08/03/2009

Presse suisse, le combat n'est pas perdu

"Je refuse de mettre gratuitement de l'information à disposition. Un blog ne dispose pas de plate-forme publique. Je crois vraiment que le monde ne peut pas vivre sans journalistes. Où alors nous tombons dans des dictatures." Hanspeter Lebrument, président de Presse suisse

 

Questions: " Est-ce la gratuité des services qui est gênante ou le manque de perspectives rétributives qui fait défaut aux blogs? Qui paie les blogueurs? Qui juge de la qualité de leur travail au-delà de leur coefficient de popularité? Qui établit un classement, une sorte d'ATP du blog? En attendant, les tennisman blogueurs le font gratis, par amour de la liberté démocratique. Quand ils pratiqueront librement le métier du gazon, comme disent les filles bien éduquées, ils seront payés à leur degré de beauté et de jouissance offerte.

 

Pourrions-nous avoir un jour des journaux qui mêlent articles conventionnels et délires médiatiques artistiques? Si il y a eu jadis une façon unique d'exposer l'art classique, aujourd'hui, des musées offrent des expositions parallèles, hors classicisme, dans le même temps de présentation d'une expo plus orthodoxe afin d'attirer un potentiel de visiteurs plus importants. Pourquoi ne pas faire de nos journaux des lieux de rencontres parallèles où le sérieux ne cède en rien à l'humour artistique? On peut créer des passerelles entre les mondes. Encore faut-il le vouloir et ne pas avoir peur de choquer ses annonceurs, le club des politiques, des banquiers et des personnages importants de la société. Afin que ceux-ci comprennent finalement que la liberté de la presse ne transige ni avec son devoir d'informations impartiales ni avec sa volonté d'ouverture potache sur la société civile. Un green deal, un de plus, a discuté sans se crêper le chignon en rédaction. Et peut-être des recettes publicitaires nouvelles qui rejoindront le giron de la presse écrite. A force de pratiquer le réduit national, on ne voit plus que l'aspirateur et le balai du propre en ordre mais plus du tout le cocooning du salon, les saveurs de la cuisine, les coquineries de la chambre à coucher, le désordre de celles des enfants, et la fille blonde au pair importée de l'Est bloguée du coin de l'œil par Monsieur qui attend Madame. Je crois que Madame Dayer avait essayé avec le très bon Saturne. Hélas, Saturne manqua sa cible à cause d'une niche trop étroite qui ne couvrait que de l'actu décalée et sur un rythme hebdomadaire. Le réduit national, quand ça vous tient, ça ne vous lâche plus!

 

Déclaration fiscale de Hans Rudolf Merz au Pr. Obama

lors du souper d'introduction dans l'affaire UBS:

 

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"que j'ai piquée en mimant "l'Avare" à Mr Bamako du Mali…"

 

Réponse de Mr Obama à Mr Merz, lors du même repas:

 

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"Nos évadés fiscaux réapparaissent étrangement chez vous

au Lagon bleu de Saillon

comme des mendiants au bord d'un chemin creux,

que j'emprunte gratuitement à Jules Verne."

 

16:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |

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