12/05/2009

Caisses de pension, le bon choix

Pour une fois, je ne vais pas râler. Il faut applaudir le choix des caisses de pension qui investissent dans les start-up high tech et clean tech suisses plutôt que dans des produits bancaires internationaux qui n'ont pas de structures fondées et réfléchies sur l'avenir industriel.

 

La Suisse officiel n'a pas encore pris la mesure de l'importance extraordinaire et de l'envergure de notre recherche technologique. Quand on parle d'amnistie fiscale, cela devrait obligatoirement être pensé non seulement sous le signe de la récupération de fonds perdus par l'Etat, mais surtout sous le signe de propositions stimulantes faites aux fraudeurs. On parle de 10 milliards de taxes sur une somme globale de 50 milliards qui serait alors déclarée au fisc. Pourquoi ne pas réunir directions d'écoles, laboratoires de recherches, banques, start-up et représentants du gouvernement pour élaborer un vrai green deal avec l'argent de l'amnistie?

 

D'une part, l'Etat pourrait donner une direction claire quand aux sommes récupérées. D'autre part, elle pourrait donner un sucre aux fraudeurs en les exemptant d'amendes et en taxant les sommes soustraites à un plancher inférieur si le coût de l'amende prévue et au minimum le « cadeau fiscal » réalisé sont réinvestis à titre privé dans des produits labellisés verts agrégés par l'Etat... et à taxes fiscales nulles.

 

La Suisse peut montrer l'exemple... et offrir au monde une image de dynamisme formidable. En donnant un délai, par exemple 5 ans, entre 2010 et 2015, pour avoir le droit d'investir dans des produits non taxés durant les 5 premières années d'investissements, nous aurions alors un engouement général pour les fonds green tech. Durant les dix prochaines années, nous aurions régulièrement de l'argent frais investi massivement au bon endroit et au bon moment.

 

Et si en plus, notre Gouvernement pouvait en parler au Président Obama et le persuader de faire le même choix, on avancerait de cinquante ans la révolution verte nécessaire à toute l'humanité.

08:33 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

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