13/01/2011

« L'immolation de Mohamed Bouazizi »

 

 

En Tunisie, la révolution a commencé un 17 décembre avec le suicide d'un jeune de 26 ans vendant des fruits et légumes et se voyant interdit par la police d'exercer son travail.

Ce jeune, sans perspective d'avenir, à préférer disparaître de la planète plutôt que de continuer à souffrir du manque d'argent nécessaire à construire une vie, fonder une famille, et donner la liberté à ses dons humains de se développer en toute tranquillité. Cette mort aurait pu rester dans l'anonymat d'un peuple imaginant qu'un désespéré s'était simplement suicidé comme on en trouve de nombreux exemples en Suisse, pour ne citer qu'un pays où le taux de suicide est élevé.

Toute la Tunisie a réagi. D'abord par des mouvements de révoltes sporadiques, puis de plus en plus organisés et multiples. Aujourd'hui, près d'un mois plus tard, le régime tunisien est confronté à la pire révolte sociale qu'il ait connu en 23 ans de pouvoir. Pour le jeune Mohamed, il est trop tard. Mais un jour, la Tunisie démocratique devra créer des "places du 17 décembre" et des "rue Mohamed Bouazizi" afin de reconnaître que le plus petit d'entre nous, un simple marchand de fruits et légumes au diplôme universitaire, peut parfois être le premier citoyen libre et conscient d'un pays démocratique, et leader virtuel de tout un peuple.

 

 

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« L'immolation de Mohamed Bouazizi »

 

 

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« La Révolution de Jasmin vue dans le ciel d'un hôtel de Tunis »

 

 

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Mohamed Bouazizi, élu d'Allah

 

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