19/01/2011

Les snipers mercenaires du diable Ben Ali

 

Alimentaire, mon cher Watson. Et menteur jusqu'au bout de son régime bananier. On croyait le serpent revenu à des sentiments plus humains. Non. Jamais un dictateur ne retourne en état de grâce. En enfer il est, en enfer il restera pour toujours. Terrifiant!

Ainsi donc, Ben Ali a payé des snipers, tireurs d'élite mercenaires, munis de passeports suisses, suédois, et allemands. Ils seraient en fait des hommes à la solde du gouvernement...israélien. Si on comprend le Proche-Orient de cette façon, déjà qu'il n'y a plus rien de positif à comprendre, on pourrait dire que tout ce petit monde au pouvoir feint la guerre entre eux pour mieux dominer nos populations par la peur de l'Autre. Et si on extrapole plus loin le délire mongol, on pourrait dire que le gouvernement Bush était de mèche avec les princes du Golfe dans l'affaire du 11 septembre. Tous les gouvernements du monde contre les peuples du monde...

Le délire est grand. Et pourtant quand on lit certaines déclarations de personnes bien informées, on se prend à penser que la machination du monde est globale, que nous sommes tous les marionnettes d'un pouvoir global complice qui se la joue les uns contre les autres pour mieux asseoir leur autorité et leur domination sur les populations du monde en créant plus d'inégalités, plus de milliardaires, plus de dictateurs, plus de népotisme, plus de personnalités qui maintiennent leur place et leur pouvoir grâce à un consensus consanguin destructeur de démocratie. Tandis qu'une partie du monde tombe dans la misère, la faim, la précarité, l'autre s'amuse, voyage, rêve et amassent de mirifiques fortunes. L'équilibre de la terreur pour faire peur à tous les peuples du monde en créant l'ennemi artificiel, ici le monde islamique d'un côté, et, de l'autre, l'Amérique et l'Occident en général. Deux Grands Satans s'entendant à merveille pour terroriser les populations du monde.

Nous ne sommes peut-être que de doux rêveurs d'idéal, nous les représentants de peuples démocratiques, fraternels et multiculturels. Car plus haut que nous, ils ont déjà décidé entre eux où et quand ils laisseraient les terroristes fanatisés agir dans le but de continuer dans les schémas de la terreur tandis qu'eux s'enrichissent de plus en plus sur le dos des populations de la planète qui ne veulent pas et ne peuvent pas remettre en question la politique sécuritaire de leurs gouvernements respectifs.

La démocratie a du plomb dans l'aile. Et ceux qui lui tirent dessus portent les habits d'honneur et de parade devant les nations unies. du monde. Nations ou Corporation Unie des Gangsters du Globe? Quand le cynisme n'a plus de bornes, c'est que déjà le monde marchand domine tous les idéaux du monde. Tunisie, tu as du soucis à te faire. Car même si sur le terrain tu conquiers ta part démocratique, ils s'organiseront et s'arrangeront entre eux pour poser des bombes et amener la terreur islamique afin que Ben Ali ou un autre revienne au pouvoir.

C'est ce qu'on peut comprendre ce soir après avoir lu certaines aberrations politiques extraordinaires. Israël, l'Amérique, l'Iran, les Princes du Golf, et peut-être même nos technocrates européens sont en réalité de mèche contre nous tous, citoyennes et citoyens ordinaires du monde. Merci à l'armée tunisienne qui, unique pouvoir lucide et en faveur du peuple, a décidé de porter secours à son peuple et non à ses dirigeants corrompus s'accrochant au pouvoir.

Un tout petit espoir est permis pour un autre monde. Pour cela, restons unis entre peuples et populations mixtes afin de faire tomber toutes les têtes cyniques et profiteuses de la planète qui ne méritent plus de garder le pouvoir.

17:12 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (7) |

Commentaires

Salam cher frère,

Ton billet fait froid dans le dos! A propos des snipers européens, je reste méfiante car on n'est pas vraiment sûr si cette information est juste. Par contre, je suis convaincue que le clan Ben Ali et sa diabolique épouse ne vont pas laisser les tunisiens jouir de leur liberté. Certains dirigeants arabes non plus d'ailleurs.

Tu as raison de mentionner l'armée tunisienne dont les dirigeants ont été vraiment patriotes. Sans son soutien, il y aurait eu des massacres. ALhamdu lillah que les choses n'ont pas été comme l'aurait souhaité ce dictateur déchu. La Tunisie a donné de l'espoir à tous les opprimés de la terre. Merci aux tunisiens pour ce magnifique cadeau de l'année 2011.

J'ai pensé à la femme de Ben Ali et je me demande si la beauté d'une femme peut être fatale à un homme de pouvoir?? Un homme peut-il perdre à ce point toute raison pour plaire à une femme? Il a eu des relations adultérines avec elle et a quitté sa première épouse pour elle, tout en sachant qu'elle n'était qu'une vulgaire trafiquante!!! On a l'impression que son appareil génital a pris possession de son cerveau! C'est tout simplement fou! Pourrais-tu faire un billet sur ce sujet s'il te plait?

Très bonne soirée

Écrit par : zakia | 19/01/2011

Un billet ! Un billet ! Ouai ! Bonjour le cerveau sur les fesses... Yogi = )

Écrit par : Cristal Gagnante | 20/01/2011

une jolie plume y a pas a dire

Écrit par : pascale | 10/06/2011

Voilà qui risque fort de mettre à mal votre trop grand enthousiasme sur la "Révolution du Jasmin" et "Printemps arabe" noircissant des pages dans votre blog. Attention que l'affaire DSK ne remette de l'ordre dans vos billets que je préfère ne pas lire!

Bonne soirée

"Les révolutions arabes ne sont que des coups d'Etat militaires masqués"

ERIC DENÉCÉ, DIRECTEUR DU CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT
"Les révolutions arabes ne sont que des coups d'Etat militaires masqués"
latribune.fr
De retour d'une mission d'étude en Tunisie, en Egypte et en Libye, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (Cf2R), ancien du renseignement livre une lecture nuancée des événements du début d'année. Sans nier les aspirations des populations, il relativise l'ampleur du changement des équipes dirigeantes. Un prélude à de grandes déceptions.
Copyright Reuters
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Quelle lecture faites-vous du « printemps arabe » ?

Il y a dans ces pays une réelle aspiration à plus de liberté, mais pas nécessairement à plus de démocratie. Par ailleurs, je ne crois pas à la spontanéité de ces « révolutions », qui étaient en préparation depuis plusieurs années. Dès 2007-2008, des conférences organisées sous l'égide d'ONG américaines, comme Freedom House, l'International Republican Institute ou Canvas, et où étaient présents la plupart des blogueurs et des leaders de ces mouvements, ont instillé le germe de la démocratie, créant un contexte favorable aux révolutions. Le processus était le même que celui qui a précédé le démantèlement de l'URSS, la Révolution serbe, la Révolution orange en Ukraine ou encore celle des Roses en Géorgie.

Mais pourquoi ont-elles éclaté en 2011 ?

Des contestations populaires ou étudiantes dans les pays arabes se produisent régulièrement, mais elles sont à chaque fois réprimées par l'armée et la police. Pour la première fois, l'armée s'est désolidarisée de la police, en refusant de réprimer les soulèvements en Tunisie comme en Égypte, et les mouvements ont été observés par la presse internationale. Mais surtout, dans la semaine précédant les événements, les plus hauts représentants des armées de Tunisie comme d'Égypte se sont rendus à Washington, qui assure l'essentiel du financement de l'armée, pour obtenir le feu vert des États-Unis à un renversement des dirigeants. Ils ne supportaient plus la prédation des clans au pouvoir.

Ces révoltes seraient donc des coups d'État militaires prenant le visage de mouvements démocratiques spontanés ? Les manifestants de la place Tahrir n'avaient pourtant pas l'air manipulés ?

En êtes-vous si sûre ? Il est tout de même étonnant que dans ce pays où existent un militantisme islamiste et un net sentiment anti-israélien, aucun slogan anti-israélien ne soit apparu pendant les manifestations. C'est bien l'indice d'une « révolution » sérieusement encadrée. Quant à la « nouvelle équipe » au Caire, elle comprend le chef d'état-major de l'armée ainsi que l'ancien chef du service des renseignements, et s'est immédiatement engagée à respecter les accords internationaux signés, notamment les accords de Camp David auxquels est hostile une large partie de la population.

Et en Tunisie ?

Le ras-le-bol face face à l'avidité du clan Trabelsi était profond et touchait l'ensemble de la population confrontée à des difficultés économiques croissantes jusqu'aux entrepreneurs, dont beaucoup devaient « céder » des parts entières de leur business pour ne pas être inquiétés. C'est pour cela que des manifestations se sont produites dans toutes les villes du pays. La révolte y a été plus populaire et plus profonde qu'en Égypte, où les événements se sont, pour l'essentiel, limités à la place Tahrir. Mais comme au Caire, le nouveau gouvernement de Tunis comprend en majorité des collaborateurs de l'ex-président Ben Ali. Dans les deux cas, tout s'est passé comme si les jeunes générations avaient décidé de « faire sauter le bouchon » qui empêchait leur accès au pouvoir, sans changer fondamentalement le système ou le régime. L'imminence d'un coup d'État militaire était évoquée depuis dix-huit mois en Tunisie. Aussi n'est-il pas approprié de parler de « révolution ». L'Iran, en 1979, et l'URSS, en 1991, ont connu de vraies révolutions. Tout y a changé : les hommes, les institutions, les rapports internes, les relations internationales, etc.

Rien de tel dans les événements récents. Il s'agit d'un renouvellement des classes dirigeantes qui ont, avec l'accord de Washington, organisé des coups d'État « en douceur », en profitant d'une vague de contestation populaire qu'elles ont intelligemment exploitée. Ainsi, leur arrivée aux affaires bénéficie extérieurement d'une grande légitimité et donne le sentiment d'une rupture profonde avec le régime précédent. La situation est en réalité bien différente. D'ailleurs, pour Washington, c'est un « changement dans la continuité » modifiant peu l'équilibre régional, ce qui est étonnant pour des révolutions. Washington encourage et appuie les armées d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient pour qu'elles évoluent vers un rôle « à la turque » : c'est-à-dire qu'elles n'occupent pas le pouvoir - sauf cas de force majeure - mais soient les garantes de la stabilité du pays contre l'islamisme, qu'elles contribuent à la stabilité régionale et qu'elles ne manifestent pas d'hostilité réelle à l'égard d'Israël.

Comment lisez-vous la situation actuelle ?

Beaucoup de problèmes risquent de surgir : dans les deux pays, un fossé inédit est apparu entre l'armée, qui sort grandie des événements, et la police, qui a longtemps assumé la répression des manifestants. Les forces de l'ordre - surtout en Tunisie - en sont sorties profondément désorganisées. On pourrait voir une recrudescence de la criminalité nuisant à l'équilibre intérieur. Enfin, très vite, une partie de la population va réaliser qu'elle a été flouée. D'où de possibles chocs en retour et une reprise des émeutes. Nous en voyons peut-être déjà quelques signes avant-coureurs à travers les manifestations populaires qui semblent reprendre ici et là. Enfin, les islamistes se sont pour l'instant montrés plutôt discrets. Mais jusqu'à quand ?

Propos recueillis par Valérie Segond -

PS: Vous devriez relire mes commentaires.

Écrit par : Patoucha | 10/06/2011

Qui dit plume dit plouf dans l'encre qui badigeonne l'encrier.

Écrit par : Cristal Gagnante | 11/06/2011

Et quand l'encrier se vide la plume se dessèche à chercher l'encre.

Écrit par : Cristal Gagnante | 11/06/2011

Moralité :
La plume est écrite par l'encrier sans encre.

Écrit par : Cristal Gagnante | 11/06/2011

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