17/05/2009

Lolita, un quart de siècle de showbizz

Elle revendique son naturel. Elle est restée « une de Neuch », c'est évident. La belle Italo-Suisse a survécu aux requins, aux alligators et aux butors. Elle a fait ses erreurs de casting comme toutes les personnes un peu naïve, la main sur le coeur, et le désir de bonheur chevillé au corps.

 

Aujourd'hui, elle quitte le Valais. Des bons gars, ces Valaisans. Des montagnards bourrus qui ne comprennent pas toujours la sensibilité des coeurs romantiques, leur ouverture au monde, leur envie d'intégration d'autres cultures, d'autres mentalités.

 

Ejectée par les coups de fourches des diables libéraux ou des stars du showbizz populaire qui frisent parfois le populisme facile et la soupe folklorique de jadis sentant le renfermé prisonnier de son réduit national, la belle Lolita s'en revient donc à Neuchâtel. Bienvenue à toi, O déesse adolescente!

 

Lolita, c'est l'histoire d'une course de Gymnase au Creux-du-Van, d'un froid transperçant, d'une pluie battante et glaciale, d'un pull en laine noir et blanc tricoté par maman. Elle grelotait. Alors, tel un Chevalier de la Rose d'un autre âge, je lui ai tendu mon pull. Elle s'est emmitouflée dedans. Je la regardais. Je me suis mis à frissonner. De froid, de vibrations naissantes, et d'amour caché pour cette belle fille qui allait devenir Miss Suisse, épouse de tout grand footballeur, maman attentive et attentionnée pour son unique garçon.

 

Félicitations pour ton parcours, chère Lolita. Et en route pour les cinquante prochaines année. Aïe aïe aïe! Cela ne nous rajeunit pas, n'est-ce pas? Offre des kebabs à tes voisins en guise d'adieu, histoire de les plonger dans une soupe à la grimace insondable. Comme au Tour de France, faut leurs en mettre dans les gencives avec élégance, et en pleine ascension du Mont Ventoux . Hi hi hi.

 

Tu mérites un immense respect. Tu ne t'es pas perdue en route. Et cela, c'est magnifique...et si rare.

 

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