13/05/2009

Energie nucléaire, la grande interrogation

Des écologistes de la première heure se sont reconvertis et sont aujourd'hui en faveur de l'énergie atomique.

Je suis très hésitant. Entre la foi aveugle en faveur de cette énergie et le dogmatisme religieux de certains écologistes, fervents enragés de la cause antinucléaires, je n'arrive pas à définir une ligne de sagesse stricte.

D'un côté, nous le savons, les bienfaits concentrés de cette énergie super puissante, les progrès de sa technologie, la sécurité maximale qui règne à l'intérieur des temples nucléaires.

De l'autre, la menace permanente. Un coeur de centrale qui part en fusion et ce sont des populations par millions qui sont menacées de mourir de cancers et d'autres saloperies. Sans compter les déchets nucléaires qui, même recyclés, resteront dangereux pour des millénaires. Sans compter le trafic des matières fissiles, le risque terroriste, le risque étatique (l'Iran, par exemple, qui fait toujours soucis). Enfin le multiplicateur exponentiel de menace réelle. Et c'est là que réside le plus grand danger. Si les feux des centrales nucléaires s'allument partout sur la Terre comme des feux helvétiques de 1er août, j'ai bien peur que plus personne, à terme, ne maîtrise la situation, même pas l'empire américain.

Enfin, ultime inconvénient du nucléaire, il coûte très cher en termes de construction, de sécurisation, de recyclage. Tout le contraire du solaire qui petit à petit devient plus performant et moins coûteux sans laisser de graves traces de pollution. Sans oublier aussi que le nucléaire est forcément une énergie d'Etat vu son danger potentiel et sa concentration alors que le solaire est une énergie citoyenne vu son absence de risque et sa décentralisation.

Tout réfléchi, mon coeur refroidit définitivement pour le camp pro-nucléaire et se réchauffe durablement pour le camp pro-solaire. Désolé pour tous les scientifiques qui oeuvrent d'arrache-pieds pour améliorer les techniques nucléaires. Mais ces braves personnes intègres ont sans doute les moyens de recycler leur science et la diriger du côté solaire car, ne l'oublions jamais, le soleil n'est jamais rien d'autre qu'une gigantesque centrale atomique à ciel ouvert.

Donc vivent les nouveaux Incas et le Temple du Soleil. Attention cependant à ne pas griller sur le bûcher religieux les derniers hérétiques opposants au dieu soleil. Tintin, Tournesol, et Haddock pourraient alors aussi dire que lors d'éclipses solaires, c'est toute la société qui tomberait d'un seul coup en panne d'énergie.

 

Commentaires

Merci pour cette petite analyse. J'aimerais ajouter un problème de taille, et bassement économique: il y a très peu de combustible nucléaire.

On peu estimer qu'en moins de 50 ans(ou 10 ans suivant les scénarios) les ressources prouvées en combustible nucléaire seront épuisées!
Source: http://www.eco-energie.ch/content/view/134/26/

Écrit par : vivegoogle | 13/05/2009

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