21/05/2009

Sexe et culpabilité, le sucre brut de Cannes

Pour faire de la caïpirhina, il vous faut de la cachaça, du sucre de canne et de la limonade. Si vous ajoutez de la menthe et un zeste de tabasco, vous obtenez le « lemonada movida » de Cannes 2009. Il y a du trouble et du dérangement amoureux dans les oeuvres présentées cette année.

 

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Jeune homme de Cuba

 

Cela nous renvoie à nos propres tourments. Le pornogate jurassien, où des employés d'Etat ont surfé sur des milliers de sites coquins pendant des heures incalculables pour la paix fiscale tellement cela paraît indécent mis en rapport aux salaires versés aux personnes concernés, vient nous dire combien notre époque est bouleversée par l'intrusion de la pornographie sur l'Internet. 80% des clics sur ce moyen technologique concerne des sites pornos!

 

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Jeune fille de Cuba

 

Alors on peut critiquer Lars von Trier ou Almodòvar comme on veut. La culpabilité, la traque de la vérité, la violence conjugale, la haine, le dégoût, l'envie de mutilations ou d'automutilation, voir le désir de meurtre ou de suicide suite à des coucheries extraconjugales, concernent tout le monde qui vit une relation sentimentale profonde ayant un axe sexuel développé et enrichissant.

 

Je crois que les premiers jugements de certains journalistes sur certaines oeuvres présentées risquent d'être revisités dans le futur. Pedro et Lars touchent là où ça nous fait mal, là où cela blesse notre âme sensible d'amoureux romantique.

 

Comment concilier notre liberté, notre désir d'images fortes et multiples, notre attirance pour les expériences d'un soir, avec notre grand amour qui nous accompagne à chaque pas dans la vie de tous les jours?

 

La question est posée, et elle n'est pas prête d'être refermée.

 

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« Mea Culpa »

Qu'as-tu fait de coupable, jeune homme?

Quel métier exerces-tu, jeune fille?

 

 

14:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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