29/04/2011

Envie de...

 

Envie de toi ma muse bien-aimée et absente

musardant sur mon corps fébrile abusant

au-delà de nos désirs les plus interdits,

laissant là aux déchirures de nos corps

nos lambeaux de peau griffés, arrachés,

mordus à nos lèvres meurtrissures

avant ce cri triomphal de notre jungle,

après le crime ultime de notre jouissance

plus violente que la chaleur

du rayonnement solaire.

 

Grillés à vif,

abandonnés au champ de nos batailles

abusées d'éreintantes étreintes subtiles

laminant tes tendres dentelles de rosée,

fustigeant de ta volonté ma splendeur captive,

ton arc-en-ciel électrique subissant les assauts

et le méga big-bang de mon glorieux flâneur furtif

planant trop haut tout près de ton tabernacle

et labourant tes paysages vallonnés

pareil à un allumeur d'incendies

descendu en direct du vertige du ciel

pour brûler ton corps flamboyant

affamé d'eau vive et d'hosties.

 

T'es une superbe traînasse à la crinière dorée

qui lanterne à demeure sur mes lampions en feu;

une bombasse prêt à larguer ta foudre visuelle

sur mes réservoirs d'essences essentielles

à notre incontrôlable amour sacrificiel.

 

T ' es absolument trop loin de moi, Bébé.

Mais ce soir, comme tous les soirs,

depuis Adam et Eve,

tu t'endors entre mes côtes, dans mes bras,

en attendant de valser encore

au son de la chica-chicabanana,

faisant grincer des dents

tous les grincheux de ce monde sinistre.

 

Merveille en attente de Sexodus.

Mont de Vénus abandonné dans cette longue nuit,

entouré de trop nombreux ennemis

prêts à fondre sur ta bastille,

Dieu t'a tirée de ton vertigineux sommeil

et de mes côtes jaillit une vision

féline-féminine sortie de la glaise.

 

La liberté ne s'achètera jamais.

Elle exulte et chante l'hymne

des hommes ayant tout perdu

mais gagné en retour de leurs guerres

des femmes nées sur le sable qui n'oublient pas

le triomphe et l'éternelle jeunesse des romantiques

sur le butin féminin des hommes mécaniques et cyniques.

 

00:48 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2011

Blogueuse et blogueur, sois heureux sans argent!

> ET SOIS HEUREUX!!!!
> > > > > >
> > > > > > AS-TU DU GOÛT POUR TRAVAILLER AUJOURD'HUI ?

> > > > > >
> > > > > DEMAIN?
> > > > > >
> > > > > >
> > > > > > APRÈS DEMAIN?

> > > > > >
> > > > > >
> > > > > > LA SEMAINE PROCHAINE?

> > > > > >
> > > > > >
> > > > > > LE MOIS PROCHAIN?

> > > > > >
> > > > > > Alors de quoi as-tu besoin ?
> > > > > > J'ai juste envie de danser, moi !
> > > > > >
> > > > > >
> > > > > > Et toi...?

> > > > > >
> > > > > >
> > > > > > bonne journée, derrière ton écran!!!>
> > > > > > La vie est courte ! Casse les règles ! Pardonne vite ! Embrasse lentement ! Aime ton prochain et ris beaucoup; Et surtout... ne regrette jamais rien qui t'a fait rire!


Amis blogueuses et blogueurs, ne regrettez jamais rien et profitez bien de votre liberté intellectuelle car si l'argent est roi au pays des menteurs, au pays des blogueurs et blogueuses, c'est la liberté qui est reine. Normalement, mon ami le singe Roco Si Fruit de Nuit devrait secouer la tête pour dire non à la chose du travail. Mais je crois qu'il a décidé de bouder et de faire la grève car son épouse ne peut pas encore venir le rejoindre dans sa maison. S'il travaille, il n'a plus de temps pour elle. S'il ne bosse pas, il n'a plus d'argent pour elle. Et comme au pays de l'économie, on ne badine pas avec les travailleurs en faillite perpétuelle, Roco se demande si son épouse va découvrir les plages riantes de l'Helvétie et s'il ne va pas finir par devenir dingue sur sa planète du nègre. Bonne fin de vacances pascales à tous. Mon boss me demande dans la cuisine. C'est cela la vie d'artiste. Et la plonge, c'est le meilleurs moment pour la bande des quatre cuistots qui trinquent à votre santé en vous souhaitant bon appétit.

 

17:37 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

19/04/2011

Richesses des uns, pauvreté des autres, un mur

 

Dans ce pays où tout paraît si gentil, si consensuel, si honnête et parfait, il y a pourtant une sorte d'apartheid qui est en train de se créer entre la classe aisée, diplômée supérieure, celle qui peut tout se permettre, donc à peu près tout et n'importe quoi en termes de confort, voyages, biens de consommation, et la classe exploitée, largement limitée dans ses accès aux plaisirs et toujours à la limite de la rupture budgétaire, qui non seulement est abusée dans ses légitimes revendications d'aspirer à moins de difficultés financières, grâce à des salaires un peu moins misérables qui leur permettraient de contourner dignement les demandes d'aides sociales, mais surtout d'être reconnus en tant que citoyens et citoyennes à part entière.

Hors, le drame de ce pays est que les riches d'aujourd'hui ne sont plus les riches de hier. Dans les années 1970, la droite patronale était représentée par des personnalités hautement responsables vis-à-vis de la solidarité sociale au sein de la communauté helvétique. Le radicalisme social exerçait son plein pouvoir avec une certaine clairvoyance et une envie de protéger la famille de travailleurs. Aujourd'hui, c'est devenu presque une bêtise et un reproche permanent que de vouloir des enfants, surtout si la structure de la cellule familiale est affaiblie par des revenus modestes d'un ou des deux parents.

Que penser des attaques incessantes de la droite actuelle sur les plus affaiblis de notre communauté? Que penser de personnes millionnaires qui osent afficher un mépris face aux petites gens qui triment durent dans les arrières boutiques du territoire pour assurer la bonne marche du tourisme et de la vente dans les très nombreuses surfaces commerciales? Car se sont essentiellement dans ses branches-là qu'aujourd'hui le personnel est exploité honteusement afin de permettre à l'industrie du tourisme, de l'agro-alimentaire et du textile de maintenir des prix attrayant pour les consommateurs qui, comme par hasard, se retrouvent souvent être des gens fortunés se permettant de dépenser à tout va pour leurs loisirs, leurs conforts, et leurs vacances.

Hors ces mêmes personnes crachent aujourd'hui volontiers aux visages de celles et ceux qui les servent. Si j'étais le boss d'un puissant syndicat, le 15 mai prochain, je demanderais à tous les travailleurs et travailleuses des branches citées ci-dessus de débrayer pour le week-end et de déambuler dans les villes de Suisse avec ce T-shirt portant, par exemple, ces slogans:

 

Qui aime vous servir

mérite-t-il votre mépris?

 

Journée des gentils organisateurs

de vos plaisirs.

Nous n'avons plus rien à vous offrir.

Mais les syndicats ronronnent à côté des cheminées patronales. Ils revendiquent usine par usine, commerce par commerce, quand un patron ferme boutique ou quand des permis de travail valables ne sont pas au rendez-vous. Lutte inutile et bien faiblarde. Ce qu'il faut, c'est enfin un gros buzz pour dire aux riches que sans nous, les petites mains, ils ne sont rien du tout et que leurs chambres d'hôtel, leurs vitrines préférées, leurs repas gastronomiques ou de bord de plage n'existeraient même pas dans leurs rêves sans nous, leurs faiseurs et réalisateurs de rêves et de bien-être corporel, émotionnel, spirituel.

Les riches, ils ont de la chance que je reste un citoyen très discret. Parce que sinon, la Révolution de Jasmin passerait par la Suisse. A lire Victor Hugo, on le sait déjà, les Misérables sont de toutes les époques, alors que les paysages alpins, eux, restent presque immuables et sereins devant la bêtise humaine. Extrait d'une page hugolienne alors que l'écrivain se promène en Suisse, au Righi, accompagné de sa maîtresse, Juliette Drouet:

La montée : source, chapelle et ravin
«Je me suis écarté de la route, et au milieu de quelques grosses roches éboulées j'ai trouvé la petite source claire et joyeuse qui a fait éclore là, à deux mille pieds au-dessus du sol, d'abord une chapelle, puis une maison de santé. C'est la marche ordinaire des choses dans ce pays que ses grandes montagnes rendent religieux ; d'abord l'âme, ensuite le corps. La source tombe d'une fente de rochers en longs filandres de cristal, j'ai détaché de son clou rouillé la vieille écuelle de fer des pèlerins, et j'ai bu de cette eau excellente, puis je suis entré dans la chapelle qui touche la source.

Un autel encombré d'un luxe catholique assez délabré, une madone, force fleurs fanées, force vases dédorés, une collection d'ex-voto où il y a de tout, des jambes de cire, des mains de fer-blanc, des tableaux-enseignes figurant des naufrages sur le lac, des effigies d'enfants accordés ou sauvés, des carcans de galériens avec leurs chaînes, et jusqu'à des bandages herniaires ; voilà l'intérieur de la chapelle.

Rien ne me pressait ; j'ai fait une promenade aux environs de la source, pendant que mon guide se reposait et buvait quelque kirsch dans la maison. Le soleil avait reparu. Un bruit vague de grelots m'attirait. Je suis arrivé ainsi au bord d'un ravin très encaissé. Quelques chèvres y broutaient sur l'escarpement, pendues aux broussailles. J'y suis descendu, un peu à quatre pattes comme elles.

Là, tout était petit et charmant ; le gazon était fin et doux ; de belles fleurs bleues à long corsage se mettaient aux fenêtres à travers les ronces, et semblaient admirer une jolie araignée jaune et noire qui exécutait des voltiges, comme un saltimbanque, sur un fil imperceptible tendu d'une broussaille à l'autre.

Le ravin paraissait fermé comme une chambre. Après avoir regardé l'araignée, comme faisaient les fleurs (ce qui a paru la flatter, soit dit en passant, car elle a été admirable d'audace et d'agilité tant qu'elle m'a vu là), j'ai avisé un couloir étroit à l'extrémité du ravin, et, ce couloir franchi, la scène a brusquement changé.

Le spectacle et son spectateur
J'étais sur une étroite esplanade de roche et de gazon accrochée comme un balcon au mur démesuré du Righi. J'avais devant moi dans tout leur développement, le Bürgen, le Buochserhorn et le Pilate ; sous moi, à une profondeur immense, le lac de Lucerne, morcelé par les nases et les golfes, où se miraient ses faces de géants comme dans un miroir cassé.

Au-dessus du Pilate, au fond de l'horizon, resplendissaient vingt cimes de neige ; l'ombre et la verdure recouvrèrent les muscles puissants des collines, le soleil faisait saillir l'oncologie colossale des Alpes ; les granites ridés se plissaient dans les lointains comme des fronts soucieux ; les rayons pleuvant des nuées donnaient un aspect ravissant à ces belles vallées que remplissent à certaines heures les bruits effrayants de la montagne ; deux ou trois barques microscopiques couraient sur le lac, traînant après elles un grand sillage ouvert comme une queue d'argent ; je voyais les toits des villages avec leurs fumées qui montent et les rochers avec leurs cascades pareilles à des fumées qui tombent.

C'était un ensemble prodigieux de choses harmonieuses et magnifiques pleines de grandeur de Dieu. Je me suis retourné, me demandant à quel être supérieur et choisi la nature servait ce merveilleux festin de montagnes, de nuages et de soleil, et cherchant un témoin sublime à ce sublime paysage. Il y avait un témoin en effet, un seul, car du reste l'esplanade était sauvage, abrupte et déserte.

Je n'oublierai cela de ma vie. Dans une anfractuosité du rocher, assis les jambes pendantes sur une grosse pierre, un idiot, un goitreux, à corps grêle et à face énorme, riait d'un rire stupide, le visage en plein soleil, et regardait au hasard devant lui.

O abîme ! les Alpes étaient le spectacle, le spectateur était un crétin».

Si quelques patrons humanistes comprennent la symbolique de cette belle page, ils se rendront compte, assurément, qui fait le spectacle en ces lieux et qui est le crétin de spectateur qui en demande toujours plus aux artistes aux petites mains. Quant aux autres grosssiers et arrivistes personnages qui trustent les dépenses excessives en méprisant tous les travailleuses et travailleurs qui les servent, que la montagne gronde du tonnerre de Dieu pour les obliger à un retour vers plus d'humilité et de reconnaissance. Inch'Allah.

Le 15 mai, une pensée pour ce billet qui est aussi un billet d'un gentil révolté contre sa propre condition sociale. Salaud de pauvre!

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14/04/2011

La pauvreté, arme principale des guerres actuelles

 

Les régimes autoritaires ont trouvé un réservoir inépuisable de chair à canon: les déshérités deviennent leur rempart principal pour s'opposer à l'avènement des démocraties. Un comble! La Libye de Kadhafi résiste aux insurgés grâce à tous les mercenaires arrivant par le sud-ouest du pays. Aidé militairement et en hommes par le gouvernement actuel d'Algérie, Kadhafi ne plie pas. Mieux, il entraîne son pays vers une nouvelle dépendance. Les centaines de millions de dollars qui deviennent indispensables à la poursuite de la guerre contre le clan Kadhafi ne seront pas délivrés gratuitement aux Libyens. L'impasse militaire n'envisage en rien une solution politique. Au contraire, le maintien de Kadhafi au pouvoir entraînera l'enlisement et l'instabilité durable de tout le Maghreb.

Nous n'allons vraiment pas vers le mieux. Kadhafi a lui seul remet totalement en cause les bénéfices préliminaires de la révolution de jasmin.

Le départ de Kadhafi, comme préalable à l'avènement d'un processus démocratique en Libye, n'est pas pour demain, au grand dam des démocraties. Nous avons une guerre de retard sur les dictatures, dix de retard sur un monde plus juste, cent de retard pour avoir une chance de nous en sortir collectivement.

Le monde va vers le chaos, inexorablement, dramatiquement. Le pouvoir de l'argent est devenu si puissant et si attrayant que rien ni personne ne pourra plus s'opposer à sa victoire finale sur la sagesse initiale et fondamentale de l'être humain.

Pendant ce temps, en Amérique du Sud, chaque femme issue des milieux pauvres rêve de se promener au bras d'un narco trafiquant afin de s'assurer des lendemains luxueux. Un signal très fort de décadence généralisée. Les études ne comptent plus, seul compte la réussite matérielle. Quand la femme devient encore moins vertueuse que l'homme, une banale prostituée plutôt qu'une splendide amoureuse, c'est forcément la barbarie qui triomphe au bout de la chaîne évolutive de notre humanité.

Aujourd'hui, c'est mon mille et unième billet sur Pachakmac. Je suis très fatigué de chercher encore des arguments encourageant pour l'avènement d'un autre monde. Je l'écris à vous tous,  chères amies lectrices, chers amis lecteurs, ma foi en un changement positif pour notre planète diminue jour après jour, comme l'espoir que les Mille et Une nuits fabuleuses du conte arabe triomphe enfin de la bête humaine masculine et de sa sauvagerie haïssable. Ne pensez pas que je me place au-dessus, dans un autre monde. Je suis exactement au centre du monde et le désespoir qui m'envahit de plus en plus souvent est juste compensé par un peu d'humour et beaucoup d'amour pour celle que j'aime, celle qui est venue du fin fond des âges orientaux pour m'accompagner vers mon futur voyage dans l'au-delà.

 

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12/04/2011

Place au rire plutôt qu'à la guerre

 

Pendant que le clan Kadhafi et sa suite de gangsters, tel le vendeur syrien de salades pas chères, et celui iranien de ninjas atomiques, accompagnés du gratin composé de quelques hautes personnalités mondialement reconnues pour leur pratiques amoureuses tout-à-fait sympathiques avec les droits des peuples à vivre en démocratie, votre idéaliste de service, il en faut aussi par les temps qui courent, n'avaient qu'une seule idée en tête: prendre pour épouse celle qu'il aime. C'est fait, et bien fait. Reste à faire le plus dur: tenir nos engagements et avancer dans notre projet de vie. Inch'Allah.

Une vidéo qui accompagne mon retour aux choses sérieuses. Trop médisants s'abstenir. La place de présidente était à prendre dans mon coeur. Elle a osé...malgré la dèche. Alors chapeau Jazzmine. Bienvenue chez moi...quand le temps et l'argent le permettront.

 

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