29/04/2009

Grippe porcine, intercity, et citizen love

La fiole contenant le virus inactivé H1N1 qui a explosée dans le train juste avant Fribourg fait beaucoup parler d'elle dans les chaumières.

 

On apprend que des gens sont montés à Fribourg sans être prévenus de l'incident, que d'autres ont continué leur voyage en toute innocence. Et soudain, peu avant l'arrivée en gare de Lausanne, ces gens sont restés bloqués dans l'intercity en rase campagne et pendant une heure sur ordre du gouvernement vaudois.

 

On apprend aussi que les virus inactivés voyagent régulièrement par voie ferroviaire et en 1ère classe alors que les vrais méchants, style ebola, voyagent en train marchandise ou en voiture privée. Je croyais pourtant que ce genre de tueur ne sortait jamais des laboratoires où il était étudié. Et si le train marchandise déraille, option pas impossible, et le que la fiole laisse filer la vilaine bête, il arrivera quoi?

 

Est-ce ce genre de plaisanterie qui est arrivé au Mexique dans un laboratoire officiel ou clandestin? On peut se le demander. Personne ne semble chercher l'origine de ce nouveau virus alors que la presse mondiale s'affole déjà des conséquences éventuelles.

 

Essayons de dédramatiser la situation de cette crise. Le dimanche précédant Pâque, ma copine et moi on s'est pris une biturée à la tequila à mon domicile. C'était la première fois qu'on faisait une telle expérience commune au cactus. Soudain, on a vécu un accès de fièvre porcine formidable que tout l'immeuble a même tremblé de coups de balai asséné sur le plancher. « Surnatural » de Santana mettait l'ambiance. A force de mélanger les poules et les cochons, il fallait bien qu'il se passe un truc extraordinaire. Après, on s'est envoyé sur l'assiette des travers de porc, sauce à l'orange. Et c'était bien ainsi.

 

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que ce tapage diurne et nocturne autour de cette grippe m'agace prodigieusement. Pendant tout l'hiver, on se fait contaminer par des tas de microbes qui tuent les gens, personnes âgées et enfants compris. Je me souviens aussi que les Esquimaux ont été décimés quand on les a déplacé en cabane plutôt que de les laisser sagement sur la banquise dans leurs igloos, que les tribus autochtones du monde entier ont été jadis laminés par nos microbes sexuels et autres. On n'en a pas fait une alerte mondiale à la pandémie, et pourtant on aurait pu. Car c'est bien connu, on s'infecte et on s'aime parmi depuis des lustres.

 

Alors voilà. Pour le moment, sept morts certifiés au Mexique, deux ou trois aux U,S.et zéro dans le reste du monde déclenchent une psychose mondiale. Une ville entière, Mexico, ne vit plus. Les frontières se ferment. Chaque citoyen devient l'otage potentiel d'une zone à risque, même d'un intercity suisse. Y'en a marre. Pendant ce temps, la vraie crise, celle qui éjecte des millions de travailleurs du marché, celle qui appauvrit et tue pour de bon, est mise en sourdine. C'est un million de fois plus facile de mourir pauvre seul dans un bidonville, un tunnel désaffecté ou un squat malsain que riche avec un foutu microbe débarqué du Mexique ou d'ailleurs.

 

Mais le pouvoir aime bien rendre sourd et aveugle le peuple et comme le pouvoir médiatique n'appartient pas aux pauvres... Cela lui permet de travailler sans remettre en question tout le système qui est en train de se casser la figure. Quand il y aura encore plus de pauvres, les microbes pourront encore mieux circuler. Là, peut-être, connaîtrons-nous un vrai tout méchant virus qui ne fera pas le détail et tuera des dizaines de millions de personnes sur la planète. Et ça, d'un seul coup, comme quand une bonne grippe d'hiver cloue au lit des milliers de travailleurs en une seule semaine.

 

Histoire d'oublier la grippe gouvernementale mondiale de nos dirigeants. Alors continuons à nous mélanger poules et cochons dans un lit en prenant un minimum de précaution. La bonne santé et la résistance de chacun passe aussi par l'épanouissement des corps. Dimanche, dis à ta chérie que t'as choppé la fièvre porcine en la voyant dans sa mini-jupe.

 

 

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26/04/2009

Les avocats ont du pain sur la planche

Grâce aux malversations de certains milieux bancaires, il y a une catégorie de citoyens qui ne risque pas de se retrouver en chômage: les avocats et les juges.

 

Cela ne va pas améliorer la situation des banques et rétablir la confiance. Bien au contraire. Les gens roulés dans la farine pour leur âpreté au gain par les Madoff & Cie vont maintenant demander vengeance. Cela fait partie de leur système de pensée. Les cocus de la Haute, fiers Harpagon détestant se voir tromper et trahis, vont actionner la justice pour se convaincre que toute la faute est à la banque.

 

Et le carrousel tourne! La banque se concentre sur sa défense, la banque devient frileuse, la banque n'ose plus. Et une banque qui ne prend plus de risques, cela devient quoi? Un institut pour rentier qui n'agit plus sur le développement économique. Alors le serpent monétaire peut se mordre la queue et rentrer en dépression pour des décennies.

 

Pour les avocats, ce n'est pas grave, au contraire. Encore plus d'injustice, de violence, de vols, de viols, de vices, en résumé de plus en plus de bassesse humaine dans la société humaine. L'argent, pour eux, coulera encore à flot avant que le monde ne coule définitivement dans les guerres. O Noblesse, que ce monde nous blesse. L'absence de vision cérébrale nous entraînera dans la tombe finale.

 

C'est tellement énervant et fatiguant de voir des couples se déchirer au Tribunal alors que leurs enfants sont si malheureux, si seuls au monde, si détruits déjà par le divorce de leurs parents. J'ai entendu une enfant dire à son père: "Papa, si maman t'a trompé et volé alors que tu lui donnais toute ta confiance, t'avais peut-être pas fait le nécessaire pour que cela n'arrive pas." Le papa a lors renoncé à la vengeance et à la destruction globale devant les Tribunaux.

 

Cette réflexion d'enfant peut-elle donner des idées aux gens qui ont perdu leur argent un peu stupidement?

17:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

La Libye ne veut pas comprendre

Il n'y avait qu'une cinquantaine de personnes, jeudi dernier, pour soutenir les deux Suisses retenus en otage par la Libye. C'est peu.

 

Les Suisses sont timides devant les scandales. A part Jean Ziegler, bien sûr. Tiens. Ce cher Jean, à ma connaissance, n'était pas à la manifestation. A cause de son rôle à l'ONU? A cause de l'organisateur, un UDC bon teint? A cause de son "ami", le colonel Kadhafi? Dommage. Si on avait eu un match renversé Ziegler – Poncet, le premier, marxiste, soutenant la Suisse libérale, le second, libéral, soutenant la Libye marxiste, il y aurait de quoi imaginer une pièce de théâtre magistrale… Et de questionner nos grands idéologues sur la valeur réelle de leur système de pensée.

 

Nous ne sommes hélas pas au théâtre. Kadhafi refuse la liberté à deux innocents pour une simple raison d'honneur bafoué. Ce que les puissants de ce monde peuvent se prétendre des êtres supérieurs comparables à Dieu lui-même!

 

Monsieur Kadhafi, en l'exemple vous ne montrez pas que vous vous êtes réellement éloignés des méthodes terroristes de jadis. Hélas pour les droits de l'humain, la démocratie et Durban II.

 

Un rendez-vous sous votre tente, me l'accorderez-vous? Le racisme se résout par les échanges de bons procédés et par des liens qui soudent des structures dans les moments les plus difficiles. J'ai connu un grand chef indien. Il vous ressemblait, je crois. Et j'ai vécu trois mois sous tente près de lui et des siens pour apprendre à connaître ce que je ne connaissais pas encore.

 

17:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Plus de franchise, Monsieur Couchepin

Le Casino de la Santé, version Couchepin, continue. Et il fait encore des émules parmi les rentiers de cette assurance, c'est-à-dire celles et ceux qui touchent les subventions depuis des années.

 

Pour une personne étrangère au système helvétique, nous pouvons résumer grossièrement:

 

Pour être assuré maladie, accident, en Suisse, et c'est une obligation fédérale dont tu ne peux te soustraire, tu dois, disons à partir de 30 ans, déboursé fr.250.- par mois au minimum, et payer d'abord une franchise, disons de l'ordre de fr.1'500 francs annuel, avant d'avoir droit à la moindre prestation de remboursement de tes frais médicaux.

 

Dernière nouveauté de notre Ministre, s'y ajouterait une taxe à la consultation de fr.30.- pour toutes celles et tous ceux qui se rendent à l'hôpital ou chez le médecin pour chaque consultation. C'est-à-dire que la personne qui ne va jamais chez le médecin, si ce n'est pour une mauvaise grippe mal soignée ou un banal rhume des foins, devrait passer à la caisse à hauteur de fr.30.-, puis payé la totalité de la facture du médecin jusqu'à concurrence de fr.1'500.--. Avec trois consultations par année, notre client ajoutera donc fr.90.- au fr.1'500.—et n'aura toujours pas perçu la moindre prestation de l'assurance.

 

J'ai envie d'offrir un traité en maquerologie pour Noël à Pascal Couchepin. Au moins, l'huile d'amande douce des masseuses professionnelles arriveront toujours à faire jouir une vingtaine de fois par année les virilités les moins entretenues pour la même somme d'argent dépensée.

 

Faut pas gâcher, Monsieur Couchepin! Si en plus, dans une cellule familiale, les enfants attrapent la coqueluche, la varicelle, la rougeole, la peste et le choléra durant la même année, tu peux multiplier 30 par 10. Les trois cerises, quoi. Je me demande si vous ne devriez pas jouer au flipper manchot et quitter la direction de l'AJ Lamal, Mr Couchepin. Psychologiquement, ceux qui profitent déjà de bonnes conditions de subsides et les riches ne seront pas perturbés par ces fr.30.--. Ce sera juste une concession pour eux afin de maintenir le système tel quel. Par contre, tous les autres, je suppose un bon tiers de la population, ne verront qu'une injustice supplémentaire et une taxe à la comédie.

 

Au fait, les directions des caisses maladies vivent-elle sur le même train de vie que les traders des banques? Persiflage ou réalité? En tout cas, les mères et pères de famille qui ont élevé des enfants durant ces vingt cinq dernières années disent merci au système. Ils n'en demandaient pas davantage. Et les mamans masseuses très occasionnelles de Steffisburg se seraient bien passées d'assurer la libido des assureurs en manque d'assurance crédible, et de l'huile d'amande douce offerte gracieusement par notre Gouvernement ayant les yeux de Chimène pour les banques et les assurances plutôt que pour les petites familles d'ouvriers en train de commettre de graves bêtises mondaines pour ne pas sombrer dans plus sordide encore, la drogue, le suicide ou le crime passionnel, par exemple.

 

P.S. Je ne paie plus mes primes maladie depuis 4 ans. Les poursuites s'en chargent. Si chaque Suisse cessait pendant six mois et en même temps de ne plus payer de primes, les assureurs ne feraient plus les malins, Couchepin réfléchirait autrement. Hélas, nous n'aurons jamais de mouvement populaire et solidaire en Suisse. Les subsides gâchent tout. Celles et ceux qui en profitent n'ont pas envie de voir leurs avantages touchés. Quand aux gens aisés, ils se sentent très bien dans ce système. Alors pourquoi en changer?

 

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Mai 1888, Vincent Van Gogh

 

17:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Fin des grandes banques? Pas d'accord

La Suisse ne pourra pas se passer de ses grandes banques, au risque de disparaître dans l'anonymat du monde global et de ne plus compter sur le plan international.

 

Gardons la tête froide malgré l'envie de gueuler à l'injustice. Oui, il est tout à fait normal que le petit garagiste du coin se fâche très fort quand il sait qu'on sauve les riches qui ont mal agit et que l'on n'hésitera pas à lui couper la tête si sa gestion d'entreprise tourne au vinaigre. Non, l'explosion de l'UBS en une multitude de petites banques ne serait pas une bonne solution. Les maisons mères ont toujours été une source d'inspiration très importante pour les start-up. Et vice versa. Sans mamans, pas de beaux enfants.

 

On ne compte pas les sponsoring, les parrainages, les participations aux grands projets architecturaux intérieurs et extérieurs, vitrine d'une économie florissante. Les petites banques ne peuvent pas jouer sur le même terrain de foot que les grandes équipe. Au risque que tout le pays soit négativement contaminé en matière économique, donc politique, donc touché coulé socialement, relégué dans une ligue inférieure.

 

Si les grandes banques ont flanché puis failli, il faut se rappeler de l'idéologie qui a favorisé cette chute: le néolibéralisme. Le laisser-faire total, le laxisme absolu, n'a jamais été un bon plan ni dans l'éducation des enfants ni dans celle des adultes. On fait des barbares et des inconscients avec de pareilles idéologies. Les idéologues qui ont soutenu mordicus une pareille idéologie ont eu l'honneur des médias durant près de trente ans. Au comble de leur arrogance, ces idéologues osaient même fustiger Mai 68 en lui reprochant son anarchie, sa naïveté, sa dérive en matière de liberté sexuelle. Hors ces mêmes idéologues ont failli faire basculer le monde dans l'anarchie et la guerre en toute connaissance de cause et cela par pur cynisme calculateur. Quant à la liberté sexuelle, ils ont en fait un marché d'exploitation sans pareil des chairs humaines. Ces chez gens, on ne recherchait plus du tout la relation amoureuse double ou multiple. On cherchait exclusivement la sensation passagère, l'excitation, le stupéfiant, grâce au pognon qui coulait à flot. Au diable, les sentiments!

 

La grande banque, dans sa structure, n'est pas à l'origine de la catastrophe. Elle a été englobée et entraînée dans la catastrophe. La grande banque est indispensable à notre pays, à ses affaires, à son visage rayonnant de santé économique.

 

Il faut sauver la grande banque amirale pour garder nos fameux petits bateaux bancaires. Il faut garder la grande banque pour que les Suisses soient encore et toujours jalousés de nos voisins. Etre numéro 1 mondial, vous ne trouvez pas que c'est un beau challenge? Parle-moi de Federer. Je te dirai qui tu es…

 

La régulation du monde passe par Genève, la finance par Zürich. Ne réduisons pas nos magnifiques ponts internationaux pour en faire de tous petits. Nous ne serions alors plus qu'un minuscule sucre dissout dans la cup of tea de la City et regardés comme la queue de la pomme à New-York.

 

C'est cela l'intelligence au carré. Sortir de la diplomatie des petits fours pour donner à nos institutions et nos banques un lustre nouveau, international. La vieille dame n'a pas besoin d'un lifting. Elle a besoin de ses enfants et petits enfants qui empoignent les défis avec la volonté des pionniers qui ont fait notre pays, et qui savent faire surgir l'éclat existentiel des gens sûrs d'eux-mêmes. Savez-vous qu'un hôtelier de luxe à donner naissance à la Paris Hilton International Connexion?

 

"Sentiment de castration de nos politiques", "Andorrisation de la Suisse", dixit Maître Warluzel. Un pays de rentiers, la Suisse? Non et non. Un pays leader qui veut absolument développer son effet Federer. Goût de l'effort, de l'exploit, de la classe, du fair-play. Nous possédons notre leader maximo, roi de la raquette, prophète des courts, futur papa bateau avec maman Mirka qui fera des gâteaux aux cerises. L'heure de la retraite sportive approche pour notre immense champion. Alors la relève, on se lève!

 

17:47 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)