25/03/2010

Cercle de la rose des sables libyens

Les rois n'aiment que les actes d'allégeance à leur souveraineté. La démocratie est mise en échec par des méthodes et des usages d'un autre âge.

L'affaire libyenne rend bien compte du niveau de corruption, de faiblesse, de compromissions existant dans nos démocraties modernes qui s'épuisent à la recherche permanente de l'intérêt économique prioritaire plutôt que dans l'état prioritaire de la démocratie, soit l'absolu interdit de céder devant des preneurs d'otages. Mais étant donné que les otages suisses n'ont de fait jamais été reconnus internationalement comme des otages grâce au machiavélisme de Muammar Kadhafi, il est bien arrangeant de continuer à faire des courbette devant ce dictateur.

Cependant, si l'affaire s'envenime encore, je suis certain que le clan Kadhafi finira par perdre sa partie d'échec au lieu d'en obtenir au mieux le nul. Face à la Suisse seule, il tenait stratégiquement l'échiquier. Depuis que l'Europe est entrée dans la danse – et je souhaite de tout mon coeur qu'elle n'en sortira pas – les faveurs de l'échiquier sont en mains suisses et européennes.

Ne sous-estimez pas l'Europe, Monsieur Kadhafi. Le Spartacus helvétique a gagné bien des bataillons démocrates à sa cause. Et devant ce pouvoir-là vous serez défait, vous et votre clan, si vous persistez dans votre mauvaise foi.

Un soldat démocrate qui sait ce qu'il dit et ce qu'il fait. Reste à savoir si l'Europe serrera les rangs autour du Spartacus suisse.

 

09:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Merci pour le duo Dani/Daho

(o_~)

Écrit par : Loredana | 25/03/2010

De rien Loredana. Et en plus, il forme un beau tandem pour avertir le clan Kadhafi. S'il veut éviter le trou noir que la Suisse, fier de son CERN, lui prépare, il n'a pas d'autres choix d'accepter le match nul et de faire au mieux pour notre otage qui reste là-bas. Max Göldi ne sera pas lâché de l'Europe tout simplement parce que les Européens testent en ce moment leur solidarité et leur désir de poursuivre leur union. Il n'y a pas mieux de tester l'amour de la démocratie que dans les pires situations. C'est là que l'on reconnaît si l'on tient à ses idéaux, à ses rêves, où si l'on craque et qu'on laisse la dictature et l'arbitraire s'installer tranquillement partout chez nous. Soit Muammar accepte d'entrer tranquillement dans notre époque démocratique soit il sera défait. C'est son régime qui est au pied du mur. Pas la démocratie suisse. A moins, bien sûr, que l'Europe se renie et fasse faux bond. Dans ce cas-là, nous irons de drame en drame et de compromission en compromission avec les dictatures du monde...

Écrit par : pachakmac | 25/03/2010

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