30/11/2010

Dominer le monde par effet domino

Les sociétés écrans dominent le monde. Les multinationales rapatrient les capitaux des pays producteurs de biens vers les centres économiques mondiaux. Les impôts retirés des bénéfices faits sont payés dans les pays riches. Pendant ce temps, les multinationales qui produisent donnent à leurs bilans des allures de maquillage indécent ou les pertes (fausses) remplacent les bénéfices (réels). Les pays africains, entre autres, sont victimes de cette spoliation monstrueuse. Les pays riches, dont la Suisse, ne bronchent pas, et n'ont d'autres moyens que d'encaisser les impôts de ces paradis financiers qui tombent du ciel, où plutôt de l'enfer. Cyniquement et égoïstement, nos populations diront qu'au moins ici les impôts sont utilisés pour la population alors que là-bas la corruption des gens au pouvoir est si grande que de toute façon la population ne profite en rien des gains engrangés par l'Etat.

Bref, un exemple par la bière Miller, que je surnomme désormais la bière Killer, qui utilise la Suisse pour rapatrier ses bénéfices du Ghana, sauf erreur, une info donnée ce matin sur RSR1. Ou quand le monde des dinosaures canibales a décidé de régner de façon absolue sur la planète Terre. Va-t-on encore pouvoir boire de la bière en toute bonne conscience, comme se vêtir, manger, et...faire l'amour pour la paix et l'amour dans le monde.

Une vidéo dans le goût de Miller parmi d'autres que vous pouvez visionner grâce à Google, genre de Wikileaks cinématographique et littéraire...

 

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29/11/2010

Une Civilisation humaine sans Dieu est-elle envisageable?

 

Au moment où le Centre européen en recherche nucléaire (le CERN) reproduit en laboratoire la soupe originelle qui a succédé au big bang, il n'est peut-être pas inintéressant de se reposer la question de l'existence de Dieu ou de son inexistence.

Nous sommes faits, comme tout objet ou espèce vivante de ce monde, de matière. Hors les scientifiques ont pu prouver que si la matière existe dans le cosmos, c'est qu'il y a un petit déséquilibre en faveur de la matière (électron de l'atome de charge négative) sur l'antimatière (le positron de charge positive). Les chercheurs ont déjà réussi a fabriqué de l'antimatière en isolant des atomes d'antihydrogène dans un piège magnétique avant de les libérer et de les rendre à leur « anéantissement ».

Si le cosmos n'avait pas subi de brisure originelle, nous n'existerions pas, ni le Ciel, ni les étoiles, ni la Terre, ni la vie. Nous serions restés dans une sorte de lumière globale permanente et éblouissante.

Et que dit-on de Dieu, depuis très longtemps déjà, dans les Livres sacrés, sans avoir eu recours à la modernité physique et quantique? Qu'il est la Lumière. On ne dit pas qu'il est un être humain supérieur. On dit qu'Il est la Lumière indescriptible avec nos mots, nos images, notre imagination d'humain.

Ce qui est tout à fait étonnant pour l'homme, c'est de constater que plus il fait de découvertes scientifiques, plus cela tant à prouver les dires des prophètes, soit que Dieu existe, ou du moins que sa Lumière existe et que si Elle n'avait pas voulu de l'Univers tel qu'il est aujourd'hui, Elle aurait pu tout aussi bien éviter ce léger déséquilibre entre matière et antimatière permettant d'organiser un monde visible fait de matière, de lumière, et d'obscurité. Vous avez remarqué comme moi, la Lumière est de nature féminine en français.

Et si notre petit voix intérieure, notre âme en fait, était en réalité le réceptacle de la dispute entre notre corps charnel (donc la matière) d'avec notre corps spirituel (l'antimatière), petite voix intérieure cherchant la Lumière pour éviter son anéantissement? Le Jugement Dernier parle de l'écroulement des sept cieux sur la Terre et de la Résurrection des morts dans un lieu éternel qu'on appelle le Paradis (positif) et l'Enfer (négatif). C'est alors que l'antimatière pourrait devenir la vie céleste et la matière le néant, l'invisible, le relégué à jamais dans les oubliettes de Dieu.

Faut-il croire en Dieu? C'est une bonne question à étudier aussi au Lycée en cours de métaphysique, je crois, en observant attentivement les découvertes du CERN. Car découvrir de belles et grandes choses sans mener les gens à réfléchir sur la portée des découvertes et sur les tenants et aboutissants de nos existences passagères est un péché de connaissance et de Civilisation.

Et comme je me sens un exilé volontaire en ce lundi ou Marine et Oskar ont fait la une de Forum en se promettant presque en direct soutien et secours mutuel dans leur lutte anti-étrangère, je ne peux pas laisser sous silence la dernière chanson du baroudeur qui m'accompagne depuis mes 15 ans. Bernard Lavilier, le petit loubard de Saint-Etienne, petit braqueur frimeur, dealer de dope à l'occase pour tenir le coup, amateurs de prostituées au grand coeur, homme de foi, d'une certaine foi en la solidarité humaine, devenu monstre sacré de la chanson française par la grâce de Dieu, métisseur au long cour des cultures du monde, propagateur de paix, d'amour, de légende entre les humains, un type bien, Bernard. Un type pas du tout comme il faut, mais un type bien qui a su faire de la piquette initiale offerte par sa pauvreté familiale et sociale dans un quartier louche de Saint-Etienne, de la poésie et de la chanson à l'état pur. Bernard, c'est le type même que la Suisse renverrait dans son pays d'origine, une Suisse passant alors à côté d'un travailleur aux mains d'or qui de ses mauvaises fréquentations à tirer la quintessence de la culture vocale française.

Merci Bernard pour cette superbe chanson. Une de plus, comme un chapelet de perles dédié à l'amour du genre humain.

 

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Oskar Freysinger et la racaille; ou l'art de l'inutile parlotte

 

Après le « oui » à l'expulsion des criminels étrangers, le leader valaisan de l'UDC se dit contre l'expulsion d'un voleur de chewing-gum! Après avoir mâché leurs mots comme une vache broute son herbe verte sagement pour ne pas transgresser la frontière et émigré sur le fourrage du voisin étranger, les forces du parti agrarien sont mis en face de leurs contradictions.

D'abord on dit « oui » à l'expulsion de tout étranger coupable d'un délit, ensuite on dit que le petit voleur de bananes ne sera pas expulser, avant de rajouter en beauté que la racaille n'a plus sa place chez nous. Bref, dans l'alambic passe des éthers qui rendent la fée verte dangereuse au cerveau des Suisses.

Je pense au match de tennis de hier soir. Rodger contre le le taureau espagnol. Un service slicé, suivi d'une revers lifté, avant un coup droit d'attaque magistral. Et le taureau se retrouve dans les cordes. Oskar n'a pas le génie de Federer. Mais il a le chewing-gum qui lui colle à la peau. Quand à cracher son chewing-gum dans la rue... O la racaille! Elle a recraché son Bubble-Gum sur le trottoir. Amende d'ordre et expulsion de notre territoire propre en ordre...

C'en est ainsi avec les initiatives géniales de l'UDC. On crie au minaret et on les interdit, ensuite on dit que la communauté musulmane est bien venue chez nous, avant de rajouter que l'islam est une idéologie dangereuse et incompatible avec nos lois.

De quoi rendre toute cervelle intelligente délabrée à la sortie de la moulinette et du lavage de cerveau de l'UDC. Brouillage des pistes, brouillage des codes, brouillage des mots. Nuits et brouillard sont à deux portes de l'enfer helvète et les trains sont prêts à mettre les bestiaux humains dans des compartiments à vaches, envoyés à l'hôpital psychiatrique pour y subir une lobotomie nationaliste. Helvète tu seras, ma fille et mon fils, et plus jamais tu ne sentiras le mal de mer, le mal d'aimer une autre façon de se conduire, de penser, de réagir. Mouton tu dois être, mouton tu seras.

Pendant ce temps, Mère Blocher récupère la laine et tricote un joli pull aux couleurs exclusives de l'UDC.

Ils sont forts collectivement à l'UDC, les moutons blancs. Mais voient-ils qu'un jour, leur cher leader les enverront au précipice et qu'ils se jetteront tous derrière lui? Face à eux, prenez vos guitares et envahissez les scènes culturelles. C'est notre seule force de les combattre car la politique suisse, en ce moment, c'est déliquescence et obscurité. Vous avez dit délit? Expulsons du palais fédéral celles et ceux qui ne savent pas tenir tête aux moutons blancs de l'UDC avec fermeté, vision, et désir d'avenir. Heuuu, peut-être pas Ségo laine, mais des chèvres de Monsieur Seguin qui ne se laissent pas manipuler par l'UDC et le lobbie bancaire.

 

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28/11/2010

Roger Federer, la grâce retrouvée et une Suisse égarée

 

Quel contraste en ce dimanche de votation fédérale! Roger Federer est à nouveau invincible et irrésistible. La Suisse, quant à elle, doute toujours et donne ses votes à un parti défensif, recroquevillé sur de fausses certitudes qui l'entraîne dans la rupture avec ses partenaires Européens et entre ses propres citoyens.

D'abord, merci Roger. Tu nous as offert un spectacle de toute beauté durant cette semaine. C'était du Federer qui nous émeut et qui nous donne des frissons comme durant tes années de domination. La fibre nationale est dans ce sentiment d'appartenance à une nation d'exception à travers ce maître qui sait se mettre au service du travail bien fait avec humilité et sagesse. Et quand c'est le génie tennistique qui parle en toi, c'est tout un pays qui retient son souffle pour te voir remporter des matchs si difficiles et intenses.

Maintenant, il nous faut parler de ce qui nous chagrine en ce dimanche. De ce parti qui surfe sur la vague démagogique et qui aligne, les unes sur les autres, des victoires nocives à nos rapports communautaires. Plus le temps passe, moins nous trouvons d'arguments humanistes à opposer au rouleau compresseur des leaders nationalistes de notre pays. Comme en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Hollande ou Italie, la Suisse n'arrive plus à jouer le jeu démocratique à un niveau élevé, respectable, honnête, inventif, voir génial. Nous subissons les assauts de l'UDC, ses grosses frappes de sourds alimentées par des moyens financiers énormes. Les ailes d'un leader charismatique, d'un poète respecté de la nation, d'un écrivain qui pourrait s'opposer et inspirer la population devant la démagogie des Blocher, Freysinger, Maurer, et autres personnages du drame helvétique, sont de l'ordre de l'utopie. Aucun Helvète n'a la carrure suffisante pour se glisser devant le rouleau compresseur UDC comme le Tchèque à Prague devant les chars russes. Nos nationalistes avancent sur Berne pour prendre le pouvoir et en face, une armée de fantassins bien outillée, mais sans aucune grâce, et qui en plus se chamaille et se divise sur tout et sur rien, s'embourbe et s'englue dans les marécages de la pensée blochérienne. En 2011, nous aurons une UDC prête à reprendre ses deux sièges pleins, plus deux ou trois autres sièges soumis à elle. Pendant ce temps, au Conseil fédéral, Ueli Maurer fait de l'attentisme et de l'obstruction comme un chef de l'armée qui attend patiemment l'estocade de ses troupes pour prendre enfin le leadership de la révolution blochérienne. On savait l'homme dangereux. Il devient encore plus fort éloigné du Conseil fédéral.

Cette année 2011 sera alors une année noire pour notre pays, pratiquement 20 ans après le vote sur l'EEE. Bien entendu, économiquement nous serons toujours au top, du moins pour celles et ceux qui sont en bonnes conditions pour gagner leur pain et leur or dans notre pays. Mais méfions-nous des rétorsions de l'Europe. Car la Suisse est bien petite pour se la jouer à l'Américaine. On a beau avoir le meilleur joueur de tennis de tous les temps associé à notre équipe nationale, face à l'armada européenne, notre poids économique reste largement insuffisant et fragile. Si l'Euro, pour diminuer la dette de ses adhérents, prend dans les prochains mois les allures de la lire italienne plutôt que du mark allemand afin aussi de s'adapter à la chute du dollar et de la dévaluation de la monnaie chinoise, la pression pourrait devenir énorme sur les salaires et les emplois dans notre pays. C'est alors que les divisions intérieures se feront vraiment sentir. En particulier entre Suisses alémaniques et Suisses romands. Blocher, et les Suisses en majorité, refusent l'adhésion à l'Union européenne. L'Europe pourrait alors bien jouer, sans états d'âme, la désintégration helvétique pour faire sauter le verrou nationaliste. C'est ainsi que nous nous retrouverions tous perdants et défaits par des forces qui nous dépassent largement. Agenouillée, humiliée, que resterait-il alors de notre fierté et de notre pays prêt à rendre les armes pour garder son or dans les coffres bancaires?

Qui a le courage de dire cette vérité, qui nous pend au nez, à la population suisse avant qu'il ne soit trop tard pour notre pays?

Jouer avec l'arrogance des forts en verrouillant le Royaume ouvre le flanc à la détestation si ce n'est la haine. Si l'Helvète a envie d'être détesté aux yeux des Européens, c'est son droit. Mais alors il devra toujours jouer comme un cogneur aux bras noueux et ne jamais imaginer qu'il possédera un jour la grâce d'un artiste et d'un ambassadeur comme Roger Federer.

Un peu plus de Roger Tennissee dans nos vie, cela ferait tant de bien à tout notre pays

 

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26/11/2010

Jour d'anniversaire

 

giboulées de neige

givrées sur ses lèvres

 

j'ai le froid

qui me saisit au corps

elle a presque chaud

en son coeur

 

elle saute d'un taxi à l'autre

monte la rue

puis la redescend

elle s'arrête pour un café

 

puis repart à la pêche au dossier

 

Il a oublié de l'appeler tôt, ce matin d'anniversaire,

trop tôt, pour lui;

trop tard, pour elle

 

Premier malentendu,

sous-entendu pour elle: « tu m'oublies déjà, bébé »

sous-entendu pour lui: « tu es trop empressée, bébé »

 

ça klaxonne sur la route bondée de monde

ça claironne en nos coeurs ensoleillés

 

Elle m'envoie soudain un sms de Tunis

en lettres majuscules:

 

ACHADOU ANNA LA

ILEH ILLA ALLAH

WA ANNA MOUHAMED

RASOUL ALLAH

 

ça claque en moi comme un rappel à l'amour de Dieu

 

Un voile religieux tombe sur la ville en ébullition.

Elle m'a transmis en douceur sa profession de foi.

 

Dehors, la rue a faim, la rue aboie,

montre sa bave et ses crocs hostiles.

 

Le fusil des chasseurs mettent en joue les belles gazelles.

 

Maintenant elle a retrouvé sa tranquillité.

Elle mange une mauvaise pizza pour son jour d'anniversaire,

ses prunelles amandes cacao visitent furtivement le restaurant

 

A 20 heures, elle ira se mettre à couvert

pour éviter qu'une balle perdue

ne puisse se loger en plein coeur.

 

Dans les pays chauds et fervents à la croyance,

les gazelles reconnaissent l'appétit amoureux des lions.

 

C'est juste une splendide vierge sage

qui ne veut pas devenir vierge folle

en nageant frigorifiée sous la glace

avec de baveux crapauds à grenouilles.

19:18 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (4)