20/01/2011

Le batz de Neuchâtel: au secours de la Révolution de Jasmin?

 

La Ville de Neuchâtel va frapper l'ancienne monnaie en vigueur dans la Suisse de jadis (du XVème au XIXème siècle) en l'honneur des fêtes du Millénaire de la Ville qui se dérouleront du 24 avril au 25 septembre 2011..

A cette occasion, pourquoi ne pas mettre à la disposition des caisses de solidarité (des urnes révolutionnaires) dans tous les commerces, restaurants, banques, offices de postes, gares CFF en faveur de la Révolution tunisienne? Chacune et chacun seraient invités à laisser librement et pour la somme qu'ils désirent une partie de leurs batz acquis et déposés dans les urnes de la Révolution tunisienne durant ces 5 mois d'activité du batz neuchâtelois.

Rappelons que le canton de Neuchâtel s'est débarrassé du joug des Prussiens:

Les événements:


La révolution neuchâteloise s'inscrit dans le contexte européen. Le 24 février 1848, à Paris, le roi Louis-Philippe abdiquait et la République était proclamée. Ailleurs en Europe, d'autres soulèvements ont eu lieu, comme à Naples, à Berlin ou Bruxelles. Partout on souhaitait plus de libertés et de responsabilités dans la conduite des affaires de l'Etat avec une participation accrue des citoyens. Informés des événements parisiens, les républicains loclois et chaux-de-fonniers ont hissé le drapeau suisse. Le 29 février, ils se sont regroupés et, le lendemain, ils sont descendus, accompagnés des Neuchâtelois de l'Erguel, au château de Neuchâtel avec l'intention de prendre le pouvoir. Fritz Courvoisier et Ami Girard emmenaient la troupe qui n'a rencontré aucune résistance. Le gouvernement provisoire, présidé par Alexis-Marie Piaget, s'est mis au travail en proclamant la République, en marquant son attachement à la Suisse, en annonçant une constitution.

Les deux tentatives manquées de 1831 ayant servi de leçon, les républicains n'ont pas hésité à mener rapidement leur action: l'ancien Conseil d'Etat est enfermé au château, des comités de surveillance sont nommés dans les communes. Dès le 3 mars, la Confédération a reconnu le nouveau régime, le jour même où le représentant du roi de Prusse quittait Neuchâtel.

Dans le camp républicain, la joie éclatait, on s'embrassait, on acclamait le nouveau régime ; dans le camp royaliste, on se taisait, on attendait le moment de prendre une revanche, car on était lié par serment au roi de Prusse. L'assemblée constituante élue, sans que les royalistes se soient déplacés aux urnes, a établi une constitution. Ce texte a été soumis au vote le 30 avril 1848. Déliés du serment de fidélité au roi, le 5 avril, une partie des royalistes ont pris part au scrutin. Le résultat de la votation a été le suivant: 5 813 oui contre 4 395 non. La République s'est organisée en créant une chambre législative (le Grand Conseil), un exécutif (le Conseil d'Etat), une organisation administrative du territoire en six districts, à la tête desquels se trouvait un préfet. On a édicté des lois dans de nombreux domaines. Les bourgeoisies, formées des membres des anciennes familles du pays, farouchement opposées aux idées républicaines qui les privaient de leurs privilèges, ont tout simplement été dissoutes en 1852.

L'année 1848 a vu naître en outre une nouvelle constitution fédérale pour les 22 cantons suisses. La monnaie est unifiée en Suisse en 1850, ainsi que les poids et mesures (mais le système décimal n'est accepté qu'en 1868 et appliqué dès 1874).

A Neuchâtel, on se doit de mentionner encore la tentative de contre-révolution des royalistes les 3 et 4 septembre 1856. Les combats autour du château de Neuchâtel ont fait huit morts et 25 blessés ; les troupes fédérales sont intervenues pour rétablir le calme.

 


Affiche 1848-1948

 

Texte et image trouvés sur le site « MEMO – Le site de l'Histoire »

 

 

FETES DU MILLENAIRE DE LA VILLE DE NEUCHATEL

 

TOUS SOLIDAIRES AVEC LA REVOLUTION DE JASMIN

 

15:10 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.