26/06/2010

Nati: les feuilles mortes se ramassent à la pelleteuse

Au lendemain de la défaite suisse contre le Honduras, il est assez évident que nos stars nationales du football n'apportent plus assez de passion pour allumer le feu dans les défenses adverses.

On attendait tout de cette équipe. Le meilleur, avec la Coupe du Monde en prime. C'était de la folie. Nous le savions. Un peu comme dans un couple. L'amour rend aveugle...

Nos boys nous ont apporté parfois de belles satisfactions...de Don Juan expérimenté et spécialisé dans le genre entourloupe amoureuse. Mais jamais le coup de foudre durable n'est arrivé. Ce coup de foudre qui permet de tomber en pâmoison devant des héros romantiques. Les midinettes peuvent aller se rhabiller devant tant d'insouciance et d'abandon. Elles n'auront pas envie de faire la fête. Elles vont prétexter une migraine ou une grosse fatigue pour dire que finalement, cette Suisse-là les a bluffé, dupé, trompé, ennuyé, embarqué sur un terrain où elles ne voulaient pas aller.

C'est triste une Suisse qui perd. On ne lit plus le bonheur sur le visage des filles, leurs yeux qui pétillent, les jupes qui tournent dans le vent, et les cheveux qui virevoltent dans les airs. On ne voit même plus le taulier de l'Espagne se foutre à poil, sauter sur sa moto Honduras, plonger dans la fontaine, faire le tour de Delémont sous les applaudissements et les rires d'une foule en délire.

De toutes façon, il s'en fout, lui. Il est à Ibiza. Au moins-là, il y a des filles qui s'en foutent du foot. A la claire Bloemfontein, je m'en irai plus baigner. La source aux fleurs est tarie pour l'équipe de Suisse. Un seul magnolia, magnifique, géant, et puis plus rien. Comme Don Juan, la Suisse a tout donné le premier jour. Et après, plus rien du tout. Elle s'en est allée voir ailleurs si les hérissons sont capables de conquérir l'Europe et le Monde tout en restant dans leurs réduit national.

Une image très helvétique, en sommes. Quand une tête dépasse, il faut lui signifier tout de suite de rester à sa place et de ne surtout pas déranger les banquiers qui dorment et demandent que la fête, dehors, ne fasse pas de bruit. Les Espagnols et les Portugais marquent parce que la nuit, ils ne comptent jamais. Ils font la fête et amusent les filles.

C'est le début de l'été. Mais pour notre équipe nationale, les feuilles mortes se ramassent à la pelleteuse. Un nouveau chantier peut s'ouvrir avec nos jeunes de 17 printemps.

 

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