27/05/2009

L'eau minérale, luxe et bien-être publique

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Fille sous un rideau de pluie

 

Je suis aussi limpide que l'eau minérale. J'y suis favorable. Non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour le plaisir sensuel procuré.

 

Une eau, une marque commerciale, c'est aussi glamour que le milieu de la mode. Regardez le profil des modèles féminins ou masculins utilisés dans les pubs pour l'eau minérale, Mr Neyrinck. Sous Mao, les Chinois portait l'uniforme unique de travail. Insipide. Une société comme la nôtre, pour des motifs verts que je ne défends pas dans ce cas précis, vit de sa diversité. Je travaille dans la restauration depuis plus de vingt ans. Je ne peux même pas imaginer que demain, dans les tiroirs des buffets, on y trouve que du vin.

 

Et après l'eau minérale, la bière? Parce que la bière, c'est encore pire comme bilan écolo. Il faut des machines agricoles qui polluent pour récolter et transporter l'orge et le houblon. Après, il faut distribuer les grandes bières à travers le monde entier qui voyagent beaucoup mieux et plus loin, mis à part le Coca-Cola, que les eaux minérales. Et combien d'emplois perdus, de savoir faire gaspillé?

 

Je n'ai aucune envie, pour une vision dictatoriale de l'écologie, de voir disparaître les eaux minérales. Et puis, une fille sportive, dont l'eau naturelle perle de son front, et qui s'abreuve au goulot d'une eau minérale, c'est aussi sensuelle que la même fille qui boit au goulot d'une fontaine. Et comme les fontaines de jouvence n'existeront jamais aux tables des bistrots (à moins qu'un petit génie lance le modèle esthétique et fashion) je reste dans le camp des minéraliers. D'ailleurs, c'est un bien joli mot, minéralier.

 

Monsieur Jacques Neyrinck, je comprends votre idée. Elle n'est pas idiote du tout. Mais sa réalisation est idiote. Je vous fais une proposition sexy et, je crois, lumineuse. Pourquoi ne pas lancer l'initiative dit du « centime solaire » à l'échelle suisse, puis européenne et mondiale, sur les

eaux minérales. L'idée consisterait alors de prélever directement chez les minéraliers le montant de 1 centime par bouteille vendue, qu'elle que soit sa contenance et son contenu. Ensuite, ce centime serait utilisé au développement de la recherche sur l'énergie solaire. L'EPFL en serait une des principales bénéficiaires en Suisse. Qu'est-ce que 1 centime dans l'influence du prix quand, au bout de la chaîne, le restaurateur vend 1000 centimes le litre d'eau minérale?

 

Et je suis sûr que les minéraliers sont prêts à jouer le jeu. Imaginer la pub d'enfer pour eux auprès des jeunes et des moins jeunes :

 

« En buvant de l'eau minérale,

vous contribuez au développement

de l'énergie solaire »

 

 

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Le soleil en cannette

la vie en rose midinette

 

 

14:57 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (0)

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