25/05/2010

Wall Street: le grounding annoncé

Pas un seul jour sans désenchantement. Les Etats renflouent le navire puis sapent dans leurs budgets horriblement déficitaires pour se sauver de la faillite. Les gens perdent confiance. Eux qui vivaient à crédit pensent désormais que l'Etat va devenir cet ogre sanguinaire qui n'aura plus d'argent pour eux. Retraites, allocations en tous genres, aides sociales et alimentaires risquent de casquer un maximum. Les banques, elles aussi, n'ont plus confiance. Elles ne se prêtent plus de liquidité entre elles et ne prêtent plus aux entreprises à risques. Les politiciens, eux aussi, n'ont plus confiance en l'économie. Le Président Obama entrave le marché de conditions drastiques car il constate de plus en plus de combines et de malhonnêteté parmi les gens issus des milieux financiers.

Les vampires ont soif, de plus en plus soif. Et surtout ils ont peur. Ils sentent l'ail et le crucifix qui va les clouer sur la croix. Le monde de la nuit constatera bientôt que la fête est terminée. Les putains vont se retrouver au chômage par centaines de milliers; les cabarets vont fermer leurs portes, les bars rouges n'auront plus que des cocktails de sang caillé à proposer.

Images de notre monde décomposé. Images du néolibéralisme qui a cru à l'égoïsme individuel comme vertu cardinale de l'existence. Quel monde après cette fin du monde? Le socialisme selon Saint Godard? Peut-être un peu de cela. Et beaucoup d'autres choses aussi. On attend de voir...

 

 

 

 

23:16 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |

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