10/11/2010

Trash au MAD, Sade payé cash

 

Les spectacles sado-maso semblent gagner les salles de spectacles publiques. La banalité de la pornographie dure (violence des images, scènes de bondage multiples) prend de plus en plus d'espace. Comme la violence au cinéma, la violence sexuelle semble attirer de plus en plus de personnes.

Il est loin le temps de "Emmanuelle" ou "Bilitis". Nous voilà plonger dans ce qui s'appelle la liberté de se faire mal et de faire du mal. Cette liberté dont Sade nous chante les vertus, où plutôt les enchaînements dans le déshonneur, le non-respect de son corps et de soi. Même si les "artistes" demandent le respect au public et sont peut-être capables de garder du respect pour eux-mêmes, ils semblent difficiles de mettre la frtontière entre ce qui ressort d'un pur spectacle gore d'un sadisme affiché envers des partenaires humains.

Dans un monde où les images édulcorent jusqu'aux images des conflits dits de la "guerre propre", les idéologies du mal s'installent presque de manière ludique et divertissante dans nos fauteuils de salon. Nous nous habituons à tout, plus rien de tout ça nous scandalise. Et puis un matin, nous nous réveillons horrifier par les images du réel qui nous rattapent. Un couple de voisins que nous aimions bien vient de subir un brigandage, des tortures, un viol sur l'épouse, avant de se faire assassiner par un groupe de débiles mentals qui agissaient sans conscience, comme des bêtes monstrueuses, humains transformés par Satan en monstres ayant vendu leurs âmes au diable.

A force de tout banaliser, de voir du fun dans des scènes de plus en plus gore et violentes, nous nous attachons à l'arbre de Satan. Mais peu de monde semble vouloir rentrer dans cette interprétation des images de la planète qu'on nous propose sous le coup de la légalité démocratique et de la liberté d'expression.

Voir mourir un homme devant nos yeux et ne rien faire pour sauver sa vie. Nous sommes en direct sur l'actualité suisse romande proposée...

 

Les commentaires sont fermés.