22/03/2010

Lolita et les artistes

Encore l'affaire Polanski aujourd'hui en tête de commentaires sur le blog « Ecrivain de la comédie romande »!

La pédophilie fascine et horripile. Il y a ceux qui donnent raison à l'artiste de créer à la limite de la moralité et de la norme sociale. Il y a ceux qui rejettent toute différence entre un homme mûr sincèrement amoureux d'une nymphette et réciproquement, et un homme pervers faisant souffrir une gamine sous ses sévices.

Nous entrons dans une zone taboue. Et dans la zone taboue, il y a des mères et des pères responsables de leurs enfants qui jettent un oeil plus ou moins favorable sur leurs fréquentations. Je n'aurais pas non plus aimé qu'une de mes filles, à 13 ou 14 ans, sorte avec un artiste de 50 ans. C'est viscéral. Une mère, un père digne de ce nom défend d'abord sa fille des fréquentations et des influences néfastes à son développement.

Alors quand on lit « Lolita » de Nabokov, on est très perturbé en tant qu' homme et horrifié en tant que père. Les hommes, la plupart en tout cas, aiment le regard des jeunes filles voir des très jeunes filles. L'éternel désir de séduire et de rester jeune dans le regard et le rire d'une nymphette. De là à passer à l'acte sans le moindre scrupule, sans la moindre réflexion sur le « bien » ou le « mal » que vous allez donner ou faire subir à la gamine, il y a un pas que je ne franchirai jamais. Un homme mûr se doit d'être conscient des risques qu'il prend s'il fréquente trop jeune pour lui. Je ne jette pas la pierre aux artistes et aux prêtres qui ont trébuché ni aux parents qui lancent des injures envers les pédophiles. Je lance la pierre à notre hypocrisie, à nos yeux aveugles, à nos reniements, à nos viols de nos saints sacrements, à nos absences jamais reconnues de nous.

 

Quand je m'abîme dans tes yeux,

petite fille jazzy de Montreux,

je cherche la strophe poétique

et ma catastrophe prophétique.

 

Quand je te déshabille,

que tu ris et m' épies,

je vois en toi mes filles.

Alors je te rhabille.

 

Honneur aux demoiselles

qui vous donnez pucelles

aux hommes fous d'hirondelles.

Le printemps leur sera mortel.

15:33 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Mais rien ne vaut la version de 1962 ! Avec le très torturé James Manson! Sublime!

http://www.youtube.com/watch?v=CbRxGFBr7DY

Écrit par : Barbie Forever | 22/03/2010

Je ne peux que vous donnez raison, my darling. Quand un homme se détruit pour une nymphette, à distance de lui, personne, à part les vrais romantiques, ne comprend la douleur d'une telle relation passionnelle et la fin de celle-ci. Cela nous arrive à nous les hommes d'être, malgré un cerveau développé, à notre tour les victimes consentantes d'une jeunesse arrogante, espiègle, follement inconsciente, et terriblement libre de choisir sans aucune pitié la suite à donner à son histoire. Mais, à distance de lui, le peuple a tranché: c'est un pervers gros dégueulasse qui s'en est pris à une pauvre petite fille sans défense. La peine capitale pour lui... Alors que sa peine capitale à lui, c'est de perdre à jamais l'objet de sa passion... Le reste, ce n'est qu'une histoire de moralité, de justice pénale, et de condamnation par la loi. Rien, à côté de la douleur de l'absence... Bonne soirée, Barbie Forever.

Écrit par : pachakmac | 22/03/2010

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