12/10/2009

Polanski: oui à une liberté conditionnelle

Le citoyen Polanski doit avoir sa chance. Il se trouve dans une situation psychologique qui lui permet de saisir toute l'importance symbolique de son arrestation envers la défense des droits démocratiques égaux pour tous.

Il ne réclame aucune immunité artistique. Il est très lucide sur la gravité de sa faute d'antan. Il souligne les soutiens « contre-productifs » de plusieurs de ses admirateurs et admiratrices, ceux qui sont chargés de complaisance malsaine envers une faute gravissime et pas « minime » comme le malheureux qualificatif utilisé trop hâtivement par feu Jacques Chessex qui, au passage, a probablement voulu dire autre chose que je précise ici:

Minime. Non, sûr que non. Temps minime. Oui. Certainement. Sur la durée de l'oeuvre de Roman Polanski, de sa vie, de ses drames intimes, cet instant d'égarement est minime. C'est ce qu'à voulu dire par son raccourci, Jacques Chessex. J'en suis intimement convaincu.

J'ai envie de dire à la Suisse officielle une chose qui, j'espère, ne sera pas mal interprétée:

Libérez Roman Polanski, et laissez-le seul décider d'aller aux Etats-unis ou non. C'est à lui qu'appartient désormais la manière dont il veut être jugé par les êtres humains. Dans son chalet de

Gstaad, entouré de sa famille, aidé par ses avocats, il saura trouva la clef qui a fait de lui un Ogre à un instant précis de sa vie. Et cette clef lui permettra en toute conscience de prendre la décision qui lui appartient.

A la Suisse, je dis encore: montre-toi d'une humanité responsable envers cet homme de conscience et d'art. C'est là plus qu'un voeu. C'est un profond désir de voir mon pays savoir faire la différence entre une crapule sans conscience et un être humain doué de conscience qui a passé sa vie à s'interroger sur l'homme et ses dérives coupables et meurtrières.

 

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