09/09/2009

La lettre sans l'esprit

Notre président s'est rendu en Libye en sachant les propos totalement insultants du chef de l'Etat et de son fils envers la Suisse.

Le premier demandait à l'ONU le démantèlement de la Suisse et son partage entre nos pays voisins. Le second y allait encore plus fort en souhaitant la destruction de la Suisse par une bombe A! Rien de moins. Et notre Gouvernement n'a même pas réagi!

Sur ces paroles gravissimes mais apparemment pas du tout prises au sérieux par notre Conseil fédéral, Mr Merz s'est jeté dans la gueule du loup. Dans la situation du Petit Chaperon rouge, il a tiré sur la chevillette pour voir la bobinette du tyran. Hélas, Mère Grand n'était pas la gentille dame âgée alitée et perdant la mémoire tout en ayant quelques crises de démence passagère. Non, Mère Grand était bien le grand méchant loup.

Nous Suisses, grâce à notre paix confédérale, avons tendance à imaginer que le monde est bienveillant avec nous. Hors le monde est hostile, jaloux, mesquin, voir haineux envers un Etat à qui tout réussit ou presque. Sous des paroles affables, la diplomatie internationale nous couvre de mots élogieux. Mais c'est clair. Comme lorsqu'un homme se promène avec la plus belle femme du monde, peu d'hommes ne sont pas envieux, peu de femmes jalouses ne peuvent s'empêcher de critiquer et juger négativement la belle. Mais bien entendu, cela se passera dans le dos des principaux intéressés.

Les Kadhafi nous ont jeté à la figure un autre code de conduite, froid, inamical, donnant le fond réel de leur pensée. C'est une chance pour eux comme pour nous. Parfois trop de diplomatie nuit à la diplomatie. Dans un autre registre, les Ramadan sont également en train d'abandonner leur double langage et ont envie de donner leur fond de pensée, leur haine irrémédiable des comportements occidentaux. Sur cette base, nous pouvons enfin renégocier un futur autre entre le monde musulman et nous.

Les pays occidentaux, la Suisse en particulier, ont subi la méthode Kadhafi. Sans défendre le dictateur mégalomane, il nous faut prendre acte du changement. Les monarchies pétrolières nous prennent de haut et savent notre dépendance au pétrole. Ils en profitent, ils en tirent leurs perversions, ils déstabilisent nos consciences et les peuples qui vivent sous leurs jougs.

Il semblerait qu'aux dernières nouvelles, un de nos otages serait même près du gouvernement libyen(!). Cela serait le sommet de la faillite de nos services secrets incapables de connaître, dans les moments sensibles, le pedigree des citoyens et citoyennes suisses. Un entubage de plus. Le pipe-line coule à flot pour les Libyens. Nous sommes vraiment des enfants de coeur qui ne sommes pas encore sortis de notre église.

Alors faisons un joli feu paille avec la lettre libyenne, façon Gainsbarre avec son billet de fr.500.--. Faisons-le en direct au 19.30. Notre Président, Mr Merz, devrait le faire pour la Suisse et pour lui, histoire de dire « Visions médiatiques contre visions médiatiques. Paroles contre paroles. Messieurs les Libyens, revenons-en à l'esprit de vos mots assassins à notre égard, s'il vous plaît. Ils nous est insupportable de vous entendre dire officiellement par votre Guide spirituel que vous voulez le démantèlement de notre pays, voir sa destruction par une bombe atomique. »

 

08:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |

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