21/10/2009

Pascal Dynamite réussit sa sortie

Comme il faudra des dizaines d'années aux cantons pour décider de fermer les 200 hôpitaux qui seraient responsables des dépassements inadmissibles des coûts en matière de primes d'assurance maladie, je propose à Pascal Couchepin de créer un groupe mutuel de terroristes engagés pour régler, avec des méthodes radicales, les graves problèmes sociaux de notre pays et chargés de dynamiter en douce tous les hôpitaux placés sur sa liste rouge.

Mais avant d'en arriver là, rappelons à Mr Couchepin que la LAMAL devait être le remède miracle qui permettrait de garder un contrôle des coûts, que l'introduction de l'assurance obligatoire et de la libre concurrence devaient apporter le bonheur au peuple et baisser les primes à toute la population. On n'a rien vu venir ou plutôt on a compris qu'on s'était fait bercer par les doux rêves socialistes, d'abord, puis radicaux, ensuite.

Y'en a marre d'entendre qu'on doit restreindre le réseau de soins alors qu'on ne réduit jamais le fossé entre riches et pauvres, Au contraire, il s'élargit. On ne sait pas où on perd autant d'argent. Sans doute, un peu partout, par les excès de certains citoyens qui courent hôpitaux et médecins en leurs donnant leur surplus de pain quotidien; sans doute à travers les pharmas qui poussent sans cesse à consommer leurs derniers produits haut de gamme; sans doute aussi par les caisses d'assurances qui gèrent de manière assez opaques les coûts de la santé; sans doute enfin par toutes cette administration obèse des soins médicaux qui coûtent en heures de travail superflues.

Le bateau prend l'eau de toute part. Ben Couchepin fait sauter 200 hôpitaux. Certains sont admiratifs devant sa déclaration audacieuse. Je préfère me soigner auprès du Dr 777. Cela coûte cher. Mais c'est moi qui paye. Et au moins on reçoit en retour le bénéfice des prestations de sa bonne santé permanente apparente.

 

 

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la LAMAL, C'est l'hôpital qui se fout de la charité

 

 

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P.S. Rappel de vaccin pour celles et ceux qui n'ont pas trop l'humour grinçant chevillé à leurs baskets. Ce billet est sensé être classé catégorie « humour ». A ne pas prendre au premier degré. Sinon gros risque d'allergie pour vous et de complications sociales pour votre blogueur intrépide, le pacha K mac. Signé: Docteur Way, alias Docteur 777

 

 

 

09:13 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

La nourriture gratuite pour tous ? (comparaison avec l'assurance maladie)

La campagne avait été rude, mais ils avaient gagné : l’initiative populaire lancée par le parti socialiste appuyé par le parti populaire des familles et l’association des boulimiques dans le besoin, réclamant une assurance nourriture obligatoire, complément logique à l’assurance maladie obligatoire, avait abouti contre toute attente, malgré la campagne énergique que l’association de défense des anorexiques avait menée contre cette initiative. Ce nouveau droit avait donc été et inscrit dans la Constitution et les textes d’application, laborieusement rédigés, avaient permis de mettre sur pied tout le système.
Cette initiative, la première d’une série d’autres qui devraient inclure aussi l’assurance pour le logement gratuit, l’assurance pour transport gratuit et l’assurance pour les loisirs gratuits, était, aux yeux des initiants, le premier pas vers l’avènement d’une société nouvelle, heureuse et égalitaire. Mais pour l’instant seule l’initiative sur l’assurance nourriture pour tous avait abouti.
Cela faisait maintenant trois ans que le système fonctionnait. Le principe semblait simple. Il suffit donc au consommateur d’introduire sa carte d’ayant droit dans la fente destinée à cet usage auprès de l’appareil de contrôle chargé d’établir les statistiques des produits consommés. Les dépenses de nourriture étaient remboursées à 90% par l’assurance, le 10% restant, sorte de tiers payant, restait à la charge du consommateur et lui était facturé ultérieurement.
Les supermarchés rivalisaient d’initiatives les plus diverses pour contenter les assurés. À la COOP, par exemple, des conseillers guidaient les clients vers les étalages. Ils persuadaient certains acheteurs hésitants, dont ils interprétaient l’hésitation comme un début de dépression, de suivre un petit régime fortifiant : un peu de caviar pour se mettre en appétit, une belle entrecôte pour leur tonus et une bonne bouteille de bordeaux pour bien faire passer le tout. Ils encourageaient les maigrichonnes à manger davantage en leur décrivant le plaisir qu’ont les hommes à se raccrocher à quelques petits bourrelets séduisants. D’autres supermarchés organisaient des dégustations de produits nouveaux afin de susciter la curiosité gustative des clients sans imagination. Bref, le secteur de la distribution alimentaire se portait bien.
Les campagnes publicitaires misaient maintenant sur des images de femmes bien enveloppées et les grands couturiers mettaient en valeur les poitrines débordantes et les arrière-trains confortables. Bref, les femmes de Rubens avaient retrouvé la cote et les obèses n’encourraient plus les regards réprobateurs des passants.
Mais voilà, à ce régime-là les assurances nourriture courraient gaillardement à la faillite. Il avait fallu augmenter déjà deux fois les primes d’assurance. Certains parlementaires parlaient d’augmenter de trois points la TVA pour financer ces dépenses d’alimentation. On les accusait alors de faire le jeu des patrons qui s’opposait à voir leur part de cotisation augmenter en prétendant que de nouvelles charges sur le travail conduiraient inéluctablement vers une augmentation du chômage.
Par ailleurs, parmi la population écrasée par des prélèvements toujours plus lourds des impôts directs, de la TVA, de l’assurance maladie, de l’assurance nourriture, des prélèvements obligatoires pour les caisses de pension, de chômage, d’invalidité, de taxes sur le tabac, sur l’alcool, sur l’essence, de plus en plus de gens peinaient à payer leur cotisation d’assurance nourriture. Les caisses d’assurance avaient pris la décision de ne plus rembourser les supermarchés et ces derniers refusaient de servir les mauvais payeurs.
On avait donc organisé à nouveau les soupes populaires et les distributions de colis de survie aux plus défavorisés.
Malheureusement, c’est ici que je me suis réveillé et mon rêve interrompu ne m’a pas permis de savoir comment tout ce système allait évoluer !

Mais une chose est certaine : dans un système, lorsque la dépense est décidée par le vendeur et non l’acheteur, plus rien n’est contrôlable ! Les ministres de la santé devraient en prendre conscience !

Écrit par : Raminagrobis | 21/10/2009

Raminagrobis, pas simple les solutions sociales. On le voit en Amérique ou l'assurance est libre de choix. Tant de gens dans la misère qui ne savent pas comment se soigner. Le problème, c'est que dès qu'il y a obligation, il y a consommation. J'en veux pour mon argent puisque je paie. Personne ou peu de monde payent sans rechigner son assurance alors qu'il est en parfaite santé depuis des années et des années, qu'il ne consulte jamais pour un simple refroidissement ou un début de coliques et de fièvre. Ce client-là ne conçoit pas ces augmentations successives de coûts. Soit il se révolte, soit il finit par consulter pour avoir le confort d'un médecin qui le rassure sur lui-même. C'est logique. Personne n'aime payer dans le vide toute sa vie en n'étant même pas sûr qu'on va le choyer le jour où il finira par tomber malade. Surtout si en plus il y payé chaque mois plus de mille francs de primes sur son salaire en incluant les enfants et son épouse. J'ai travaillé un peu en milieu hospitalier dans ma jeunesse. Je me souviens de certains patients qui déjà ne comprenaient pas bien que le personnel soignant ne consacraient pas assez de temps pour eux alors qu'ils avaient tant payé... Alors que dire aujourd'hui?...

Écrit par : pachakmac | 21/10/2009

Merci pour cet article

Écrit par : Devis | 21/10/2009

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