas sûr que Darwin ne vous en tienne pas rigueur. Un Darwin qui attend toujours les sources de sponsoring nécessaires à son éventuel avenir nuptial avec la créature la plus (é)mouvante du paradis.

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