31/01/2010

Honneur aux dames qui nous rendent heureux

En ce jour où semble nous parvenir enfin de bonnes nouvelles de Libye concernant nos deux otages, j'aimerais juste vous présenter un petit spectacle qui n'est ni de la soupe pour aguicher les nigauds ou les gogos ni une daube quelconque. Mais un potage relevé et magique (malheureusement pas très bien filmé ni éclairé). Mais au fait, si vous y prenez attention, en enlevant le « p » à potage on obtient otage, et en le ratachant à « ute » on obtient p***.

 

Bon voilà. Passons de ces étranges associations ou dissociations de lettres au spectacle qui nous occupe l'esprit et nous, les garçons, admirons simplement de belles images qui encensent le corps féminin. Retenez bien le balancement des hanches dans les airs (ça ne dure que deux secondes, soyez attentif). C'est somptueux et on se demande comment c'est possible de faire ça suspendu dans l'air avec notre masse corporelle. Alors ne dites plus jamais que les filles qui pratiquent la pole dance appartiennent à des milieux glauques de l'obscurité qu'il faut cacher aux regards des enfants. Il s'y passe parfois des instants de grâce et de poésie que les habitués romantiques savent capter avec un regard d'amoureux.

 

 

 

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30/01/2010

Pour le Meilleur et pour le Per

Nous avons failli engager une jeune fille au pair, l'autre jour. Mais quand ma femme m'a dit qu'elle s'appelait Per, j'y ai renoncé. Vous vous imaginez, vous, avec une demoiselle au pair qui s'appelle Per? Moi, pas du tout. J'aurais l'impression d'avoir mon statut de père usurpé à chaque instant. Et puis, il y aurait trop de confusion des rôles. Mais voyons plutôt:

 

Ma femme dirait par exemple: « Bastien, demande à Per de t'aider à lacer tes chaussures » ou « Per, tu me relaves vite fait la vaisselle avant d'amener les gosses au jardin d'enfants » ou « Per, va vite m'acheter un kilo de pain pour la fondue ». Per par si, Per par la. Per partout. Je deviendrais un père esclave de mon image de marque préférée. Et encore le pire du Per, c'est quand ma femme parlerait vraiment de la relation de « père-jeune fille au pair ». J'aurais trop peur de commettre un impair. Mais voyez plus tôt: « Sonia, demande à ton père de venir prendre Pers au Mac Do à la sortie des cours, cet après-midi.  » Et Sonia qui répondrait à sa mère: « Je crois qu'elle saute le cours de langue aujourd'hui. Elle va direct au cours de crac-crac dance. Ce n'est pas nécessaire que papa fasse une passe dans le quartier de l'université ». ou, le pire de Per déclenché par ton gosse en forme de raz-de-marée pour belle-mère baudruchée: « Mais ton père, où c'est qu'il est fourré? » Et ton foutu gosse de déclencher un tsunami asiatique juste pour rire en mettant tous tes oeufs, donc seulement deux, dans le plat de panier à lessive maudit: « Il est avec Per à la lessiverie ». Et la mère de conclure: « Il faudra que je songe vraiment à remplacer Per. » Et le gosse d'en rajouter: « Mais pourquoi tu veux remplacer papa, maman? » Et la mère de s'énerver: « Parce que ton père tourne autour de Per ». Et l'aînée de la famille de lancer sa flèche mérovingienne avec son petit air narquois en direction de sa plantureuse mère. « Mmmh! Il est pervers comme tous les pères, papa. Fais gaffe, maman. Tu devrais mieux serrer la vis de Père ». Et la mère de n'y rien comprendre: « Non. C'est pas ça le vice de forme dans notre couple. Per est une très compétente jeune fille au pair. Mais elle a aussi un sacré châssis, si tu captes ce que je veux dire. Et ton père a besoin de repères sexuels bien définis pour comprendre où se trouve les réels intérêts de sa femme. J'ai pas envie de lui coller un GPS au cul avec carte géographique éclairante sur mon corps et ma voix langoureuse qui lui rappellerait que tourner à gauche à cent mètres, puis continuer tout droit jusqu'au prochain rond-point féminin indiqué par un point G lumineux, c'est aussi, pour sa gouverne en rade, faire un crash à cent à l'heure dans ses ténèbres maudits sans être secouru ni d'un pompier, ni d'une infirmière, ni d'une ambulance ». Là-dessus, tu verrais évidemment le père et la jeune fille au pair se pointer tout guilleret dans le salon et être pris à partie par le petit dernier qui aurait évidemment tout entendu de la discussion: « Papa, tu faisais quoi avec Per à la lessiverie? ». Le Père, pas totalement fou, mais presque, répondrait d'un ton sarkostique et aussi coupable que la main d'une miss prise dans le sac du Président français : «  Je relavais Per avec du Perwoll parce que c'est plus doux pour les pulls en laine de ta mère. Je suis toujours la fameuse devise de notre cher Président français à la lettre plutôt qu'à l'esprit: travailler plus, pour gagner plus. ». Et le gosse de répondre: «  Parce que maman dit qu'elle veut changer de Per ». Et le père de s'inquiéter: « On change pas de père, on change de mari, mon fils. C'est comme avec la banque. On change pas un hold.up qui marche, on change de cocu, mon fils ». Et l'enfant de couiner: « Mais non papa. T'as rien capter. Elle veut changer la jeune fille au pair! ». Et le père tout innocenté par son propre étonnement; « Ah bon? Une si bonne jeune fille au pair? C'est bien dommage. Il faut que j'en parle à ta mère. Parce que Per est une perle précieuse dans notre ménage. Et elle équilibre très bien le story board de notre petite famille ».

 

Un peu plus tard dans le conditionnel:

 

« Dis, chérie, paraît que tu veux virer Per. On peut savoir pourquoi c'délire? ». Madame, déjà fine énervée par la manière de parler de son mari, répondrait alors crânement: « Peuhh! Et toi, tu faisais ta politique du père avec cette minaude de Per dans la lessiverie? ». Et le père d'éclater de rire en gardant son sang-froid bouillonnant: « Ma parole! On dirait que t'es jalouse de Père chaque fois qu'il nous rend visite ». Et la mère, interloquée: « Mais qu'est que ton père vient foutre là-dedans? Fais pas exprès. Je te parle de Per avec toi dans la lessiverie. la petite perverse, la petite vipère qui te tourne autour comme un boa constricteur prête à te sucer tout cru ». Le père, de parfaite mauvaise foi chrétienne, renchérirait: « Mais chérie, t'es malade, t'as attrapé le mal de mer? Moi, m'intéresser à une gamine à peine sortie de son gymnase. Per aime juste discuter avec moi. Je suis un peu son second père, son secundos de père, quoi. Comprendos? ». La mère de plus en plus agacée: « Tu l'aurais pas des fois passé dans l'essoreuse, ta petite dévoreuse, qu'elle avait une drôle de coiffure en revenant à l'appart? » Le père d'éclater de rire: « Ah! Ah! Ah! J'aime pas les coiffeuses T'es trop fan de Recrosio, Madame la jalouse. » Et Madame d'en rajouter de rage: « Des fois, tu lui aurais pas mis du Per voll les cheveux, qu'ils étaient tout mouillé, espèce de gros pervers à lunettes sans luminescence et tout plein de benzène hydrocarburé par ton sous-sol enrichi des courbes magiques de la Belle-au-Bois givré. Tu remarques même pas que ton pipe-line se voit jusqu'à Bagdad, espèce de salaud ». Alors que la mer est au bord de la crise de nerf et que sa marée haute aux relents de petites crevettes ravage le coeur de la mère totalement brisée à marée basse, la grande bringue de fille de revenir à la charge: « Mais t'es complètement parano folle, maman. Papa n'a rien fait de mal. C'est Per qui l'a suivi à la lessiverie pour aller récupérer la lolette de Bastien qu'il avait laissé tomber ». La mère encore plus dingue de rage: « Choupa! Choupa! Ma fille. Tu connais encore rien aux hommes, toi. T'a pas vu les yeux de Per pour ton père? ». Et la fille de conclure de manière canonique: « La Trinité psychologique habituelle des couple, maman. Le Père, la Mère et la Sainte Per. Amen. Alleluia ».

 

A Per Amann, encore une dédicace qu'il va devoir subir sous le mille-feuille de son lit d'hôpital, le pôvre, et en souvenir de sacrées scènes de ménage en famille.

 

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28/01/2010

La chute de Natalie

Le buzz du jour. Une jolie pépette russe tombe du podium. Et hop! La voilà au top des vidéo clip. Faut dire qu'elle a une certaine classe, la grande blonde. Tu la vois sur la scène s'accroupir. Puis soudain, elle disparaît dans les ballons bleus, blancs, roses, sans jamais s'arrêter de chanter. Quel talent! Juste un petit sursaut sur une jambe qui l'a fait souffrir, et en avant vers le public. Elle s'arrête devant une petite fille, s'accroupit et lui dédicace sa chanson. Standing ovation for Natalie!

 

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J'm'appelle Natalie.

J'viens de Russie.

 

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J'aime bien la gym et l'acrobatie.

Je danse dans « Les oiseaux du paradis ».

 

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J'bois d'la vodka et du whisky

quand j'm'amuse dans les parties.

 

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Attention! Je prie

Dieu pour une chute adoucie.

 

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J'aime les ballons bien rebondis

qui rebondissent sur ma peau de Blondie.

 

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Maintenant, tout le monde m'applaudit.

J'suis une star sur Facebook, j'ai des amis.

 

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Viens Buzz jolie, ma petite chérie.

Nous deux, on a gagné un sacré pari.

 

 

 

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27/01/2010

De la liberté d'expression à l'heure d'Internet

J'ai lu, hier, quelques textes de chansons créés par de jeunes banlieusards qui ont été déposés sur un blog. (voir le webzine de la tdg).

Sidéré de constater à quel sommet d' acculturation se situe une partie de la jeunesse désoeuvrée, sans plus aucun désir de s'intégrer au monde de la société civile, sans projet d'avenir autre que celui de créer un tas d'immondices, un immense dégueuloir et foutoir de haine, de bêtise, de racisme, de sexisme, d'appels au meurtre, je me suis décidé à créer cet article sur notre liberté d'expression actuelle. Mon propos ici n'est pas de dire ce que je ressens comme malaise et comme dégoût par rapport au Gouvernement français qui ne fait pas grand-chose pour changer cette situation désastreuse (pour cela, lire mon petit commentaire laissé sous l'article de ce blog).

J'aimerais ici créer un petit dialogue-fiction moderniste autour de trois personnages clefs ayant existé et ayant été à la pointe du combat en faveur de la liberté d'expression: Voltaire, Diderot, Rousseau. Ils seraient parmi nous aujourd'hui. Ils pondraient des articles sur la plate-forme tdg 24 Heures. Voici ce que cela pourrait donner dans les commentaires éclairés de trois blogueurs. Appelon-les , Fatima, Albert, Gaston.

 

Gaston: « C'est toujours ce mec qui a abandonné sa femme et ses enfants. C'est une honte! On devrait l'interdire de poser ces articles et le foutre en prison. Comment peut-il écrire au lieu de s'occuper de ses gosses? Et au moins, j'espère que la mère reçoit les pensions alimentaires de ce type. Il paraît que les gens l'ont caillassé à Môtier. Il a du prendre la fuite. C'est bien fait. Il est vraiment nul ce type. »

 

Fatima: « Ouais. Et en plus de sa m..., il veut nous refiler son contrat social. Il a pas honte ce jeanfoutre. Et en plus il s'acoquine parfois avec ce Diderot dépravé qui rôde du côté des Pâquis. Ah ces intellos, tous des m... Et ils prétendent refonder notre monde et notre civilisation! Ils manquent pas de toupet ni d'orgueil!!!!!! C'est des fils de pute, ces types-là! »

 

Albert: « Moi, je viens de lire que Voltaire, ce faux-cul, c'est fait un paquet de pognon dans la vente de son immeuble des Pâquis. Ce type, c'est le pire des spéculateurs. Et en plus, il nous fout le bordel avec les arabes. On va bientôt avoir une bombe qui explose à Genève. Les islamistes terroristes ont laissé des messages sur des blogs du Maghreb. Il faut lui interdire d'écrire à ce type sinon tu verras que nos enfants vont bientôt être égorgés et lui, avec son pognon, il partira sur une île bien pénard. Des salauds de son espèce, on les bute. J'crois même qu'il a des démêlés avec la justice à propos d'une gamine de 16ans dont les parents ont porté plainte. C'est un voisin qui me l'a dit. Il l'aurait connue lors d'une soirée techno. Affaire à suivre. Je vous tiens au courant. Si jamais c'est vrai, on organise un commando et on le bute pour de vrai. »

 

Voilà. On pourrait continuer, n'est-ce pas? Mais cela suffit. Nous pouvons constater que ceux qui se sont battus pour la liberté d'expression, pour notre liberté d'expression, pourraient très bien être rejetés aujourd'hui de la communauté citoyenne par de petits gars et filles sans grande finesse ni culture. N'est-ce pas effrayant, 250 ans après les Lumières? Je vous laisse à votre réflexion...

 

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Lumière à la tombée du jour sur la Cité de Midoun

 

(cette photo est dédicacée à John Gotelen

du blog « Homme libre »

et à Per Amann

du blog « Blondesen »)

 

Tous mes voeux de rétablissement à tous les deux.

 

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26/01/2010

Entre l' infiniment grand et l' infiniment petit, la vie.

Avec la recherche de la vie sur les exoplanètes, nous sommes rentrés dans un nouveau monde. Celui de l'existence d'autres organismes vivants dans des conditions parallèles à la vie sur Terre.

Ce qu'il y a d' immédiatement étrange dans cette démarche scientifique, c'est que nous devons chercher cette vie à des centaines voir des milliers d'années lumières de chez nous. Donc, ce n'est pas à la porte d'à côté, dans la banlieue terrestre que nous trouverons éventuellement une réponse.

Alors mes questions sont simples: pourquoi la vie est-elle si rare voir unique dans l'Univers? Pourquoi vivons-nous tous dans une atmosphère aussi hostile à notre établissement et à notre survie? Comment cela a-t-il été possible que soudain notre planète remplisse les conditions à la vie? Est-ce un miracle unique, car comme pour un ventre féminin, la terre a d'abord été stérile avant d'être fertile? Est-ce un miracle multiple, car d'autres Terres-femmes auraient-elles déjà accouché ou seraient-elles en gestation de donner naissance à la vie?

Et la suite logique à mes questions est d'ordre humaniste et spirituel: pourquoi l'être humain, malgré sa conscience et son intelligence, est si stupide qu'il préfère encore se faire la guerre pour des causes idéologiques, qu'il abuse de l'exploitation désordonnée des ressources, qu'il préfère l'énergie nucléaire dangereuse sur des milliers d'année à l'investissement prometteur en faveur de l'énergie solaire et des autres énergies renouvelables? Et y a-t-il fallu un père, Dieu?, à cette Terre pour la féconder à travers les réactions chimiques qu'elles vivaient?

En sachant que la vie n'est compréhensible ni par la physique de l' infiniment grand ni par celle de l' infiniment petit, on devrait s'accorder une vraie réflexion sur le mystère de la vie et de son respect par nous les êtres humains qui gouvernons désormais sur cette petite planète bleue.

 

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Apparition de la vie en plein désert

 

15:39 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (9)