18.03.2009
Bleu Bashung
Une chanson qui ne finit pas. Pour laisser une ouverture, un espoir, une couverture à un enfant qui a froid. Une chanson écrite comme dans les contes. Sur un trapèze, une vie vacille, se laisse choir de chair dans l'azur. Il y a des histoires d'amour qui ne finiront jamais. De celles qu'on apprend à apprivoiser sur un poste FM. C'était un grand frère, dormant, absent, non envahissant, non dominateur. Juste ce frère de sang qu'on a jamais connu en chair, et qu'on regrette de voir partir, comme une part de nous-mêmes. J'aurais pu le voir et le toucher, au chant du Gros en 2004. Il n'était pas encore assez important et vital pour moi. Chair de poule. Des frissons dans tout le corps. Un sentiment profond que sa petite entreprise continuera entre lui et nous. Un zeste de citron, une framboise, une couronne de miel, la gravité d'un monstre sacré. La légèreté sauvage et sensuelle d'un homme-enfant. Bleu Bashung, un label aussi haut, aussi beau que Brassens, Brel et Ferré. Un artiste difficile d'accès, un homme d'excès, mais un frère simple, doux, si près de nous. Un immense artiste qui honorait d'abord la Femme et son public.

colorés collants
collants coulissants
coloriés colorants
en couleur tu décolles
colibri coulissant
elle en satin bleu collants
à califourchon décollant
au ciel de ce bleu pétrole
émoustillants collants
sa minijupe jaune affolant
tes couleurs bleues copulant
colorant carmin à sa corolle
où le rose a des reflets bleus polissons
sur son cheval d'arçon
dépose son corps curaçon

Si Joséphine n'avait pas aimé le tungstène
Bashung n'aurait pas été ce beau gosse de scène.
"Ligne blanche, toujours, toujours, toujours.
Mon ange, je t'ai puni
à tant te sacrifier."
"S.O.S. Amor"

GABY, OH GABY!
Choc de l'image et du décalage de la poésie
"On pissait dans les taxis… la vie quoi!"
A. Bashung
23:16 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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