19/06/2011

Sed non satiata (Charles Baudelaire et Cie)

 

 

 

Bizarre déité, brune comme les nuits,
Au parfum mélangé de musc et de havane,
Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,

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Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;
Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

 

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Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
Ô démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ;
Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,

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Hélas ! Et je ne puis, mégère libertine,
Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !

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Renversante et bouleversante

Aurore d'amour jaillie du ciel;

nymphe incandescente

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à l'azur démentiel,

l'horizon de nos nuits insolentes

puise le vertigineux élixir

de nos séductions affolantes.

 

De trop de temps perdu, de toi je m'impatientais à mourir.

 

 

17:12 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Mm... Bien.
Cela veut dire que l'homme est vulnérable malgré lui et qu'il craint sa force d'être faible.
Bravo))) mon expert!

Écrit par : Cristal Gagnante | 19/06/2011

Montrer notre "force d'être faible" = liberté des chances d'être égaux en fraternité!

Écrit par : Cristal Gagnante | 19/06/2011

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