18/03/2009

Matricule 61727 – 054

L'homme qui pesait 50 milliards de dollars dort en tôle. Pour saisir la réalité de ce délire, il faudrait qu'une imprimerie se dévoue et crée de fausses coupures de 1000 dollars et les envoient à destination du matricule 61727 – 054. Y a-t-il suffisamment de place dans sa cellule pour un tel matelas de vanité?

En attendant, il y peut-être un artiste conceptuellement rusé qui va nous inventer l'installation Madoff et la broyeuse qui ira avec en demandant à chaque spectateurs et spectatrices de l'œuvre de participer et de passer chacun(e) un faux billets de 1 dollars bleu à la broyeuse. Combien de participants avant la fin de l'expo sinon 50 milliards de visiteurs renouvelables? Combien d'année s'écouleront pour accomplir ce travail titanesque? Combien de nuits mortelles se seront écoulées avant la découverte de la jouissance? Soit, en retour, à la caisse du musée, 50 milliards de dollars réelles et loyaux à investir dans des projets constructifs verts grâce au prix de l'entrée fixée à 1 dollar authentique vert? On fait le pari de cette installation magistrale à New-York City?

La réunion du G20 à Londres ne peut pas débouché sur une rencontre entre idiots. Face aux sacrifices de pays comme la Suisse qui ouvre le secret bancaire, il faut, en échange, arrêter de jouer aux fous. Si le G20 veut être crédible, il doit forcer la planète finance à devenir plus verte. On peut très bien taxer relativement peu les grandes fortunes. A condition que les mêmes grandes fortunes du monde se décident à devenir solidaires, écologiques, en deux mots, plus humaines. C'est pour quand ces investissements verts? Des milliers de milliards sont enfuient dans des coffres sous forme d'or où d'investissements plus ou moins pollueurs. Le G20 est capable d'exiger la transparence tout en proposant la clémence fiscale pour celles et ceux qui s'engagent pour la planète Terre et la communauté des êtres humains et non plus pour la planète des prédateurs dinosaures qui n'ont rien de mieux à faire de leur vie que circuler à longueur d'année sur des yachts avides de ressources polluantes. La croisière va encore s'amuser. Mais de manière plus sympa. C'est juste une utopie qui est réalisable à condition que les riches arrêtent de se ficher de l'état du monde.

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