10/04/2009

Le gang des 20, il ne faudrait pas jouer aux idiots

Voilà. C'est dit. Le G20 était le requin géant du 1er avril que personne, ou presque, n'a débusqué immédiatement dans l'aquarium. "La grande illusion" et "la crainte du retour au fascisme pur et dur". C'est écrit dans le très sérieux journal Le Temps du 8 avril en pages économiques sous diverses plumes qui comptent.

 

Alors il y a de quoi perdre définitivement confiance en l'avenir… sauf si Obama, qui s'est passablement tu et abstenu lors de ce sommet où un petit plaisantin aurait pu remplacer le "t" par un "s", Obama qui sentait le grand mensonge et la grande manipulation des foules acquise à coup de milliers de milliards de dollars, remet l'ouvrage sur son métier à tisser. Respiration.

 

Il est très difficile de créer un nouveau monde sur les ruines d'un ancien. Les habitants de la région de Rome, directement touchée par un tremblement de terre, savent que pour reconstruire rapidement sur des ruines, il faut beaucoup de volonté, pas de corruption, pas de mafia. Autant dire demander la lune à l'Aquila et à ses habitants qui sont un peu trop complaisants avec les combines et les sorties de pistes de leurs artistes politiciens. Après tout, Silvio Berlusconi est arrivé au sommet grâce à ses compatriotes. Et quand on est chef d'Etat, qu'on dit à la population sinistrée qui a perdu des membres de sa famille, des amis, des connaissances, ses biens et ses souvenirs matériels, qu'elle "prenne cela comme un week-end au camping", on peut comprendre que l'humour pieds nickelés de Berlusconi déplace des montagnes de débilité à côté du Vatican et que certains journalistes adorent ça. Il est beaucoup plus facile de faire de l'humour sur le dos des sinistrés que de se libérer du joug des puissants par l'humour des SDF. Parce que, et c'est vrai, Berlusconi fait tout à fait bling bling alors que votre SDF fait totalement bang bang.

 

Ne nous arrêtons pas à l'Italie. Le mal est mondial. Il faut une nouvelle manière d'envisager nos relations au monde: nos échanges entre êtres humains, nos comportements sociaux, notre sensibilité à la qualité de notre environnement. Soit un combat contre nos propres cultures traditionnelles pas toujours très reluisantes.

 

Pour commencer, Barack Obama devrait convoquer des Etats Généraux mondiaux de la Culture à New-York, qui malgré Hugo Chavez reste LA ville de la démocratie de notre monde moderne. Peut-être qu'il en ressortirait un début de conscience collective. Je crois que si la culture devient mieux valorisée des politiciens, le terrorisme local, régional et mondial exercera un peu moins de fascination sur les gens. Un gang, cela peut aussi bien s'imaginer en monde ludique et heureux qu'en un monde criminel et mafieux. Il suffit de redistribuer l'argent dans les poches des nouvelles voix poétiques qui tentent le partage culturel du territoire plutôt que la domination criminel et fermé du territoire… Une toute autre Histoire à imaginer vierge de toutes pièces à conviction. Citoyenne, citoyen, écoute le chant non-violent de ta lyre européenne et oublie la lire perdue de Berlusconi.

 

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Question du militariste:

 

"Pourquoi le missile à charge nucléaire M45

ressemble-t-il tant à un vibromasseur?"

 

Réponse de l'objecteur:

 

"Parce que les femmes ont décidé

de mettre un terme définitif aux guerres

par l'acte d'amour."

 

Yes, we can! Mister President.

 

17:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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