05/04/2009

G20, la grande illusion optique ou le début de la révolution verte?

Dear President Obama,

 

Personne ne dira au soir de ce 2 avril de l'An 9 que tout le succès de ce rendez-vous du G8 à Londres vient par vous.

 

Personne ne dira non plus que si Mr Bush était encore au pouvoir, nous aurions obtenu le même résultat. Au contraire, cela pourrait être bien pire qu'en 2008.

 

Je ne sais si grâce à vous, entre autres, les consciences du monde vont évoluer suffisamment pour faire de notre planète un paradis naturel pour les êtres humains et les espèces sauvages qui y vivent en n'oubliant pas que la souffrance et la mort feront toujours partie de notre vie terrestre et de toute mutation.

 

J'ai envie de vous dire merci. Merci de restituer l'espoir d'un monde meilleur à notre planète en crise de manière permanente. Vous et votre jolie famille donnez une image de bonheur et de respiration naturelle.

 

Reste que le rendez-vous du G20 chiffonne ma conscience de citoyen d'un petit pays sans aucun pouvoir réel. Pour quelle raison les pays modestes qui jouent sur les Stradivarius de l'évasion fiscale sont-ils placés sur une liste grise alors que les grandes nations comme l'Amérique et l'Angleterre, protégeant leurs dépendances virtuoses, évasives, et élusives en matière d'exigences fiscales, se retrouvent, elles, sur une partition blanche? Ne me dites pas que l'Amérique est blanche. Elle a provoqué la chute de la Finance. Blanche alors? Noire peut-être? Allons disons gris anthracite avec Bush et gris Obama avec Obama.

 

Comme le gris Obama risque de rester la couleur de référence démocratique de l'orchestre global, donc qu'au final le bal de l'argent gris continue son cirque de manière plus verte, je pense que le chef d'orchestre Obama devrait demander au mégaphone Sarkosy, ce parangon de vertu, d'un changement radical dans la perception de l'impôt en reprenant l'idée de Mme Miauton, une Suissesse, d'une abolition partielle ou totale de l'impôt direct et la mise en place d'un impôt indirect telle que la TVA dont le taux serait modulable en fonction des catégories de biens: de premières nécessités, demi luxueux, et luxueux, en imposant une TVA forte sur ces derniers produits. Car nous le savons d'expérience, les riches, tous les riches, évadés fiscaux ou pas, sont d'abord intéressés par une consommation effrénée de produits luxueux.

 

En attendant, j'espère que votre Présidence rencontre un immense succès planétaire et que vous resterez dans la mémoire des humains comme le Premier Président mondial de la révolution verte.

 

Avec tout mon respect. Thank you so much, Mister President. Yes, we can!

 

JMG

17:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |

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