22/12/2010

Relativisme, un sophisme intellectuel et spirituel

 

Lors de sa dernière rencontre avec Mr Hani Ramadan, Jean-François Mabut a insisté sur la notion de relativisme permettant à nos sociétés démocratiques de faire vivre ensemble de nombreuses communautés d'intérêts.

Si le relativisme a ses adeptes – qui n'a pas envie de vivre en paix avec ses voisins – il faut essayer de détecter les dangers d'une telle posture philosophique.

  1. Si tout est valable, alors rien n'est valable aussi. Donc, si un argument, une position, une morale peut être automatiquement et immédiatement contredit par un autre argument, une autre position, une autre morale, c'est que nous devons obligatoirement exercer notre esprit critique pour rejoindre l'un ou l'autre des camps tout en devant convenir que le doute restera plus fort que la conviction intime étant donné que tout reste valable en ce monde, et cela sur un même pieds d'égalité. A la limite, même un escroc ou un proxénète, voir un pédophile, pourrait justifier facilement de ses choix pour éventuellement nous convertir à sa façon de tricher et d'exploiter les femmes ou les enfants. En définitive, seule la norme collective définit ce qui est licite ou illicite et non notre position par rapport à un sujet ou un autre. La démocratie du majoritaire comme vérité, le rejet du minoritaire comme mauvaise option. Nous comprenons à cette lecture que déjà la posture du relativisme ne tient pas dans l'idée d'un mental collectif qui serait unique, solidaire, convaincu de la justesse du point de vue et qu'en conséquence elle fragilise les consciences dès l'enfance et durant toute l'adolescence avant de perturber toute la sphère mentale des adultes. Sans Dieu, notre Capitaine de vie, notre bateau va au gré des modes et des changements de cap orchestrés par nos choix démocratiques influencés par le marketing idéologique de nos politiciens.

     

  2. Admettons que grâce au relativisme, la personne qui déclare que Dieu est mort porte un jugement tout aussi valable, ou non-valable, que celui qui croit que Dieu est un extra-terrestre qui vit sur une autre planète avec des créatures humanoïdes prêtes à nous accueillir à notre mort ou à nous envahir prochainement ou qui imagine encore un transit vers Sirius, triste et tragique souvenir de la secte du Temple Solaire de Jouret. Le relativisme nous offre alors une foultitude de dérives et des innombrables ouvertures vers des croyances et des prises de positions tout aussi loufoques les unes que les autres. Dans ce dédale de bêtises, les médias nous relatent les fins tragiques de ces sectes apocalyptiques après nous les avoir présenté comme des philosophies d'existence propres à certains individus ou communautés qui ont fait leur choix sur le supermarché des croyances et des superstitions. Le relativisme, on le voit, permet la prolifération des faux discours sur Dieu tenus en dehors de tout canon authentique des Livres Saints. Le relativisme aurait alors avantage à décréter le dogme du "Dieu n'existe pas et est interdit dans la Cité", comme les communistes de l'URSS, afin de ne pas laisser aux êtres humains la liberté de divaguer dans toutes les directions. Hors, nous savons que ce dogme marxiste est hyper dangereux car les êtres humains ne peuvent pas se soumettre à celui-ci. Le peuple russe nous l'a prouvé. Donc le relativisme religieux fait fausse route car il offre à nos enfants toutes sortes d'impasses, de coupe-gorges, de lieux extrêmement nocifs où prolifèrent des notions du sacré et de la croyance en Dieu absolument déroutantes et qui permettent l'exploitation de l'homme par l'homme. Cela existe aussi au sein des Eglises officielles, j'en conviens. Cependant, le risque d'exploitation est limité car notre libre-arbitre actuel permet de justement réfléchir et penser Dieu bien mieux et bien plu librement que jadis par nous-mêmes grâce justement à l'outil qu'est la démocratie et la parole libérée.

C'est là que nous pourrions faire intervenir cette fameuse notion de relativité. A la différence du relativisme qui prêche que tout se vaut, la relativité remonte le temps dans un sens (passé) comme dans l'autre (futur) à la recherche du Dieu authentique. En cela, la relativité respecte l'Histoire des religions et des hommes et ne nous coupe pas de nos racines. Un enfant chrétien qui a vécu dans une famille croyante aura une formation de base qui lui permettra ensuite d'étudier toutes les religions authentiques, ainsi que les philosophies athées, des Lumières à Marx, en passant par nos modernes. En vivant avec Dieu dès l'enfance, l'être humain se rattachera alors de nouveau à son Histoire. La modernité de nos connaissances et de la science permettant de comprendre mieux d'où nous venons, Dieu nous deviendra, ainsi qu'à nos enfants éduqués dans l'harmonie et la confiance, aussi plus familier et plus intime. C'est ce qui s'appelle grandir en Dieu et se rapprocher de son Amour, de sa Bonté, de son Partage, de son Omniscience.

La science n'est pas incompatible avec la Foi. Bien au contraire. Et parler de relativité plutôt que de relativisme nous permet de construire sur un dogme existant (preuve en attendant de trouver éventuellement plus véridique, ce que d'ailleurs Dieu nous signale dans le Coran en demandant à quiconque d'écrire un Coran semblable à Lui. Ceux qui ont eu l'orgueil d'essayer ont tous disparu dans les oubliettes de l'Histoire. Seul, le Coran est resté).

Il est de mon avis nécessaire de remettre Dieu au centre de nos existences si nous souhaitons construire une Civilisation à l'image de son Créateur. Sinon, la Fin nous tend ses bras et Dieu jugera de chacune et chacun d'entre nous.

Merci de votre attention.

Ali pacha

 

Commentaires

Bien le bonjour Pachacmak en tous cas au Vatican le nouveau Pape François sait relativiser grâce à cette phrase,l'argent c'est l'excrément du diable
Einstein serait ravi il pourrait dire ,ils en ont mis du temps à comprendre ce que nombre de fidèles avaient compris depuis longtemps en voyant combien leurs milliards versés depuis la fin de la guerre et par de nombreux citoyens finalement n'avaient servi à rien puisque aujourd'hui encore certains pays se retrouvent toujours avec les mêmes problèmes voire pires

Écrit par : lovsmeralda | 03/03/2014

@pachakmac je vous pose une colle
Et si c'était les abus de sévices corporels qui chers au cœur de nombreux pasteurs Presbytériens et pour bien d'autres qui étaient à l'origine de comportements dont celui de petites crapules terme fort souvent usité pour séparer les bons des mauvais garnements
A trop de rasades religieuses dénonçant les crimes de guerre de l'ancien Testament des enfants ayant souffert d'un manque de bagage intellectuel auront peut-être pensé si on parle aussi souvent de ceux qui tuaient et faisaient des choses défendues faut croire que c'était pas si mal
Alors pourquoi ne pas les imiter surtout que les enfants bassinés dès leur premier souffle au lois bibliques et de leurs punition en cas de désobéissance avaient en plus compris que pour exister aux yeux de nombreux adultes il suffisait de désobéir pour qu'on les remarqua et qu'ils se sentent aimés
très bonne journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 21/10/2014

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