19/04/2010

Dis, maman, îles volcan les avions?

On n'a jamais interdit la route aux voitures, sauf dans les cols de hautes montagnes. Tempêtes, orages violents, pluies torrentielles et givrantes, bourrasques de neige, verglas, brouillards épais et congères, rien n'arrête la circulation routière.

Combien d'accidents? Combien de morts sur les routes dus aux mauvaises conditions atmosphériques ? Des dizaines de milliers, voir des centaines de milliers de victimes sur toute la planète depuis l'avènement de la bagnole à la moitié du siècle dernier.

Et voilà qu'un volcan bloque les autoroutes du ciel aux transporteurs du monde entier. Il faut nous interroger sur nos responsabilités individuelles et collectives. Si les avions sont en rade, c'est une question de sécurité, bien sûr. Il faut pourtant bien voir la différence que l'on fait arbitrairement entre la route terrestre et la route du ciel. 1) Le pilote de la machine n'est pas également le passager privé de son propre véhicule. 2) L'avion appartient à une compagnie aérienne, à une société anonyme qui tire si possible des bénéfices de l'exploitation du ciel. Les usagers des compagnies pensent donc que la sécurité maximale est un devoir et qu'en cas d'accident, ils ont droit à une grosse indemnité pour les survivants de la famille restés au sol.

Les cendres de volcan sont dangereuses pour les réacteurs, les cockpits et le fuselage. Elles endommagent les avions, elles risquent de stopper net le fonctionnement des réacteurs en plein vol. Pourrions-nous pas fixer un seuil de tolérance admissible mesurable comme pour les dangers d'avalanche et décharger les compagnies aériennes qui tentent leurs vols dans un espace aérien un peu plus risqué que d'habitude mais encore acceptable?

Il y a comme un bug aérien et un flou artistique dans le choix de clouer les avions au sol de manière si absolue. Je crois en réalité que les responsables de la circulation du ciel ont d'abord peur des conséquences judiciaires et pensent à leur avenir foutu dans le secteur en cas de pépin. Et les compagnies se forcent de suivre les directives pour ne pas devenir le vilain petit canard qui va payer d'abord le prix très fort en cas d'accident d'un de leur avion et ensuite être boudé par les passagers potentiels à cause du dit accident. D'où le risque conséquent d'une faillite à venir. Quand le risque est trop grand, tout le monde est paralysé.

Question: Ne pourrions-nous pas envisager une décharge signée par les passagers déclarant qu'elles renoncent à des indemnités en cas de pépin consécutif dû aux cendres de ce volcan, cela dans la mesure où des conditions météo minimum de sécurité ont été jugé admissible par les responsables compétents et acceptées par les passagers montant à bord en connaissance de cause?

Si nous ne le faisons pas, nous risquons une longue paralysie des transports, une chute grave de l'économie réelle accompagnée d'une chute boursière. Le volcan est le seul à décider pour l'arrêt de sa grande colère. Et nous sommes bien obligés de nous adapter à ses humeurs en acceptant d'agrandir les risques de notre assurance-vie ou alors de renoncer à l'avion momentanément...ou définitivement.

 

 

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O Dieu Vulcain, rends-nous notre nounours bien-aimé

 

 

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Beauté vénusienne disparue

sous les cendres d'un amour volcanique calciné

 

4 boys cloués au sol sur leur tarmac...



And 1 courageous boy qui rock'n'roll tout seul en l'air

après avoir dégusté son plateau repas et des whiskies coca...

Mais où est donc passé son hôtesse de l'air?

 

 

 

15:01 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (0)

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