21/03/2011

Anticapitalistes de Genève dans l'erreur

 

38 ans de retard. Soit presque autant qu'à durer le règne despotique de Kadhafi. Nous sommes en 1973. Le Président chilien Salvator Allende se suicide, ou est assassiné, dans son bureau après son dernier discours flamboyant pour la défense de son peuple, des ouvriers, de l'égalité des êtres humains devant la loi. Défense magistrale du socialisme par un Président démocrate. Défait par les troupes de Pinochet grâce à l'aide illégitime des Etats-Unis, Allende est trahi par des Chiliens payés grassement pour l'éliminer. Après la mort du Che, la mort d'Allende venait jeter le plus grand doute sur les intentions démocratiques des Américains pour le reste de la planète. Sous pression de la menace nucléaire soviétique, l'Amérique ne voulait pas voir le socialisme, voir le communisme s'installer de plus en plus dans le monde.

Aujourd'hui, l'Union Soviétique n'existe plus. Par contre, toutes les dictatures n'ont pas été éradiquées de la planète Terre. Loin s'en faut. La Chine, en passe de devenir la première puissance économique mondiale du monde, nous est témoin de la dureté actuel du monde. En prenant la défense des gens de Benghazi, de simples citoyens luttant pour leurs droits et un monde libre, les démocrates de la planète, ont entamé leur propre processus de survie face à ceux qui voudraient imposer une Terre où les dictatures rendent les peuples de plus en plus serviles, abandonnés à leur sort, sous-alimentés et précairement équipés, peuples des ghettos et des conditions de vie misérable, acceptant des conditions de travail de plus en plus indécentes. En s'alliant entre elles, les démocraties sont entrées dans un processus d'intérêts des défenses des droits humains partout dans le monde. Nous aurions pu laisser le peuple de Benghazi mourir sous les canons de Kadhafi. Mais alors, Kadhafi serait de fait devenu le leader super-puissant de toutes les dictatures du monde. Le printemps arabe aurait signé son acte de décès, la Révolution de Jasmin serait passée de vie à trépas en deux mois. La seule manière de maintenir l'espoir de liberté dans les coeurs des peuples arabes était un engagement ferme, décidé, résolu.

« Et puis, nous sortirons pour revoir les étoiles » (Dante). Non pas les étoiles qui recouvrent le drapeau américain. Les étoiles du ciel qui nous unissent au cosmos, à la vie, à la soif de liberté et de partage qui animent les coeurs conscients, honnêtes, lumineux.

Que celles et ceux qui condamnent l'intervention des armées libres du monde en Libye, n'oublient jamais qu'ils condamnent leur propre liberté de penser et de conscience.

Dieu aidera, c'est une certitude, les êtres humains qui agissent conformément aux lois morales et contre l'inhumanité des hommes. Les institutions démocratiques sont les piliers du partage du pouvoir entre les communautés humaines. Les dictatures sont le reflet des despotes qui ont pris le rôle d'idoles du peuple, idoles corrompues, profitant de leur trône pour s'enrichir outrageusement, écraser les humbles, les faibles, les rebelles à l'ordre despotique. Nous devrions réfléchir aux rôles que nous accordons aux idoles dans notre société moderne car ce sont bien les idoles qui profitent de l'écrasement des peuples, de la pauvreté, des crises magistrales dans lesquelles nous plongeons à répétition. Pas d'autres idoles que Dieu. Le soumis à Dieu a compris le message et demande à tout être humain de s'enrichir honnêtement, en travaillant dur, en redistribuant ses moyens quand, par le privilège de son travail donné et ses dons, il gagne plus que la moyenne. L'être humain est un être de bonheur et de partage quand il acquiert la certitude d'entreprendre de bonnes actions autour de lui et non en imposant sa loi, la loi du plus fort et du plus pervers.

 

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