04/06/2009

Cécile B., maîtresse de banquier

« Un million pour une pute. C'est cher payé » qu'il a dit le banquier étoile, sans doute touché dans son ego de mâle et inévitablement blessé du fait que sa maîtresse, malgré tout son amour et ses cadeaux somptueux, Cécile donc ne lui appartenait pas et ne lui appartiendrait sans doute jamais totalement.

 

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Cécile B., très amoureuse de son banquier malgré ses infidélités notoires, petite fille pure au coeur vagabond et ambivalent, s'est soudain retrouvée, par ces mots insupportables, crûment projetée dans son ombre par l'homme qu'elle aimait et qu'elle respectait à sa manière.

 

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Edouard, au lien de présenter des excuses à sa promise, a préféré jouer comme à leurs habitudes sur le registre sado-maso. Ils étaient tous deux friands de jeux érotiques un brin sadique et pervers. Elle, Cécile, aurait voulu qu'il joue pour une fois au petit garçon. Edouard devait retirer ses paroles si blessantes et humiliantes pour elle. Lui, plus par inconscience que par perversité sans doute, il a persévéré dans « l'exciting game of humiliation ». Elle a tiré, troué de trois balles son nounours, son beau jouet érotique qui lui offraient des dizaines de milliers de balles pour l'entretenir dans ses rêveries de gamines.

 

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Cécile B. a voulu rappeler Edouard à la vie. C'était trop tard. Dans sa folie, elle n'avait pas pensé que son Edouard, son bon Edouard, son doudou adoré, avait dit des mots méchants pour de vrai, et qu'elle, elle ne pouvait pas assassiner son nounours pour de vrai en réponse à l'humiliation. Son flingue n'était pas vrai, sa vie n'était pas la réalité décriée par Edouard. Seulement le film romantique qu'elle se faisait de son banquier d'amour était bien réel. Alors, depuis ce jour maudit, Cécile s'est étendue sous son parapluie poétique. Elle parle à son nounours et refuse de croire qu'elle ne pourra plus jamais le prendre dans ses bras comme une femme, une vraie femme, une maîtresse adulte, qui faisait commerce de ses charmes tout en croyant réellement au grand amour de sa vie.

 

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Cécile et les contes de fée

n'existent-ils que pour grandir

dans notre réalité bien trop compliquée?

 

Commentaires

On dirait que vous avez tenu la chandelle du psy de service ...

Écrit par : Victor Devaud | 04/06/2009

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