15/08/2010

Quand l'Amérique d'Obama aide la France des banlieues...

 

Les visites récentes de John Travolta, Sylvester Stallone, et Samuel L. Jackson – l'acteur et tueur philosophe de Pulp Fiction dans le film de Quentin Tarantino et de Mystery Train, film de Jim Jarmuch sorti en 1989 s'intéressant à un couple de Japonais en pélerinage à Memphis, Tennessee, aux Etats-Unis, ville du King – dans les banlieues parisiennes afin de créer une dynamique artistique parmi l'underground de la jeunesse larguée, ne peut être que réjouissant pour la communauté internationale en général et la France en particulier.

Pour Nicolas Sarkosy et les milieux culturels français, trop autocentrés et monopolistiques, c'est une bonne leçon que donne l'Amérique à la France. Une leçon de pédagogie des foules et de la protection dynamique et non assistée des minorités ethniques. Une leçon aussi pour le milieu culturel parisien qui représente par trop une concentration blanche, catho-juive, de personnalités qui s'octroient les prébendes de l'aura médiatique et la majorité des retombées télévisuelles et cinématographique.

L'Amérique commet des bourdes en tous genres. Une chose qu'on ne peut pas reprocher au milieu culturel américain, c'est d'éliminer d'entrée de jeu, comme trop souvent en France, toute personne qui ne rentre pas dans les canons esthétiques et raciaux de la nomenklatura française. Il est peut-être plus facile pour le Gouvernement Sarkosy de déchoir de la nationalité tricolore un émigré qui a commis un délit que de chercher à intégrer en son sein des éléments à la richesse culturelle variée venant de la marge. Quel est le pourcentage d'artistes ou de gens des médias connus en France et internationalement venant des cultures maghrébine, africaine ou asiatique qui ont bâti leur carrière sur le territoire français en comparaison du pourcentage de la population blanche de souche et celle des immigrés arrivant sur le territoire durant ces cinquante dernières années? Voilà une statistique qui serait très intéressante à connaître...

En tous les cas, la fuite en avant tel que le pratique le Gouvernement Sarkosy est sans doute un aveu de faiblesse de la part d'un Président qui n'a jamais été un grand fan des artistes de la planète. Le bling-bling sied mal à l'art. Même Warhol, qui ne crachait surtout pas sur l'argent, n'aurait pas aimé cette faute de goût du Président français. On ne peut pas à la fois porter sur soi les mêmes signes de richesse et de comportement macho du gangsta rap tout en cultivant l'art de la monarchie absolue et croire que la banlieue va courir derrière un président qui adopte l'attitude voyou de la rue alors que ce dernier vit dans les dorures de Versailles. Cela ne fait pas vrai, ni authentique, ni rend sympathique au peuple. Cela sonne toc, la rue constate les tics de langage exagérés et hors de toute mesure de son roi, et la banlieue donne des claques magistrales à la Présidence en retour de Karcher. Au snobisme de Nicolas répond simplement le côté chic des pavés...

 

Souvenir d'Elvis Presley, là quelque part branché entre les côtes et le coeur battant de notre vie...

 

Mystery Train : Samuel L. Jackson

 

Mystery Train : un couple de Japonais en pélerinage...

 

French Kiss. Un peu plus de rouge, Président Nicotine Sarkosy...

 

17:29 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |

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