22/03/2010

Réforme de la santé, ça passe!

Premier grand succès du Président Obama. Sa réforme sur la santé a été acceptée. Après des mois et des mois de combat, de luttes permanentes aussi intenses qu'une lutte électorale, le Président a gagné. Ses efforts ont payé, sa conviction a emporté les votes. Chapeau Monsieur le Président. L'Amérique a changé quelque chose de sa vision sur l'indépendance individuelle.

D'un monde (trop) dur, l'Amérique passe a un monde plus doux. Certains diront que c'est le début de la fin pour l'Amérique. Je préfère largement dire que c'est le début d'une fin. La fin d'une utopie qui basait la réussite sur un niveau de liberté beaucoup trop individuel, ou chacun et chacune se devait de jouer une participation individuelle pratiquement sans lien de cohésion collective avec l'ensemble de l'orchestre symphonique. Cela a marché partiellement dans une économie en pleine croissance où le plein emploi était presque assuré. Cela marche beaucoup moins dans un monde plus instable, où les gens doivent changer plusieurs fois de places de travail voir de métier. Cela devenait même une cacophonie désastreuse et super dangereuse.

L'Amérique était devenue une nation où les êtres humains se mangeaient entre eux. Un monde cannibale où l'on se devait de passer sur l'autre pour réussir ou pour éviter la chute. L'Amérique vient de choisir un nouveau chemin. Le virage est pris. La prochaine réforme intérieure d'importance sera peut-être celle sur les droits des travailleurs étrangers. Obama aura à nouveau à faire face à une forte résistance. Nous avons enfin un Président américain digne du Président Kennedy. Face que l'Amérique sache protéger et préserver la vie d'un nouveau grand Président des Etats-Unis.

One song for a strong President. Yes, we Ken, John!

God save America!

 

04:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |

Commentaires

Cher Pachakmac, merci beaucoup de votre note.Hier soir j'ai écouté ce que disait le Président Obama. Droit, sincère, engagé. Ne votez pas pour moi, ne votez pas pour le Parti démocratique, votez pour eux, (les malades sans accès aux soins de la santé). Et puis: "I Am Not Bound To Win. But I Am Bound To Be True."
In what the New York Times called “an extraordinary session,” President Obama began his speech by quoting Abraham Lincoln. “I am not bound to win, but I’m bound to be true,” he said. “I’m not bound to succeed, but I’m bound to live up to what light I have.”

C'est la pensée d'un honnête homme et c'est aussi notre motivation tout au long de notre vie comme ce fut celle de l'homme de Nazareth: "Je ne dois pas nécessairement remporter une victoire, je dois absolument être VRAI".J'ai écouté ces paroles et j'ai repris confiance en l'avenir de l'espèce l'humaine. Quoi qu'il advienne! La pensée reste.

Écrit par : cmj | 22/03/2010

". Certains diront que c'est le début de la fin pour l'Amérique."

Le début de la fin des Etats-Unis, c'était l'élection d'un issu du tiers-monde par des issus du tiers-monde, représentant 40 % des voix du gandin. Et Obama, c'est l'anti-Kennedy, en ce sens qu'îil est l'élu de ceux qui se demandent ce que le pays peut faire pour eux.

On a déjà vu dans quel état ils ont mis les finances du plus riche des Etats américains, la Californie, sixième ou septième puissance économique mondiale, disait-on encore il y a peu, et où les Hispaniques, clandestins compris, sont désormais plus nombreux que les Caucasiens.

"La prochaine réforme intérieure d'importance sera peut-être celle sur les droits des travailleurs étrangers. Obama aura à nouveau à faire face à une forte résistance."

C'est-à-dire que la résistance s'achemine vers une sécession des Etats du Nord-Ouest, où les ethniques représentent moins de 10 % de la population et qui sont - comme c'est bizarre ! - et qui, sur la carte des Etats-Unis sont à l'exact opposé des Etats de la Confédération, regroupés au Sud-Est...

Ce qui ne va pas sans créer une forte préoccupation pour ces autres Etats blancs que sont le Kentucky, la Virginie Occidentale, le Vermont, le New Hampshire, et le Maine cher à J.B. (Jessica Beatrice) Fletcher...

Écrit par : Scipion | 22/03/2010

D'abord merci de ce com, chère Claire-Marie. J'appuie votre enthousiasme. Scipion, je sais qu'on est antinomiques tous les deux et qu'on le restera. Mais j'aimerais dire que si vous croyez que le Président Obama ne pense qu'à donner plutôt qu'à faire travailler, vous vous trompez. Obama est un libéral au sens fort du terme. On dit vrai, on ne triche pas avec le système, pauvres et riches ensemble tirant sur la même corde pour donner du succès à une nation. C'est facile de dire que les pauvres ne pensent qu'à recevoir de l'Etat alors que des millionnaires et des milliardaires non seulement échappent à tout impôts par des magouilles sociétales et comptables mais en plus touchent parfois des subventions pour leurs entreprises! Non. Non. Scipion, faites pas porter le chapeau du désastre sur les couches moyennes et basses de la population. Il suffit de lire comment le gateau de la richesse est partagée pour comprendre où se trouve l'argent et où on doit chercher à demander plus d'efforts solidaires. Désolé pour vous si votre camp perd des élections. Vous avez assez tiré sur la corde de la crédulité et du cynisme pour qu'aujourd'hui le peuple comprenne qui le roule dans la farine du quotidien politique. Continuez à vous battre pour le libéralisme. je ne vous le reproche pas du tout. Mais fini les excès d'embonpoint pour vous et la misère définitive pour celles et ceux qui n'aiment pas marcher sur les autres et qui désirent une société plus humaine. Une protection sociale un peu mieux structurée et équitable se met gentiment en place. Je vous demande seulement de ne pas devenir violent comme certains Américains aujourd'hui qui doivent fomenter des plans pour assassiner le Président Obama. Bonne journée à vous deux.

Écrit par : pachakmac | 22/03/2010

"le Président Obama ne pense qu'à donner plutôt qu'à faire travailler, vous vous trompez. Obama est un libéral au sens fort du terme."

Obama est surtout un incompétent qui a été rattrapé par le Principe de Peter neuf mois après son accession à la présidence et c'est quinze mois après son installation à la Maison-Blanche, qu'il obtient un premier vrai résultat - enfin ! - qui consiste dans un redimensionnement drastique de son projet initial et après avoir "acheté" sa majorité en muiltipliant les promesses aux anti-avortement.

On notera au plan des échecs que le centre de Guantanamo n'est toujours pas fermé en dépit d'une de ses plus solennelles promesses électorales.

"Je vous demande seulement de ne pas devenir violent comme certains Américains aujourd'hui qui doivent fomenter des plans pour assassiner le Président Obama."

Du point de vue de la postérité, ce serait un vrai service à lui rendre, parce qu'il vaut mieux entrer dans l'Histoire comme un martyr que comme un incompétent failli.

Écrit par : Scipion | 22/03/2010

Les commentaires sont fermés.