17/09/2009

Burkhalter: la presse populiste déçue

Il fallait s'y attendre. Le Matin Orange n'aime pas le choix du Parlement. La Tribune de Genève, non plus. Venant d'un journal à priori sérieux, c'est décevant quoique le choix partisan de Christian Lüscher l'oblige à ternir le Neuchâtelois qui n'en a déjà pas besoin.

On est d'accord. Le jeune premier Lüscher a plus d'allure pipolesque. Dans le genre Sarkosy, il avait sans doute de belles armes en main. Mais les Suisses visent la compétence, uniquement la compétence... mais aussi la concordance. On le voit avec l'envie pour beaucoup de placer Urs Schwaller ou Dick Marty avant Burkhalter. Et c'est tant mieux pour la Suisse. Qui veut d'un cirque Berlusconi en Suisse? Ah oui. La presse populiste (qui occupe la quasi globalité médiatique en Italie à de rares exceptions), de quoi remplir leurs pages de scandales politico-sexuels. Qui veut du show Sarkosy? Ah oui. La presse paresseuse qui se couche devant le roi les gâtant de royalties et de soirées so smarties.

Il faut une fois pour toute savoir pourquoi vous avez choisi votre métier, Mesdames et Messieurs les journalistes. Si c'est pour les petits fours de réception, les soirées électro dans des clubs branchés, les petits cadeaux et billets de voyage offerts par des politiciens corrompus, une soirée tête-à-tête avec un puissant du monde, etc, c'est O.K., c'est une possibilité. Mais alors ne demandez pas à ce que la population vous trouve crédibles, honnêtes, peu influençables devant le pouvoir, critiques et compétents. Là, vous seriez plutôt K.O. Mais si vous avez choisi votre métier par idéal démocratique, alors vous ne pouvez pas d'emblée imaginer qu'un homme comme Burkhalter fera moins bien que Blocher que vous avez porté sans nuance au pouvoir sitôt qu'il avait acquis une popularité suffisante lui permettant une légitimité démocratique. Le pataquès qui a suivi au Gouvernement, l'attaque de la formule magique par la démission obligée de Mme Metzler et son remplacement obligatoire par le roi, puis son éviction quatre ans plus tard par une candidate sauvage, puis encore, car ce n'est pas fini les dégâts du cirque Blocher, l'éviction future et quasi certaine maintenant, de la compétente Conseillère fédérale Mme Widmer-Schlumpf, n'en finit plus de faire du mal au pays et à des personnes qui ont donné leur coeur au bien public.

Mesdames et Messieurs des médias, Monsieur Burkhalter a peut-être l'étoffe d'un Gilles Petitpierre. Ce n'est pas rien. C'est même énorme pour le pays. Please, un peu de respect et d'attente avant d'écrire que c'est un nouveau Monsieur Merz, honnête comptable des deniers fédéraux, bon économiste, mais piètre politicien. Quelle goujaterie! L'aspect non bling-bling du personnage inspire confiance et respect. C'est peut-être ce qui manque à certains représentants de la presse..

Pour en finir, voyons en ce jour de 16 septembre 2009, le jour du "Wonderbund," jour ou deux candidats sérieux au poste de Conseiller fédéral, Messieurs Lüscher et Marty, se sont exprimés avec la dignité de ceux qui savent encore ce que veut dire le mot concordance en Suisse, au-delà de l'arithmétique, au-delà des luttes de Partis. On peut l'appeler « Nouvelle Concordance » car le jour proche où les Verts auront atteint la maturité pour siéger au Gouvernement, nous aurons alors cinq partis gouvernementaux. Le « Top Five » fera alors son entrée dans l'Histoire d'une Suisse moderne qui ira vers l'Europe en démontrant à celle-ci toutes les vertus et richesses de la Concordance qui pourrait aussi s'appliquer au monde global de demain...

 

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