26/09/2010

Friches Urbaines

 

Nous avions pris le nom de « Friches Urbaines »

à la Cité universitaire de Champel.

J'avais bâti ma petite prairie ardente

autour de sa chapelle d'artichaut.

Pour FU, ma petite vietnamienne Kung Fu.

J'avais dessiné de jolies ombrelles,

des ombellifères au sein de son atmosphère.

Elle posait sa marguerite dans l'eau et les prêles

pour attirer mon pin du Liban, mon conifère.

Sa pêche soleil rougeoyant au-dessus de mon tournesol,

Elle plantait ma cucurbite dans sa pivoine

écarlate et fraîche comme une rose trêmière.

J'avais de plus en plus envie de la cultiver

mais elle préférait la culbute haram dans la jungle

au jardin anglais halal tiré au cordeau

avec coin compost, gazon vert, haies de cyprès.

Pourtant elle jouait à la sainte innocente et guimauve,

nouant et liant, comme une gerbe de seigle suspendue

au-dessus de notre porte matrimoniale.


Nous conjuguions le verbe aimer au nom libertinage

dans notre jardinage naturel mais sans engrais naturels.

Et c'était comme si les parasites

s'adonnaient, facilement et à coeur joie,

pour nous transmettre toutes les terribles maladies d'amour:

jalousie, disputes, fâcheries, bouderies, séparation.

 

Friches urbaines

cela sonne comme sauvage,

barbare, anarchique, hérétique,

à mon cerveau et mon corps qui ont bien vécu dans ces zones rouges.

 

J'aimais fréquenté le monde athée des Friches Urbaines,

rebelle contre tous, seul contre Dieu, et sa Loi.

 

Friches urbaines

cela sonne comme origines du monde,

souterrains de catacombes,

Notre Dame de Paris, Les Misérables,

clandestinité ou encore cités interdites.

 

Friches urbaines,

mauvaises herbes et animaux sauvages.

Aucune fêtes mondaines et prétentieuses

n'étaient pratiquées

avec tenues vestimentaires correctes et codes de conduite.

C'était la liberté exquise

mais aussi la soumission au divin Marquis de Sade

et sa folle liberté de pratiquer le Mal par le bien égoïste et stupide.

 

N'allez pas dire et écrire qu'un converti veut brûler

les friches urbaines.

N'allez pas croire que Dieu

veut la mort des friches urbaines.

Dieu veut qu'on le craigne

par le Respect qu'on Lui doit.

 

Sachez juste que pour la survie de l'Humanité,

la friche urbaine ne peut pas envahir toute la Cité.

Sachez juste que pour sauver la Culture,

la friche urbaine ne peut vouloir la mort de Dieu

et la mort aux vaches qui veillent sur la Cité.

Sachez juste que pour la survie de nos jardiniers poètes,

la friche urbaine ne peut s'en prendre aux cultivateurs bien élevés,

aux semeurs de bonnes graines qui offrent leurs fruits avec grâce et bonté.

Sachez juste, chère tribu des Friches Urbaines,

que Dieu demande et demandera toujours

mais que la jeunesse dispose et disposera toujours.

 

La mauvaise graine des friches urbaines

est indispensable à la vie, au savoir des jardins.

Les friches urbaines c'est comme quand, enfants,

nous refusions d'obéir à nos parents

et que nous préférions la clef des champs

aux clefs du savoir appris à l'école.

 

Mais un jour, il nous faut quitter l'enfance

pour rentrer adultes devant Dieu.

Car Dieu nous a donné au monde

pour que nous prenions notre Destin en main.

Et non que nous végétions dans les Friches Urbaines

durant toute notre vie d'Espérance et d'Errance.

 

Car alors, quels fruits à Lui présenter

au moment de quitter la Terre?

Les raisins de la colère des vignes sauvages?

Les pommes vertes, acides et minables

d'un arbre rebelle à toute taille rationnelle et rentable?

 

Dieu te dira alors

qu'à force de fréquenter l'enfer

tu t'es refusé le paradis

et puni tout seul.

 

Et qu'au Ciel,

le paradis ne peut-être promis

qu'à celles et ceux qui ont appris,

cultivé, choyé, aimé,

sans haine, sans mépris, sans rebellion inutilée,

sans vouloir détruire l'Autre.

Car le Paradis est chose fragile

qui ne peut accueillir les Rebelles et dévots à Satan.

Pour eux l'Enfer est alors promis de Dieu

puisque déjà sur Terre, ils n'avaient jamais compris

et qu'ils mettaient la Cité de Dieu en péril.

 

L'industrie du spectacle est-elle devenue une Friche Urbaine

à la place d'un lieu de rencontres entre citoyennes et citoyens responsables

qui s'entretiennent en toute amitié de belle et grande culture?

 

 

Ecoutez au plus vite dans son intégralité cette magnifique chanson d'Alain Souchon

interprétée par Eddy Mitchell. Elle dit tout...

Commentaires

Your article was good, ah, I love it. Hope to have more words for us to read! I wish you all the best! !

Écrit par : tiffany bracelets | 21/10/2010

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