14/04/2011

La pauvreté, arme principale des guerres actuelles

 

Les régimes autoritaires ont trouvé un réservoir inépuisable de chair à canon: les déshérités deviennent leur rempart principal pour s'opposer à l'avènement des démocraties. Un comble! La Libye de Kadhafi résiste aux insurgés grâce à tous les mercenaires arrivant par le sud-ouest du pays. Aidé militairement et en hommes par le gouvernement actuel d'Algérie, Kadhafi ne plie pas. Mieux, il entraîne son pays vers une nouvelle dépendance. Les centaines de millions de dollars qui deviennent indispensables à la poursuite de la guerre contre le clan Kadhafi ne seront pas délivrés gratuitement aux Libyens. L'impasse militaire n'envisage en rien une solution politique. Au contraire, le maintien de Kadhafi au pouvoir entraînera l'enlisement et l'instabilité durable de tout le Maghreb.

Nous n'allons vraiment pas vers le mieux. Kadhafi a lui seul remet totalement en cause les bénéfices préliminaires de la révolution de jasmin.

Le départ de Kadhafi, comme préalable à l'avènement d'un processus démocratique en Libye, n'est pas pour demain, au grand dam des démocraties. Nous avons une guerre de retard sur les dictatures, dix de retard sur un monde plus juste, cent de retard pour avoir une chance de nous en sortir collectivement.

Le monde va vers le chaos, inexorablement, dramatiquement. Le pouvoir de l'argent est devenu si puissant et si attrayant que rien ni personne ne pourra plus s'opposer à sa victoire finale sur la sagesse initiale et fondamentale de l'être humain.

Pendant ce temps, en Amérique du Sud, chaque femme issue des milieux pauvres rêve de se promener au bras d'un narco trafiquant afin de s'assurer des lendemains luxueux. Un signal très fort de décadence généralisée. Les études ne comptent plus, seul compte la réussite matérielle. Quand la femme devient encore moins vertueuse que l'homme, une banale prostituée plutôt qu'une splendide amoureuse, c'est forcément la barbarie qui triomphe au bout de la chaîne évolutive de notre humanité.

Aujourd'hui, c'est mon mille et unième billet sur Pachakmac. Je suis très fatigué de chercher encore des arguments encourageant pour l'avènement d'un autre monde. Je l'écris à vous tous,  chères amies lectrices, chers amis lecteurs, ma foi en un changement positif pour notre planète diminue jour après jour, comme l'espoir que les Mille et Une nuits fabuleuses du conte arabe triomphe enfin de la bête humaine masculine et de sa sauvagerie haïssable. Ne pensez pas que je me place au-dessus, dans un autre monde. Je suis exactement au centre du monde et le désespoir qui m'envahit de plus en plus souvent est juste compensé par un peu d'humour et beaucoup d'amour pour celle que j'aime, celle qui est venue du fin fond des âges orientaux pour m'accompagner vers mon futur voyage dans l'au-delà.

 

14:40 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les commentaires sont fermés.