13/04/2009

La Suisse malade de sa Santé

Ce n'est plus possible. Les Suisses demandent trop à la médecine et ne demandent plus rien à eux-mêmes. Il n'est pas normal que les prix de la santé explose malgré des franchises qui vont jusqu'à frs.3'000 par an! Que se passe-t-il?

 

Plus personne ne fait confiance au don de réparation automatique de son corps. Avez-vous déjà demandé à un animal sauvage, à un poisson, à une girafe, voir à une bactérie si elle ou il consultait un médecin? Ne culpabilisons pas celles et ceux qui ont vraiment besoin de soins. Mais demandons-nous seulement si je me fais assez confiance pour éviter les consultations, examens, opérations et prises de médicaments inutiles voir dangereuses pour ma santé.

 

Les adultes d'aujourd'hui sont frappés d'infantilisme. On dirait de grands enfants qui attendent qu'on les prenne en charge. Ils sont très égoïstes, exigeants, voir tyranniques envers les milieux de la santé. Ils paient leurs primes. Alors tout leurs est dû.

 

Je crains que cette façon de faire empêche celles et ceux qui auraient vraiment besoin du corps soignant d'y avoir recours, question porte-monnaie et coûts de la franchise.

 

Je crains aussi que les Suisses sont devenus accros, disons-le franchement, dépendants aux drogues vertueuses de la médecine transformées pour l'occasion en vices détestables. D'où le cercle vicieux, avec ses patients dépendants, ses dealers pharmaceutiques, ses intermédiaires les médecins, ses maquereaux les assurances. Rude le constat. Mais est-ce si loin de la vérité? Ne dit-on pas de l'amour qu'il est beau à travers la gratuité et sale ou gris à travers l'échange sexe-argent?

 

Les médecins ont-ils encore l'idéal d'être un peu resté, en esprit, les médecins de campagne de jadis où la veuve et l'orphelin étaient protégés par des tarifs préférentiels? Les pharmaceutiques gardent-ils consciences que les petites pilules peuvent être dangereuses à la santé de l'humain au même titre que les cigarettes. A quand une mise en garde providentielle du style: "l'abus de médicaments peu nuire gravement à votre santé" avec une seringue plantée dans un bras comme logo sur tous les jolis emballages? Les assurances font-elles vraiment un boulot d'assureurs professionnels où imaginent-elles sans cesse la meilleure façon de faire des profits et de tuer la concurrence? Enfin les clients. Les clients ont en assez de payer toujours plus pour des soins qui ne leurs donnera pas forcément force réparatrice. Les clients ne doivent-ils penser qu'exclusivement aux exigences des services rendus ou devraient-ils se remettre en question en se demandant pour quoi ils ressentent le besoin de se faire soigner afin de trouver une meilleure santé. Moins de stress, Moins de fatigue, moins d'inconfort, moins de petites maladies répétitives, peuvent ils être obtenus simplement par des services et des soins de réconfort?

 

Une société qui se nourrit au biberon des médicaments est une société malade. Si la Suisse n'a pas compris qu'elle est malade de ses richesses matérielles, les piqûres de rappel lancées de l'étranger vont le lui rappeler encore. Il sera alors possible de retrouver des primes d'assurances plus basses et correspondant mieux à une réalité supportable du porte-monnaie d'un salaire moyen. Il sera surtout possible de changer la donne du bien-être individuel et collectif et vivre moins étouffé par un consensus intenable. Fin du Réduit national. Début de la révolution verte. La révolution doit se faire. Elle se fera.

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