26/06/2010

Des Bleuets pour l'enterrement d'une nation

« Les squales glauques » ont éliminé les poissons rouges en les condamnant à ne jamais réussir à transpercer les filets de leur cage.

Prisonniers de leur schéma tactique, les Suisses ont raté leur football. Nkufo aux abonnés absents pendant une heure n'aurait jamais dû fouler la pelouse. Pour le remplacer, Frei, arrivé trop tard et mal inspiré, n'a jamais eu le format mondial pour affoler les défenses adverses. proposées durant cette Coupe du Monde. Les jeunes de l'équipe ont chauffé le banc plutôt qu'exploser les lignes défensives de l'adversaire sur le terrain.

Ce qu'il aurait fallu de plus pour vaincre: des grenades et des grenadiers, des dynamiteurs et des feux d'artifice, des gamins enthousiastes qui partent à l'assaut des buts adverses. On a eu la lourdeur de Nkufo, la lenteur de Frey, le manque de composition d'un Yakin portant l'âge du Christ au moment de notre crucifixion... Pour faire vrai, même la barbe était de la partie.

Bref. On ne pouvait pas marquer de goals sans la rage de vaincre. Une équipe de Suisse qui a réalisé l'exploit impossible contre l'Espagne s'est loupé dans les deux matchs suivants. Elle avait pourtant un très grand joueur sur le terrain: son gardien de but, Diego Benaglio. Une confirmation amère quand on sait que devant, on ne pensait qu'à l'équipe des moins de 17 ans qui nous avait fait tant rêvé en devenant champions du monde et en marquant forcément des goals!

Non. Je ne voulais pas m'envoler sans elle, sans la Coupe du Monde, sans cette femme d'amour après laquelle je courais comme un fou...

Mais nos Suisses avaient-ils vraiment un coeur d'amour assez grand pour oublier argent et vanité et aller au bout d'un rêve impossible accordé à l'amour pour un ballon? C'est un joueur du Honduras qui était enceinte à la fin de la partie en plaçant Jabulani sous son maillot bleu en souvenir de cette Coupe du Monde 2010. Tout un symbole de notre pitoyable frustration helvétique...

 

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